Visites au Népal

À la mi-janvier, après un séjour de trois mois dans la fraternité au Bangladesh, un frère est parti pour trois semaines de visites aux chrétiens du Népal, pays tout proche, à environ une heure de vol de Dhaka.

Dès les premiers jours, je suis frappé par le contraste entre le Bangladesh que je viens de quitter, et le Népal que je découvre. Tout d’abord, le relief de ces deux pays : alors que le Bangladesh est tout plat, le Népal, lui, est marqué par la présence majestueuse de la chaîne de l’Himalaya sur son territoire. La vie économique est aussi très différente ; le Népal est bien plus riche, en raison notamment de l’afflux des touristes attirés par les possibilités qu’offrent les grandes montagnes. Par exemple, pour faire du trekking, la capitale, Katmandou, sert souvent de point de départ pour les courses. Au Bangladesh par contre, le tourisme est quasiment inexistant. Par ailleurs, au Népal la vie quotidienne donne l’impression de plus de liberté qu’au Bangladesh.

En 2006 un groupe de jeunes Népalais était venu à Kolkata en Inde pour participer à la grande rencontre de jeunes que Taizé y organisait. À leur retour, ces jeunes ont animé à deux reprises une belle prière commune dans la paroisse catholique de l’Assomption à Katmandou. Déjà, avant la rencontre de Kolkata, l’un des frères de Taizé qui vit au Bangladesh était venu plusieurs fois au Népal pour rendre visite aux diverses communautés chrétiennes de ce pays. C’était chaque fois l’occasion d’animer des prières réunissant des chrétiens d’origines diverses. En raison de cette continuité avec les visites qui m’avaient précédé, j’ai très vite pu me rendre compte de la joie que suscitait le simple fait que je souhaitais rencontrer les chrétiens du pays. Mon séjour a été à nouveau l’occasion de nombreuses visites et échanges, en commençant par les jeunes qui avaient participé à la rencontre de Kolkata.

Ce qui me frappe beaucoup au Népal, c’est la vitalité des communautés chrétiennes. En effet, en peu d’années le nombre des chrétiens a beaucoup augmenté dans ce pays. On ressent partout une grande ferveur de la foi et on découvre une complémentarité dans les dons de chacune des Églises présentes. L’Église catholique offre par exemple d’excellents établissements scolaires souvent dotés de possibilités d’accueillir des internes ; certaines Églises protestantes, quant à elles, sont surtout impliquées dans le domaine de l’évangélisation. Partout on voit naître de nouvelles petites communautés chrétiennes très dynamiques, où la prière et le chant tiennent une grande place.

Le 2 février dernier, lors de mon séjour, une prière commune a réuni une soixantaine de personnes, pour la plupart des jeunes, dans l’église de l’Assomption à Katmandou. Cette prière avait été précédée par plusieurs répétitions de chant les jours précédents. C’était une prière toute simple, portée par de beaux chants népali. Beaucoup de personnes ont exprimé leur reconnaissance et leur bonheur qu’une telle prière commune ait eu lieu à Katmandou. Elle leur a permis de se rencontrer entre jeunes chrétiens, de faire davantage connaissance entre eux, et ainsi d’ouvrir de nouveaux chemins pour leur vie de foi. Pour eux il était important qu’au Népal on puisse se rendre visite les uns aux autres, aller vers ceux qui sont différents de nous, et échanger sur ce qui marque notre vie quotidienne, avec ses moments de joie, mais aussi parfois ses épreuves.

Printed from: http://www.taize.fr/fr_article6565.html - 16 December 2019
Copyright © 2019 - Ateliers et Presses de Taizé, Taizé Community, 71250 France