Indonésie, automne 2012

« La joie de prier ensemble »

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En route vers le Timor Oriental, un frère de la communauté à fait une brève visite en Indonésie. Il s’est arrêté à Jakarta et Yogyakarta. À l’institut de théologie « Sekolah Tinggi Teologi » de Jakarta, une prière a rassemblé plus d’une centaine d’étudiants et des jeunes qui animent des prières régulières dans d’autres églises de la ville. Une étudiante du collège venait de passer trois mois à Taizé et avait très bien préparé la liturgie, fait répéter les chants et surtout partagé sa joie de prier ensemble.

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Mai 2011 : « Il ne faudrait pas oublier la prochaine génération »

Dans le courant du mois de mai 2011 des frères de Taizé ont passé trois semaines en Indonésie.

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Depuis des années, des jeunes de la région de Bandung sur l’île de Java en Indonésie viennent à Taizé pour un séjour. Pour eux c’est un temps très intense, marqué par la prière et la communion avec des personnes d’origines différentes. Le temps de ces rencontres est aussi une source pour leur engagement dans la pastorale des jeunes, une fois de retour chez eux. Les chants de Taizé et les expériences vécues les accompagnent, quand la vie continue et que des familles se fondent. Nous avons pu constater cela pendant une après-midi à Bandung, dans une maison des sœurs Ursulines.

Une des sœurs avait invité tous ceux qui avaient été à Taizé ces dernières années, ensemble avec leurs familles. Les chants de Taizé étaient aussi connus par les enfants ! Certains parmi eux chantaient les soli et accompagnaient les chants avec leurs instruments. Ce n’était pas la perfection, mais tous participaient avec enthousiasme. Certainement les enfants pressentaient qu’ils pouvaient ainsi faire profiter de leurs dons, même avec des moyens tout simples. Dans quelques années, ils feront partie des groupes de jeunes dans les paroisses, comme autrefois leurs parents. « Il ne faudrait pas oublier la prochaine génération », disait la sœur de plus de 80 ans qui avait tout organisé et avait invité pour la prière. « Si nous amenons avec douceur les enfants, il y aura une continuation. » Puis : « Revenez bientôt chez nous, à Bandung. » A quelques heurs de train de Jakarta, Bandung est une des villes que nous avons visitées.

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Mais c’est dans la capitale du quatrième grand pays du monde que notre visite a commencé. Quelques jeunes de Jakarta, engagés dans la pastorale, étaient heureux de nous accueillir chez eux, de partager avec nous leur vie quotidienne et de nous montrer comment ils continuent à vivre des expériences faites à Taizé. Nous nous sommes rendus dans un centre de formation d’églises évangéliques et y avons rencontré des femmes et des hommes pasteurs pour un entretien et une prière dans la chapelle de la maison. Un jeune, qui était récemment à Taizé, y travaille maintenant.

Une jeune femme pasteur de la GKI Surya Utama – une église réformée en Indonésie – avait été à Taizé pendant ses études. Elle nous a invités dans sa communauté pour une prière du soir. Une autre après-midi, nous avons rencontré un groupe œcuménique de jeunes de différentes paroisses et communautés, à l’école Santa Ursula, pour un partage autour de la « Lettre du Chili » et pour réfléchir sur l’animation de prières communes. Une prière du soir ouverte à d’autres a été comme l’aboutissement de ce moment.

Yogyakarta est la troisième ville que nous avons visitée. Il s’y reflète, à travers la diversité des étudiants venus des différentes îles, la variété colorée des cultures et traditions du pays. C’était palpable lors de deux prières dans des universités chrétiennes : le premier soir dans l’université catholique Sanata Dharma, le deuxième dans l’université Duta Wacana, fondée conjointement par onze églises réformées. Les deux soirées commençaient avec une introduction biblique et des partages en petits groupes. Des jeunes et un prêtre racontaient leur engagement, lors de l’éruption du volcan Merapi. Confrontés à l’exode de bien des réfugiés, devant l’avancée des torrents de lave, ils ont établi des logements provisoires dans le séminaire, ouverts à tous y compris aux voisins musulmans. Un signe d’espérance et de partage dans un pays où les différences comptent parfois plus que ce qui unit.

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Sur l’île de Java il y a eu encore d’autres rencontres, comme à Surabaya – prière pour les jeunes de la ville à l’école Santa Maria et participation à la prière hebdomadaire dans une église évangélique – et à Semarang, où se tient régulièrement au séminaire une prière ouverte à tous.

