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Méditation hebdomadaire de frère Alois

Regarder vers la joie et la paix du Christ ressuscité

Jeudi 21 juillet 2011

Chaque semaine de l’été, il y a parmi nous des jeunes orthodoxes. Nous sommes reconnaissants de leur présence. Les chrétiens occidentaux ont besoin de s’ouvrir davantage aux trésors des Églises orientales.

Mardi passé, les chrétiens orthodoxes célébraient une fête importante : la fête de Saint Élie. Ce grand prophète a vécu huit siècles avant le Christ. Plusieurs histoires d’Elie nous sont transmises dans la Bible. Il y en a une qui nous parle particulièrement.

Dans un moment où sa vie est en danger, Elie prend la fuite. Le découragement le ronge. Il cherche un signe de la présence de Dieu. Il se cache dans une grotte et attend. Il y a alors un ouragan, mais Dieu n’est pas dans la tempête. Puis un feu, mais Dieu n’est pas dans le feu.

Finalement passe une brise légère. Et Elie comprend que Dieu le visite dans cette brise légère. Il se voile le visage et se prosterne à terre. Cette visite de Dieu n’écarte pas le danger d’un moment à l’autre, mais Elie saisit que Dieu ne l’abandonne pas.

Le prophète Elie nous fait comprendre que Dieu ne vient pas à travers des manifestations de force et de violence. A nous aussi de nous ouvrir, avec une grande sensibilité, pour reconnaître les signes bien souvent cachés de la présence de Dieu dans notre vie.

Pour nous, ces jours, un des signes de la présence de Dieu est que nous soyons rassemblés de tant d’horizons différents. Une jeune d’un groupe venu de la région de Bethléem a dit : « Nous sommes tellement nombreux et si différents les uns des autres, et pourtant nous sommes une seule famille. »
Ce qui nous réunit ce n’est pas une idée, ou un idéal ou un projet, mais c’est quelqu’un : le Christ ressuscité. Frère Roger disait parfois : si le Christ n’était pas ressuscité nous ne serions pas ici.

Je viens de parler du groupe de la région de Bethléem qui vit dans le territoire palestinien. Il y a aussi ici un groupe de jeunes chrétiens arabes qui vivent à Nazareth. Je voudrais dire aux uns et aux autres que nous prions pour eux, pour que les habitants de cette partie du monde puissent vivre dans la justice et dans la paix.

Un de ces jeunes chrétiens arabes m’a dit cette semaine : « La paix commence en nous-mêmes ». C’est tellement vrai. La première parole que Jésus dit à ses disciples après sa résurrection c’est justement : « La paix soit avec vous. »

Les disciples de Jésus avaient grand besoin de cette paix du cœur. En effet, en le suivant, ils avaient mis tout leur espoir en lui. Mais lui s’était montré tellement autre que ce qu’ils attendaient. Jésus n’avait pas été un messie venu avec la puissance de ce monde. Et eux n’avaient pas compris que le messie allait venir tout humblement, comme l’avaient annoncé les prophètes Elie et Isaïe.

Les disciples ne pouvaient pas supporter que Jésus soit un messie pauvre. Ils espéraient peut-être qu’il changerait les conditions sociales ou politiques du moment, ils ne comprenaient pas qu’il était venu d’abord arracher le mal à sa racine.

Le pouvoir du mal c’est de tuer, de donner la mort. Mais, en acceptant la mort violente, en donnant sa vie sur la croix, Jésus n’a pas été vaincu par le mal. Pourquoi ? C’est qu’il a aimé jusqu’au bout, même ceux qui le persécutaient. Il a porté l’amour de Dieu là où il n’y avait que de la haine.

Et Dieu l’a ressuscité. Nous pouvons, nous devrions imaginer la joie de Jésus quand, une fois ressuscité, il se montre à Marie-Madeleine et à ses disciples. A Pâques, et même chaque dimanche, jour de la Résurrection, nous chantons cette joie.

Un ancien chant de Pâques met ces paroles dans la bouche de Jésus : « Je suis ressuscité, alléluia, de nouveau me voici près de toi. » Oui, même si sa présence de Ressuscité est invisible, elle est réelle, dans nos jours et dans nos nuits.

La paix et la joie ! Parfois nous souffrons qu’elles semblent très loin de nous. Que faire dans ces moments de sécheresse ou de découragement ? Je me dis ces jours : Est-ce que nous ne pourrions pas regarder vers la joie et la paix du Christ ressuscité ? Il a vaincu la mort et la haine.

En regardant vers lui, déjà nous approchons de sa joie et de sa paix. Nous pouvons les regarder « comme une lampe qui brille dans un lieu obscur jusqu’à ce que le jour commence à poindre et que l’astre du matin se lève dans notre cœur ».

Alors, même au cœur de tensions et de difficultés, nous apprendrons à transmettre et la paix et la joie. Elles ne viennent pas de nous-mêmes, le Christ nous les donne à chaque moment.


Deux enfants :

Il y a des fleurs pour les jeunes du Chili, Argentine, Brésil, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Porto Rico, République Dominicaine, Haïti, Mexique, États-Unis et Canada.
 
Pour ceux de Russie, Finlande, Estonie, Lettonie, Danemark, Suède, Norvège.
 
Pour ceux de Biélorussie, Lituanie, Pologne, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne et Irlande.
 
Pour ceux d’Ukraine, Slovaquie, Hongrie, Autriche, Tchéquie, Slovénie, Suisse et France.
 
Pour ceux de Roumanie, Serbie, Croatie, Italie, Espagne et Portugal.
 
Pour ceux de Nouvelle-Zélande et d’Australie.
 
Pour ceux d’Afrique du Sud, Zambie, Tanzanie, Kenya, Ruanda, Tchad, Nigeria, Bénin, Togo, Burkina Faso, Guinée Bissau et Égypte.
 
Pour ceux de Corée, Chine, Hong Kong, Cambodge, Vietnam, Myanmar, Indonésie, Malaisie, Inde, Bangladesh, Kazakhstan, Iran et Liban.
 
Pour le groupe de Nazareth et pour le groupe de Palestiniens de la région de Bethléem.
Dernière mise à jour : 21 juillet 2011