confrontés à de nombreux défis
Le pèlerinage de confiance sur la terre cette année à Bruxelles m’a apporté beaucoup. Cela a commencé en Serbie même, avec la préparation du groupe des bénévoles, arrivés deux jours à l’avance pour aider, ce qui était l’occasion de faire connaissance avec d’autres jeunes. Arrivés à Bruxelles, nous étions confrontés à de nombreux défis, mais j’étais si heureuse quand il était possible de les surmonter. … « Ma » famille belge était merveilleuse, et je suis restée en contact avec elle après la rencontre. L’équipe de préparation de ma paroisse s’est engagée à fond pour que tout se passe bien … Dans les groupes de partage, j’ai rencontré des personnes merveilleuses. Et finalement j’aimerais ajouter que ce sont surtout les prières au Heysel qui m’ont laissé l’impression la plus profonde, et avant tout la prière autour de la croix, car elle est pour moi personnellement le contact le plus intime et le plus proche avec le Dieu aimé. Andrea, Subotica, Serbie
« papa arrivera avec 8 Polonais »
Le 29 décembre : enfin le jour de l’accueil… tout est prêt pour accueillir nos invités. Papa part à Louvain pour se mettre au courant. Maman et les enfants préparent déjà le repas du midi. A une heure, l’aventure commence : papa prévient qu’il arrivera avec 8 Polonais. Nous réchauffons le repas. Un peu plus tard, ils arrivent : 6 garçons et 2 filles. Nous essayons de parler anglais, mais leur premier désir n’est pas de parler : « a shower ! ». Nous leur montrons la salle de bain et les chambres et les invitons à manger quelque chose. Une demi-heure plus tard, nous nous trouvons tous autour de la table : nous et Matteus, Tomas, Olla, Ulla, Pieter, Conrad, Robert et Sebastian (pour les enfants, nous avons adapté les noms au flamand). Nous apprenons leurs noms et apprenons qu’ils viennent tous de la même ville. Comme ils sont très fatigués, ils se reposent un moment puis à 18h00, ils partent ensemble avec Papa à Bruxelles. Hilde et Wim, Kaat (9 ans), Nele (8 ans) et Kwinten (6 ans), St Pieters, Leuven, Belgique
chacun reçut différentes responsabilités
Le soleil se leva sur les hauteurs de Bruxelles à notre arrivée. L’accueil en fut d’autant plus agréable. Chacun reçut différentes responsabilités, Pour ma part je devais être animateur de groupe dans ma paroisse d’accueil. Puis nous avons pris la direction de la paroisse qui allait nous accueillir pendant toute la durée du séjour. Il s’agissait de la paroisse de Lede qui se trouve à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Bruxelles. A notre arrivée à Lede, nous avons reçu un accueil particulièrement chaleureux grâce aux nombreux paroissiens qui nous ont attendu sur le quai de la gare. Nous avons eu l’impression que tous s’étaient investis pour que nous puissions passer un bon séjour. Puis les organisateurs nous ont réparti dans les différentes familles. Pour ma part, avec six autres garçons, nous avons logé dans un couvent appartenant à des sœurs hospitalières. Les religieuses ont fait preuve d’une hospitalité exemplaire en veillant toujours à ce qu’on ne manque de rien pendant ces cinq jours et ont même décidé de changer les horaires de leur prière du matin pour prendre le petit déjeuner avec nous. Fred, France
j’ai participé à la décoration des halls
A Berchem on a réussi à trouver de la place pour 175 jeunes. C’était une belle et bienfaisante période de préparation avec des moments forts, terminée par une réunion pour les familles d’accueil. J’étais aussi quelquefois à l’église Saint-Nicholas, pour y prier et pour y trouver de la nourriture spirituelle à travers la préparation. Pendant la rencontre j’étais à plein temps au Heysel, où pendant deux semaines j’ai apporté ma contribution à la réussite de la rencontre. Comme les fois précédentes j’ai participé à la décoration des halls animée par des frères. Ce furent des journées longues et exigeantes mais pour un si bon résultat !. Nous avons pu prier pour que les politiciens et responsables sociaux trouvent le courage de s’attaquer aux problèmes des gens. Johan, Berchem
