Berlin

La rencontre au jour le jour

Afin de donner des nouvelles de la rencontre à ceux qui n’ont pas pu se rendre à Berlin, chaque jour seront publiées sur cette page des informations sur le programme et les nouvelles de la journée, avec des témoignages de jeunes venus à Berlin de toute l’Europe.

  

07/01

La rencontre de Berlin est terminée... c’est maintenant que tout commence

Presque une semaine après la rencontre, les jeunes participants sont de retour dans leurs pays. On ne voit plus la décoration de Taizé au « Messegelände », la vie quotidienne dans les paroisses et les familles a repris de nouveau. Emplis des expériences de la rencontre, les habitants de Berlin et les jeunes pèlerins peuvent-ils apporter quelque chose dans leurs lieux de vie respectifs ?
Pendant ces jours, un groupe de frères de Taizé, de sœurs de St André et de jeunes volontaires reste encore à Berlin pour dire merci à tous ceux qui ont ouvert leur porte. Le 15 janvier, il y aura une dernière prière commune dans la « Marienkirche » – le lieu des prières quotidiennes pendant le temps de la préparation.
De nombreux jeunes expriment ces jours leur reconnaissance pour l’accueil dans la ville de Berlin, comme l’indiquent les témoignages reçus ces jours. En voici un nouveau florilège.

Simon (Allemagne)

La rencontre européenne de Berlin a été un événement bien particulier cette année ; c’est un enrichissement pour moi et certainement pour tous les autres jeunes venus de l’Europe entière. Ce fut une vraie joie de voir tant de jeunes qui ne s’étaient encore jamais vus se réunir autour de Dieu pour célébrer en paix le passage vers la nouvelle année. Je me réjouis déjà de la prochaine rencontre européenne qui aura lieu à Rome.

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Une prière du matin dans une paroisse de Potsdam

Céline et Martin (Suisse)

Pendant la rencontre nous avons soutenu les prières par nos voix en chantant dans le chœur. Après trois jours consacrés aux répétitions dès le 26 décembre, nous avons vécu les célébrations à 200%. Cette expérience est effectivement un moyen de participer activement au déroulement de la prière, avec en prime les sourires et l’énergie de ceux qui nous dirigent, les couacs de micros, les improvisations des solistes et les départs surprise !

Pascal (Allemagne)

J’ai été très enthousiaste à la vue des nombreux jeunes volontaires qui distribuaient la nourriture pendant les repas ou qui indiquaient le chemin aux gares, stations de métro et en beaucoup de lieux à Berlin. Avec grande gentillesse, ils créaient une ambiance unique. Par ailleurs, j’ai pensé au chant de Dietrich Bonhoeffer pendant la rencontre : « Ich verstehe deine Wege nicht, aber du weißt den Weg für mich » - « Je ne comprends pas tes voies, mais toi, tu connais le chemin pour moi ». En venant à Berlin, nous ne savions pas exactement ce qui nous attendait, mais Dieu connaissait le chemin et nous l’avons découvert peu à peu.

Le repas au "Messegelände"

Jessica (Nouvelle-Zélande)

Chaque matin, j’ai participé à la prière commune au « Messegelände », ensemble avec les équipes de travail. Comme je ne pouvais pas participer au programme du matin dans les paroisses, ces prières étaient pour moi un lien avec tous les jeunes qui étaient venus à Berlin pour participer à la rencontre. C’était une expérience forte de prier ainsi et de penser aux paroisses d’accueil qui avaient des prières similaires partout à Berlin – un symbole que les chrétiens sont unis dans le Christ par la prière. C’est beau de savoir qu’au commencement d’une nouvelle année, des milliers de jeunes continuent à faire confiance à Dieu – une inspiration qui me donne beaucoup d’espoir pour l’année à venir.

Miriam (Allemagne)

Pendant la rencontre, j’ai participé au carrefour « Vers un monde plus juste » au Bundestag. Après trois témoignages introductifs de jeunes de Chine, de l’Éthiopie et de Berlin, nous avons eu la possibilité de poser des questions aux responsables politiques présents et de partager nos idées. Parmi les points importants, je retiens par exemple que, si l’impatience et le mécontentement font partie de la démocratie, beaucoup de patience et de tolérance sont nécessaires pour prendre des décisions justes. Je me sens confirmée et motivée à continuer mon engagement et à encourager ceux qui m’entourent à vivre plus conscients de leurs responsabilités.

Tanya (Russie)

Pendant la rencontre, j’ai participé à un carrefour au « Bode Museum » de Berlin. Au début, j’étais un peu perdue car le musée est si grand que je ne savais pas où regarder. Je me suis ensuite limitée à quelques pièces qui m’attiraient. Dans l’une d’entre elles, deux sculptures en bois m’ont impressionnée : un Christ crucifié du XIIe siècle ainsi qu’un bas-relief du XIVe siècle représentant un ange avec le Christ mort. Ces œuvres dégageaient un sentiment de paix, renforcé encore par le bois ancien dont elles sont faites.

