Bosnie-Herzégovine, septembre 2010

Rencontre de Sarajevo

Du 3 au 5 septembre, s’est tenue à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) une nouvelle étape du pèlerinage de confiance sur la terre. A l’invitation du cardinal Vinko Puljic et du métropolite Nikolaï, frère Alois et des frères de la communauté ont animé une rencontre qui a réuni plusieurs centaines de jeunes de divers pays d’Europe.

L’esprit de Taizé était présent dans toute la ville, déjà un ou deux jours avant la rencontre, lorsque les premiers volontaires sont arrivés. Il y avait tant de langues différentes, mais il était pourtant facile de se mettre d’accord et de tout organiser. Le début officiel avait lieu le vendredi 3 septembre. Tôt le matin, des bénévoles ont accueilli dans leur paroisse des jeunes venant de différents pays d’Europe. Des pèlerins de Pologne, Allemagne, Croatie, Slovénie, Slovaquie, France, Hongrie, Serbie, Roumanie, Espagne, Portugal, Italie... sont venus à Sarajevo pour vivre trois jours avec des jeunes de Bosnie-Herzégovine et les frères de Taizé, pour découvrir une ville et un pays, pour prier ensemble pour l’espérance, la paix et la confiance.

Beaucoup de familles ont ouvert les portes de leurs maisons aux jeunes. Plus de six cents pèlerins sont arrivés. La prière de l’après-midi a été le premier événement du programme. La salle de gymnastique de Skenderija était décorée à la manière de Taizé, avec des bougies, des icônes, des centaines de jeunes y priant et chantant... La salle n’était plus la même. Elle était remplie d’un esprit de communion et de joie. Le premier jour s’est terminé avec la prière du soir pendant laquelle frère Alois a salué tous les participants et a parlé de l’importance de donner et de recevoir le pardon.

« Chacun de nous peut faire cette découverte : le pardon reçu ou donné est une source de joie. Savoir que nous sommes pardonnés est peut-être l’une des joies les plus profondes, les plus libératrices. C’est la source d’une paix intérieure que le Christ veut nous communiquer. Et cette paix intérieure nous mènera loin ; elle va rayonner vers les autres et dans le monde. »

Le deuxième jour, les jeunes et leurs hôtes ont commencé avec la prière du matin dans les paroisses et les églises orthodoxes. Après cela, des équipes locales ont organisé des carrefours dans le but de présenter des personnes particulièrement marquantes dans leurs communautés locales, des institutions, des organisations. Les jeunes ont ainsi visité différentes mosquées et églises, associations culturelles, musées, hôpitaux, etc...

L’après-midi était consacrée à neuf autres carrefours. Les hôtes ont eu l’opportunité de rencontrer des personnes des différentes communautés religieuses, et de diverses réalités culturelles et éducatives. Plusieurs représentants officiels ont participé à ces ateliers.

En fin d’après-midi, les pèlerins ont pris part aux vêpres, avec la bénédiction du pain, dans la Vieille église orthodoxe.

Durant la prière du soir, le cardinal et le métropolite ont exprimé leur joie et leur bonheur de voir cette rencontre de Taizé se tenir en Bosnie-Herzégovine et rassembler tant de jeunes de pays si différents.

Le dernier jour de la rencontre, des célébrations ont eu lieu dans les paroisses et les églises orthodoxes. Le rassemblement s’est terminé par une prière dans l’église Saint-Joseph.

Pour tous ceux qui ont été accueillis, comme pour ceux qui ont accueilli, demeurent profondément dans les cœurs la joie, l’espérance et le bonheur donnés et reçus.

Tomislava (Bosnie-Herzégovine)

Dès le début, j’étais enthousiasmée à l’idée d’une rencontre à Sarajevo... mais ça m’a vraiment frappée de voir tant de jeunes de tant de pays différents devant Skenderija et d’entendre le chant « Sto oko ne vidje... » dans la salle où nous allons de temps en temps pour voir un match. J’étais touchée : Taizé est venu en Bosnie-Herzégovine. J’avais de très gentils hôtes à la maison, et j’ai rencontré beaucoup de jeunes sympathiques. Je voulais si fortement leur montrer ma chère ville et partager avec eux mon expérience de la vie ici. Ils m’ont donné beaucoup plus en retour : leur compassion, leur compréhension, leurs prières, leur espérance et leur joie.

Nicolas (France)

C’est « pas après pas » que la paix se construit, nous confiait frère Alois lors d’une méditation à Sarajevo. C’est jour après jour que les pèlerins venus de Bosnie-Herzégovine, des Balkans et de l’Europe entière ont pu se nourrir mutuellement de rencontres riches en humanité.

En tant que pèlerin, on a souvent coutume de louer la qualité de l’accueil réservé par les familles lors des rencontres de Taizé. Je dois reconnaître sans exagération aucune que ma famille nous a offert un accueil exceptionnel. Bien au-delà du toit et de la nourriture, c’est la simplicité du temps partagé, sans compter, et la bienveillance naturelle baignant dans le regard de mes hôtes qui m’ont touché.

Cette proximité avec ma famille d’accueil, nos discussions échangées à bâtons rompus sur le passé, le présent et l’avenir du pays, m’ont aussi permis de découvrir la richesse de la Bosnie-Herzégovine. Une richesse qui demeure néanmoins aujourd’hui encore fragile à certains égards. Une richesse qui demande à se développer au quotidien, notamment à la faveur du dialogue inter-religieux et de l’émergence inlassable d’initiatives qui rassemblent les diverses communautés vers le progrès commun.

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