Nous sommes également allés sur l’île de Flores. La situation y est complètement différente. On y trouve 85% de chrétiens et on a l’impression d’être dans un tout autre pays. Sur le chemin vers la ville d’Ende, notre minibus a traversé un paysage impressionnant : des collines volcaniques vertes, des chutes d’eau, des rizières et à Kelimutu le parc national avec ses trois lacs colorés diversement. Au bord de la route, des graines de cacao étaient étalées pour le séchage. Tard dans la nuit, nous sommes arrivés et étions accueillis avec joie par les sœurs Ursulines dans une école qui allait servir le lendemain comme lieu pour la prière. Plus de 200 élèves sont venus. Certaines avaient commencé longtemps à l’avance à préparer la décoration avec des lampes entourées de dessins découpés. Pour beaucoup les chants de Taizé étaient nouveaux, La plupart sont traduits en Indonésien. Le lendemain nous étions de retour à Maumere, la plus grande ville de l’île. Pendant deux jours nous y avons eu de nombreuses rencontres : avec des séminaristes et des prêtres, avec des élèves de différentes écoles religieuses, avec des étudiants en théologie…

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L’Indonésie possède une diversité merveilleuse avec ses 17000 îles et plus de 300 langues. Pendant notre courte visite, nous avons pu la découvrir un peu… Mais dans cette diversité nous pressentons, toujours à nouveau, comment la foi nous unit au-delà de nos différences, de langues, de cultures, de pays et continents, et aussi de traditions chrétiennes.


Février 2010

Un frère décrit une brève visite qu’il fit en Indonésie en 2010.

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Deux semaines après la rencontre du pèlerinage de confiance à Manille, je suis allé en Indonésie. Pendant mon séjour à Djakarta, j’ai pu participer à la prière mensuelle dans la paroisse St. Theresa. Des générations successives de jeunes de la paroisse ont été les chevilles ouvrières de cette prière pendant de nombreuses années. Certains d’entre eux avaient été à Manille pour participer au pèlerinage de confiance. Environ 50 personnes sont venues pour la prière, non seulement des membres de la paroisse, mais aussi des jeunes qui savent que la prière avec des chants de Taizé y a lieu tous les mois.

Après la prière, ceux qui avaient pris part à la rencontre de Manille ont partagé leurs expériences avec ceux qui n’avaient pas pu y aller. Certains avaient eu la chance de participer à une rencontre similaire il y a quelques années, quand frère Alois était venu à Jogyakarta pour une rencontre d’un week-end. Alors ils avaient pensé que leur séjour à Manille dans des familles serait plus ou moins identique qu’à Jogyakarta. En fait, c’était tout à fait différent. Ils devaient se rendre tous les jours de la paroisse où ils étaient hébergés jusqu’au lieu central de la rencontre, l’Institut Don Bosco à Makati. Au début, ils avaient des difficultés à comprendre le système de transport et à se rappeler les noms et les endroits où ils devaient descendre. Peu à peu, ils se sont habitués et surtout, ils ont fait connaissance avec les autres pèlerins qui logeaient dans la même paroisse.

J’ai participé à une autre prière à Djakarta, à l’Université catholique Atma Jaya. Certains des étudiants étaient venus à Taizé ces dernières années. C’était la troisième fois qu’un des frères de la communauté se rendait dans cette université. La prière était organisée par l’aumônerie du campus. Ensuite les étudiants ont lu ensemble la « Lettre de Chine », puis ils sont restés environ trente minutes en silence, et la rencontre a continué en petits groupes.

Dans la petite ville de Tegal, au centre de Java, une prière avec les chants de Taizé a lieu à Torsa (Tahun Orientasi Rohani Santo Agustinus) une fois par mois. Peu de gens de la ville connaissent la prière à la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus. L’idée d’avoir une rencontre d’un week-end est sortie très spontanément. Certaines personnes sont même venues d’aussi loin que Bandung et Djakarta ! Ceux qui étaient venus de l’extérieur de Tegal ont été hébergés dans des familles, à Torsa et dans la maison paroissiale. Pour l’une des prières du soir, plus de 80 jeunes étaient là. Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais vécu auparavant une prière de ce genre, ni le silence. Le lendemain, après la prière du matin, une brève introduction biblique et un moment de silence, il y a eu un partage en petits groupes : Qu’est-ce qui oriente ma vie ? Y a-t-il en moi des choses que je veux changer ? Que signifie le mot « soif » pour moi ? Avec quels autres mots pourrais-je décrire ma recherche de Dieu ? Que signifie « la vie en plénitude » pour moi ? « Une soif de la vie en plénitude » : est-ce que j’éprouve une telle soif ? Comment puis-je étancher cette soif ?
Juste avant la célébration de l’Eucharistie qui a conclu le week-end, une personne a lu la lettre de Richard, d’Haïti, qui demandait à tous de prier pour Haïti le 12 de chaque mois. Le 12 janvier est la date du tremblement de terre en Haïti.

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