dans l’équipe circulation
Le mieux, c’était l’accueil, jamais dans ma vie je n’ai vu autant de monde dans un même lieu. Je travaillais dans l’équipe circulation, et bien que j’aie été sur pieds, dehors dans le froid, de six heures du matin à une heure de l’après-midi, c’était fantastique ! Je me sentais utile, j’aidais ceux qui avaient de gros bagages, je leur indiquais où il fallait aller, à qui se présenter. Le mieux, c’était la gentillesse de gens inconnus, qui m’apportaient du thé pour que je me réchauffe un peu. Daniel, Novi Sad, Serbie
Dieu nous prend tels que nous sommes
C’est la première rencontre au cours de laquelle je n’ai pas pris connaissance de la Lettre de Taizé. Habituellement, on prend le temps pendant les petits groupes mais cette année nous avons surtout répondu aux questions. Je voulais être partout, participer aux prières, passer du temps avec mes amis… et ce n’est qu’à la maison que j’ai pu prendre connaissance de la Lettre du Kenya. J’ai été profondément touchée par cette lecture, d’autant plus que cette année j’ai souvent pensé à ma perception de Dieu, qui dépasse notre compréhension. Donc les mots de frère Alois m’ont parlé beaucoup, lorsqu’il évoque le fait que Dieu nous prend tels que nous sommes, tout en nous appelant à nous dépasser. Merci pour cette rencontre et pour tout cet amour que nous avons reçu à Bruxelles ! Lena, Russia
silence, recueillement, intériorité
Ce qui m’a particulièrement touché c’est la ferveur qui animait le groupe de 250 jeunes que nous accueillions. Silence, recueillement, intériorité… étaient vécus de manière intense par tous ces jeunes. J’ai vraiment senti ce que prier signifie concrètement. De plus, voir tous ces jeunes ayant parcouru des milliers de kilomètres et rassemblés pour apprendre à mieux connaître ce Dieu d’amour et partager avec d’autres jeunes issus de tous horizons m’a procuré énormément d’enthousiasme et d’espérance. En effet, être jeune dans l’Eglise belge actuelle est parfois bien difficile, on se sent seul, un peu marginal. Peu de convivialité, de moments d’échange,… difficile de vraiment prier. Mais entendre le dynamisme et l’optimisme des groupes de jeunes chrétiens en Roumanie, en Pologne, en Lituanie… fut pour moi très encourageant. Sans oublier tous ces liens d’amitié créés aussi bien au sein de l’équipe de préparation qu’avec les familles,… tout cela fut très enrichissant ! Bref une semaine qui restera gravée dans ma mémoire et mon cœur… et qui, j’espère, trouvera un prolongement afin que cet enthousiasme perdure ! Hélène, Enghien
une simple prière de gratitude
Accueillir chez nous a été un cadeau. Pour beaucoup, et c’est mon cas, cela a été un plaisir de pouvoir aider des jeunes à vivre ce que j’avais moi-même vécu voici vingt ans à Budapest ou à Vienne. Nous avons reçu à la maison trois séminaristes de Madrid : Alberto, Miguel et Toño. Ce qui m’a le plus touchée, c’est leur amour fraternel, l’attention qu’ils avaient les uns pour les autres et pour nous, dans tous les détails quotidiens. Et leur joie. Nous avons beaucoup parlé, ri ensemble, et peu dormi. Ma fille aînée, Almudena, âgée de cinq ans, a participé seulement à deux des prières. Mais le jour du départ des pèlerins, avant de dormir je lui ai demandé : “Pour quoi veux-tu que nous rendions grâces à Jesus aujourd’hui ?” Elle a répondu avec conviction : “Pour les amis de Taizé qui sont venus ici.” Je crois que sa simple prière de gratitude exprime ce que ressentent les milliers d’habitants de Bruxelles, belges ou non, qui ont vécu la grâce que la rencontre a amenée à nos maisons, à nos groupes et à nos paroisses. Mari Sol, Espagnole qui vit à Bruxelles.
