Le samedi 17 octobre, par une fraîche matinée, de nombreux jeunes de la région de Kiev, mais aussi d’autres parties de l’Ukraine, et même de la Biélorussie, sont arrivés au Centre Culturel de l’Université, le chemin étant clairement indiqué par des flèches souhaitant la bienvenue. Après un thé chaud, la journée a commencé par quelques chants de Taizé et un mot de bienvenue du président de l’Université et du directeur de l’Institut Saint Clément, le philosophe Constantin Sigov. Après une introduction biblique par un frère de Taizé, tous les participants ont rejoint les petits groupes pour un partage autour de quelques questions, dont celle-ci : comment sommes-nous portés par d’autres dans notre foi, et comment nous-mêmes aidons d’autres à croire ? Il était touchant de voir des jeunes, mais aussi des prêtres de plusieurs églises, se rassembler pour échanger.
Une courte promenade a permis à tous les participants, rejoints par d’autres, de gagner la cathédrale catholique, où la prière de midi avait lieu. Malgré une panne d’électricité, les chants de Taizé ont vite empli la cathédrale. A la sortie de l’église, le soleil étant de la partie, de nombreux groupes ont décidé de prendre le déjeuner dans le parc à proximité de la colline Saint Vladimir, où le christianisme était né, il y a 1020 ans, dans la Rus’ de Kiev.
Le pèlerinage a continué dans différentes paroisses et institutions ecclésiales, où de nombreuses initiatives constituaient autant d’engagements chrétiens : un groupe de jeunes rendant régulièrement visite aux prisonniers, d’autres prenant soin des enfants dans un orphelinat, des volontaires animant des groupes de scouts, les sœurs de la Charité et des volontaires accueillant les sans-abri pour une soupe chaude. D’autres carrefours ont traité de la question de l’appel de Dieu pour chacun ou encore de l’expérience de l’Église pendant le temps de l’oppression. Pour de nombreux jeunes, cet après-midi a aussi permis de découvrir la vie de l’Église dans leur propre ville, en traversant les frontières et écoutant l’autre. Plus tard, tous les participants se sont retrouvés dans le monastère de la Laure de Kiev, où l’évêque orthodoxe Hilari les a accueillis chaleureusement dans une des églises du lieu. Il a dit combien il était important pour des jeunes chrétiens d’horizons divers de se rencontrer, tant il est vrai que la jeunesse est l’avenir de l’Église. Il a encore souligné la nécessité d’une compréhension mutuelle, l’importance de se connaître soi-même pour en aider d’autres, et le souci de savoir ce qu’il y a dans le cœur de son prochain. Il a encore pris le temps de répondre à certaines questions plus personnelles sur son itinéraire de foi personnel. Pendant la prière des Vêpres, l’église se remplissait d’encens et des voix de deux chorales, celle des jeunes séminaristes de l’Académie théologique et un chœur mixte, qui ont soutenu la prière de tous les présents.
La journée s’est terminée, dans un musée à proximité, par un petit échange sur les découvertes et les expériences vécues pendant la journée. Il semblait clair à beaucoup que cette journée n’était pas un simple événement, mais qu’elle porterait des fruits au-delà de ce qu’on pouvait voir maintenant. Et aussi, cette « journée de confiance » a fait découvrir à tous qu’il était possible de se rencontrer plus souvent, pour se tourner ensemble vers le Christ qui est la source de notre communion.


