TAIZÉ

Textes bibliques commentés

 
Ces courtes méditations bibliques sont proposées pour soutenir une recherche de Dieu au cœur de la vie quotidienne. Il s’agit de prendre un moment pour lire en silence le texte biblique suggéré, accompagné du bref commentaire et des questions. On peut se réunir ensuite en petits groupes de trois à dix personnes chez l’un ou l’autre des participants pour un bref partage de ce que chacun a découvert, avec éventuellement un temps de prière.

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2002

octobre

Luc 15,31-32

Si le cœur de la « parabole du père » (Luc 15) est l’accueil du père pour le fils qui revient (v. 20-24), le sommet de la parabole est constitué par la réponse du père au fils aîné. Nous devons savoir gré au fils aîné, qui nous a valu cette réponse unique ! Si la parabole s’était terminée par l’accueil inespéré du fils prodigue, on aurait encore pu penser que ce père n’était pas complètement lui-même. Par sa réponse au fils aîné, il devient évident que ce père est ainsi, c’est son être profond, son « tout », qu’il veut partager avec nous, et il attend notre réponse.

Le père ne se fâche pas du tout contre le fils aîné. Il n’entre pas non plus dans une discussion avec lui. Mais il s’adresse à lui avec une parole pleine d’affection : « Mon enfant. » C’est plus affectueux que : « Mon fils. » Pas non plus de jugement ou d’accusation en réponse aux reproches amers du fils. Le père ne se défend pas. Au contraire, le père passe par-dessus toutes les évaluations de son comportement ou de celui de son fils aîné, et il souligne tout de suite sa relation intime, unique avec son fils : « Tu es toujours avec moi. » Sa relation avec lui n’a pas changé. Tandis que le fils aîné parlait de « moi » (v. 29), le père met l’accent sur « toi ».

Ce père n’a aucun souci de vaincre quiconque. Le père a simplement cru que l’aîné, en voyant l’amour porté au plus jeune, se sentirait aimé de la même manière, et qu’il aimerait de la même manière. Le père reste patient et bienveillant, mais en même temps il ne concède rien. Sa « norme », sa « loi » est inchangeable. Il dit qu’il fallait bien festoyer et se réjouir. Le fils aîné avait dit : « ton fils » (v. 30), « ce désastre », mais le père répond : « Non, c’est ton frère. Tu pourras reprendre avec lui la relation rompue ». Le fils aîné avait dit : « Il a vécu avec les femmes. » Le père répond : « Il était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » Une fois encore le père répète son chant (voir v. 24). C’est comme un refrain, qui chante constamment en son cœur. Ce père déborde de joie et de gratitude. Rien ne peut lui enlever cette joie, même pas la mauvaise humeur du fils aîné.

Qu’est-ce qui est typique de la manière du père de se réjouir, d’aimer et de partager ?

Pourquoi la parabole ne donne-t-elle pas la réponse du fils aîné ?

Comment puis-je aller à la rencontre de ceux qui m’ont blessé ?



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Dernière mise à jour : 1er juin 2022