réaliser un partage des dons dans le respect de la diversité
Le fait que 40 000 jeunes de toute l’Europe se rassemblent à Bruxelles semble bien raviver l’intuition et l’enthousiasme du début de la construction européenne, en concrétisant la réconciliation entre les peuples par la mise en commun de leurs ressources et de leurs spécificités … L’Europe n’implique pas d’abandonner les spécificités de chaque peuple ou de chaque région, mais de réaliser un partage des dons dans le respect de la diversité. Taizé est un très beau moyen de préserver cette humanité. La rencontre de plusieurs cultures permet de mieux les comprendre pour être plus unis tout en s’inspirant des habitudes de chaque pays : le rire et la gaieté des Slovènes, les bras ouverts des Portugais, la chaleur des Italiens… Jean, Saint-Pie X Ottignies
je remercie Dieu d’avoir dit « oui » à ma vie
C’est la prière qui compte le plus pour moi. Je remercie Dieu d’avoir dit « oui » à ma vie et de m’avoir acceptée telle que je suis. La simplicité de la rencontre, les chants, le silence et les réflexions m’aident maintenant. Dans le quotidien aussi, je voudrais entendre et dire ce « oui » qui n’est lié à aucune condition. Ici, à la maison je pose de nouveau les questions que j’ai gardées de la rencontre et j’essaye de trouver des réponses et de les mettre en pratique. Klaudia, Hongrie
je suis sûr : je crois
En allant à la réunion pour aider lors de la rencontre de Bruxelles, je me suis dit :« Si je n’aide pas, je ne ferai jamais l’effort de venir ». Lorsque l’on m’a proposé de faire la coordination des chauffeurs, la première chose qui m’est venue à l’esprit fut de penser « Dans quoi est-ce que je me suis embarqué ? ». Aujourd’hui, je me dis qu’il s’agit de la meilleure chose qui me soit arrivée ces dernières années. Depuis longtemps, le doute sur ma foi s’était bien installé et je préférais ne pas me poser de questions à ce sujet, cela simplifie la vie. Mais il y a environ six mois, j’ai décidé de m’obliger à me donner rendez vous avec l’espérance, avec ma foi, avec Dieu. Et le soir du 1er, je suis rempli d’une joie intense … Pour la première fois, je suis sûr : je crois. Je ne vois plus que son amour et tout le reste me semble futile… Et j’ai envie de crier cet amour au monde entier, tout en comprenant que vivre dans la foi est exigeant et suscite en moi bien des questions. Simon, Ceroux
un cœur en or
Notre « famille » : des gens avec un cœur en or qui ont tout fait pour nous … Mirza un jeune de la Bosnie, Musulman pratiquant, venu avec son amie catholique … il a grandi pendant la guerre et avec la conscience qu’on a déjà appris aux enfants à haïr les autres … Du soleil, un ciel bleu, les températures en dessous du zéro, écharpe, bonnet, deux paires de chaussettes, des gants, une fontaine gelée où des jeunes font du patinage … Tout est tellement beau ! Les chants, la lumière, prier au ras du sol. Silence. Faire la connaissance de gens qui, pourtant pas riches, s’engagent pour les autres et apportent une joie autour d’eux, surtout les jeunes venus des Philippines. Des milliers de jeunes dans un hall tout silencieux … le cardinal Danneels avec sa voix merveilleuse et la reine Fabiola, tenant la main de frère Alois et levant sa canne pour saluer tous les jeunes réunis dans le hall. La plus belle rencontre de Nouvel An que j’ai vécue. Tine, Berlin
Dieu nous parle dans le silence
Dans notre petit groupe on a parlé entre autres de nos joies, de nos difficultés et de nos limites. Devant une question évoquant le vide intérieur dans notre vie, on a cherché comment le vivre positivement. Un jeune Portugais a dit que pour lui l’Avent est un temps pour se vider de tous les bruits superflus en se retirant des lumières éblouissantes et des bruits du marché de Noël pour accueillir le Rédempteur. Dieu ne nous parle pas en faisant des bruits mais dans le silence. Pour l’entendre il nous faut entrer dans ce silence. István, Hongrie
sur notre continent jaillissent encore des sources
Je remercie Dieu pour la rencontre de cette année à Bruxelles, pour son atmosphère et son message. Ce fut pour moi une preuve que sur notre continent jaillissent encore des sources : la foi, la paix et la réconciliation. Après Bruxelles, j’ai plus envie de vivre, de croire et d’être prêtre. P. Andrzej Przybylski, recteur du séminaire de Częstochowa, Pologne
je vois mon quartier différemment
Encore merci pour tout : un des fruits de cette rencontre pour moi, c’est que je vois mon quartier différemment, avec des yeux nouveaux. Je m’y promène en pensant à toutes les personnes qui ont participé à la rencontre. Quand je vois le nom des rues, je pense aux familles d’accueil qui habitent ces rues… J’ai pu rencontrer beaucoup de gens sympas et si différents avec qui j’ai partagé des moments simples mais si vrais et bons. Durant la préparation, j’ai l’impression d’avoir réellement vécu une communion. J’écris au passé, mais je pourrais le dire au présent aussi. Et je suis pleine de souffle pour le conjuguer au futur également ! Claire, Bruxelles