TAIZÉ

Allemagne, octobre 2009

Prière et rencontre à Stuttgart

 

La communion de l’Église : aller les uns vers les autres

« Cet automne, la ville va rajeunir, en accueillant le 10 octobre une rencontre de Taizé » titrait début septembre un journal de Stuttgart. Et c’est effectivement ce qui s’est passé. Plus de 1200 jeunes se sont retrouvés pour la prière de midi dans la Stiftskirche, et 3000 pour la prière du soir ; ouverte à toutes les générations, qui se déroulait simultanément dans l’église protestante Stiftskirche et dans la cathédrale catholique Saint Eberhard, avec la participation des deux évêques, catholique et protestant, qui ont accompagné frère Alois d’une église à l’autre.

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Pour Reinhard, de l’Église protestante, « ce fut à la fois impressionnant et un symbole fort que frère Alois soit allé d’une église à l’autre avec les deux évêques. C’était une prière remplie de paix, à travers cette communion que le Christ nous offre. »

L’après-midi, plusieurs carrefours étaient proposés, présentant différentes possibilités de s’engager pour les autres. Partout, les jeunes furent accueillis à bras ouverts. Parmi les différents carrefours, un dialogue entre jeunes musulmans et jeunes chrétiens dans la Mosquée de Stuttgart-Feuerbach, une rencontre avec des religieuses du Marienhospital, du centre d’accueil des toxicomanes Release U21, une rencontre avec des immigrés au Centro di Spiritualità, la répétition des chants avec la chorale... Et bien sûr, une introduction biblique donnée par un frère, qui rassembla beaucoup de jeunes, avec une réflexion sur la Lettre du Kenya. Il était également possible pour ceux qui le souhaitaient, de passer l’après-midi en silence.

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Frère Alois, pour qui cette rencontre était aussi l’occasion de retourner dans sa ville natale, a pris la parole pendant la prière du soir : « Je me rappelle de mon enfance et de ma jeunesse avec beaucoup de joie, dans les années 50-60. La paroisse devint rapidement un lieu où je tissais des amitiés. (...) Aujourd’hui, il est devenu difficile pour beaucoup de croire en Dieu. L’existence de Dieu est vue souvent comme une limite imposée à la liberté. , ou bien Dieu est tout simplement oublié. Pour certains, Dieu existe peut-être mais qu’il soit présent ici et maintenant leur semble inconcevable. (...) L’amour de Dieu est plus fort que la violence et la mort. C’est dans la confiance en Dieu que nous trouvons la source pour prendre des responsabilités dans notre vie. »

Cette rencontre a été préparée à Stuttgart tout au long du printemps et de l’été, semaine après semaine, avec notamment des visites, mi-septembre, dans 40 écoles. Franziska, qui a préparé la rencontre et visité plusieurs écoles, raconte : « Certains professeurs se souvenaient de la rencontre européenne de 1996 à Stuttgart. Mais beaucoup de lycéens n’avaient encore jamais entendu parler de Taizé et avaient une foule de questions à poser. »

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Au cours de cette journée, il a été possible de vivre une communion en actes : les diverses communautés chrétiennes, en particulier catholique et protestante, avaient travaillé main dans la main pour préparer cette journée. Comme le disait encore frère Alois, « ce qui change le monde ce ne sont pas tellement les actions spectaculaires, mais bien la persévérance quotidienne dans la bonté humaine. »

Dernière mise à jour : 23 octobre 2009
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