Suisse

Impressions - Experiences

Au mois de novembre, des frères de la communauté et un jeune bénévole ont voyagé en Suisse pour être avec celles et ceux qui se sont mis en route pour prier ensemble.

Certaines de ces prières étaient en lien direct avec la rencontre de Genève, notamment celles de Lausanne et de Genève.

A Genève par exemple, plusieurs activités ont été proposées tout au long de l’après-midi : des carrefours et une introduction biblique, précédés par une prière de midi au temple de la Fusterie. Dans cette église avaient lieu les prières de midi pendant la préparation de la rencontre européenne l’an passé. Aujourd’hui encore, les prières continuent à rassembler des gens de différentes Églises chaque mercredi à midi.

Lors de la prière du soir dans la cathédrale de Genève, fr. Alois disait : « Si nous préparons cette année la rencontre européenne à Bruxelles, tout ce que nous avons vécu l’an dernier à Genève et dans la région continue à habiter nos cœurs. Nous n’oublions pas la générosité avec laquelle vous avez ouvert les portes de vos paroisses et de vos maisons aux jeunes européens. Alors il était important qu’il y ait à nouveau à Genève en cette fin d’année une étape du « pèlerinage de confiance sur la terre. »

Michael, un bénévole de l’Allemagne qui a accompagné un des frères écrit : « Cette visite a été marquée pour moi par l’incertitude. Nous ne connaissions pas les endroits ou nous devions nous rendre. Nous ne savions pas quel accueil nous allions recevoir. Mais quelle surprise de découvrir que nos attentes ont été souvent dépassées ! »

Fabienne d’Aarau écrit : « La prière aurait dû commencer à 19 heures. Mais jusqu’à 18 h 45 il n’y avait personne. Nous étions tous très nerveux. Mais tout à coup est arrivé un groupe de religieuses. Je me suis dit : « … au moins six personnes… » Le reste du temps, j’ai attendu devant l’église. Juste quelques minutes avant le début de la prière, j’ai vu des gens arriver. Ils venaient de tous les côtés, et à la fin nous étions une quarantaine, rassemblés dans l’église pour une belle prière. »

Un frère écrit : « Pour moi, la visite a été marquée par la présence des adolescents. En venant d’Asie, j’avais l’impression qu’il y avait peu de jeunes dans les paroisses. Mais après cette visite, il faut que je regarde la situation un peu autrement. À Langenbruck par exemple, la prière était préparée par les jeunes de 15-16 ans qui avaient visité Taizé il y a un mois. Après avoir vécu un séjour ensemble à Taizé, ils nous ont invités à venir chez eux pour partager un moment de prière et d’échanges avec eux dans une petite église de la paroisse. Pour eux cette prière est comme un point de ressourcement dans leur pèlerinage spirituel. Ils l’avaient commencée il y a trois ans. La prière régulière s’y déroule tous les mois. Ils ont invité également des jeunes des paroisses voisines. Une violoniste et un organiste ont accompagné la prière et l’ont rendue accueillante et habitée. On voyait bien que cette visite était attendue et vue comme un encouragement de la part des frères. Il me semblait que la petite église était trop petite pour les quelque 150 personnes qui participaient à cette soirée de prière et d’échanges. Là-bas, la présence des adolescents a donné un élan irremplaçable dans la vie de la paroisse, surtout par leur spontanéité et leur curiosité au sujet de la foi et de l’Église. »

S’il est vrai que les adolescents ont été nombreux à venir, ce qui était aussi frappant, c’était de voir partout à quel point une prière simple avec peu de paroles, des chants, un moment de silence, peut rassembler des gens de différentes générations et d’horizons divers.

Lors de prière dans le Grossmünster de Zürich, un enfant tournait pendant presque toute la prière autour l’icône de la croix, malgré l’insistance du service d’ordre (des gardes suisses à la retraite !). Quelle belle image au début de l’Avent !

L’aspect œcuménique des prières a été fortement ressenti à Coire et à St Gall. A St Gall, la prière a eu lieu sous l’impulsion des responsables des différentes Églises. Tous les deux ans « Une nuit des lumières » a lieu dans la splendide cathédrale de St Gall. L’avant- dernière fois, l’église n’était pas assez grande pour accueillir tout le monde. Raison pour laquelle les organisateurs avaient préparé en plus l’église protestante proche de la cathédrale. L’évêque catholique a reçu les fidèles dans le temple et le Président de la Fédération protestante a prié dans la cathédrale catholique. Ainsi deux prières ont eu lieu en même temps. Au moment de la prière autour de la croix, celle-ci a été apportée en procession à travers la neige depuis l’église protestante dans la cathédrale, accompagnée par l’évêque.

Hans Ruedi Vetsch, pasteur de Frauenfeld, écrit au sujet de l’aspect œcuménique des prières : « J’ai été touché de voir la diversité parmi ceux qui se sont engagés pour préparer la prière. Il y avait des jeunes et des adultes. Des gens des diverses communautés chrétiennes de Frauenfeld : des catholiques, des protestants et des évangéliques. Tous ont été contents de faire quelque chose ensemble. »

Et Roger Mburente de Neuchâtel : « Avec la prière mensuelle de réconciliation, ouverte à tous les chrétiens du canton de Neuchâtel, un nouveau pas vient d’être franchi : alors que les échanges étaient jusqu’à maintenant locaux, voilà qu’il est possible de se retrouver, au niveau de tout le canton, dans la paix et la prière, avec le souci de marquer ce qui nous unit. »

Les prières n’ont pas toujours eu lieu dans des églises. A Winterthur il existe une église pour les jeunes qui s’appelle « Fabrikkirche ». Bien que l’endroit soit difficilement accessible, beaucoup en ont trouvé le chemin guidés par des petits luminaires.

A Yverdon-les Bains la prière était organisée dans le Centre d’Animation de la Jeunesse Œcuménique (Cajo). Dans la salle même où les activités ont lieu habituellement, les jeunes avaient préparé un coin pour la prière : l’icône de l’amitié, des bougies et une plante. La prière s’y est déroulée tout naturellement.

L’année passée, pour la rencontre européenne, les jeunes du Centre avaient aidé pour l’accueil des jeunes à Yverdon. Depuis, ils ont laissé leur porte ouverte pour donner des cours de français à des personnes d’origine étrangère.

Dernière mise à jour : 13 décembre 2008