  

01/01

Une communion provisoire... appelée à durer

Aujourd’hui, les jeunes ayant pris part à la 34e rencontre européenne de jeunes se préparent à rentrer dans leurs pays. Au cours de la fête des nations hier soir, tous ont passé le cap de la nouvelle année en priant pour les peuples qui souffrent et en partageant la joie d’être ensemble, en communion avec Dieu et les uns avec les autres. A Potsdam, les jeunes ont prié pour le peuple congolais – un exemple parmi d’autres d’intentions de prière qui rendent ceux qui les expriment plus conscients de leur responsabilité dans ce monde.
 
Ce matin, les paroisses ont accueilli les jeunes pour la célébration dominicale, y compris les communautés orthodoxes qui ont pu accueillir à cette occasion les jeunes venant de Russie, d’Ukraine, de Serbie ou de la Roumanie... A midi, les familles d’accueil ont retrouvé les jeunes pour un repas dominical... très international. Puis le temps était déjà venu de se séparer, les bus devant quitter Berlin vers tous les horizons dès 16h de l’après-midi. Les jeunes participants et les familles les ayant accueillis se sont dit au revoir, mais avec bien souvent le sentiment d’une appartenance mutuelle, grâce à cette communion provisoire de quelques jours... appelée à durer.

Sergio (Portugal)
Pendant cette rencontre à Berlin, j’ai eu la chance d’expérimenter comment le temps peut changer ceux qui gardent confiance en un monde meilleur. Un des sentiments les plus au cœur de l’être humain se trouve être l’espérance. Aujourd’hui, à Berlin, j’ai pu voir le résultat de bien des années d’espérance pour une société meilleure, pour une communauté humaine plus unie.
La confiance doit être régulièrement comme rafraichie, renouvelée. Cette rencontre vécue à Berlin n’a pas laissé les paroisses locales indifférentes, mais a renouvelé leur confiance en une communion avec Dieu.

Egle (Lituanie)

Le pèlerinage de confiance sur la terre, c’est un temps pour se retrouver... Les journées comme celles vécues ici sont des journées au cours desquelles je peux écouter mon cœur. Ici, à Berlin, par la force de la prière, Dieu fait des miracles constamment. Hier, pendant un moment de solitude et d’obscurité, le murmure de Dieu est venu dans mon âme en disant : « N’aie pas peur du silence. En ma présence, tu seras guérie. »
Je crois que chaque âme peut être touchée par l’amour de Dieu. En sachant de quoi notre cœur a vraiment soif, il trouve les chemins pour surmonter nos limites spirituelles et il construit des ponts par lesquels nous sommes connectés avec le Seigneur. Et la seule chose que Dieu demande de nous, c’est un cœur ouvert, courageusement désireux de vivre en amour.
Des mots qui m’invitent fortement à rester courageux ont été dits par frère Alois un soir : « Il y a un amour qui est au-delà de nous. » Alors, ne craignons pas !

  

31/12

Vers une nouvelle solidarité. On commence à Berlin !

Aujourd’hui, a eu lieu la dernière journée entière de la rencontre. Pour la dernière fois, les petits groupes ont échangé à partir des lectures bibliques et de la Lettre 2012 de frère Alois. Puis, dans l’après-midi, les rencontres par pays ont rassemblé tous les jeunes avant la dernière prière commune. Dans la soirée, les pèlerins vont rejoindre leurs paroisses d’accueil pour une prière pour la paix, suivie par la fête des nations avec tous les jeunes et leurs hôtes.
 
Berlin est une ville marquée par une grande multitude de cultures, de nations, de modes de vie et de religions. Comme un frère le disait dans sa réflexion pendant la prière du midi aujourd’hui, c’est la vocation des chrétiens de ne pas rester entre eux, mais d’aller au-delà des frontières et vers l’autre. Le sel de la terre ne saurait être utile quand il reste dans la salière, mais quand il donne du goût à toute la société. Ainsi, une confiance entre les humains peut grandir, premier pas vers la « nouvelle solidarité » que la Lettre 2012 de frère Alois appelle de ses vœux. Ainsi, l’accueil de la ville de Berlin – par des femmes et des hommes de tous horizons, comme l’ont montré les carrefours dans la synagogue et la mosquée – peut déjà nous aider à trouver cette confiance.

Susanne et Stephan (Allemagne)
Plusieurs jeunes orthodoxes biélorusses sont accueillis dans notre paroisse. Le premier jour, lors de la prière du matin, une jeune de leur groupe a chanté l’Évangile dans sa langue. Ce matin, le groupe a chanté un « Sviaty Boze » de leur tradition, à trois voix et a cappella. Pour la fête des nations, ils ont même amené des marionnettes pour une pièce de théâtre. Nous sommes heureux d’avoir une telle diversité de traditions parmi nos hôtes internationaux.

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La prière du soir avec la lumière de la résurrection

Friedemann (Allemagne)

Pendant les temps difficiles de la séparation de l’Allemagne, il était très difficile de vivre sa foi et de garder l’espérance dans l’Est du pays, dans lequel il était dangereux d’être en désaccord avec le régime. Plus de 130 personnes ont été tuées en essayant de fuir. Pourtant, des femmes et des hommes n’ont pas perdu leur espoir et leur foi, même dans ces temps obscurs. Les sculptures d’Ernst Barlach installées dans les halls de prière sont un signe de cette foi et du désir d’un avenir de paix.

Mais, grâce à la chute du mur et la réunification de l’Allemagne, Berlin est devenu un symbole de réconciliation et de paix. Aujourd’hui, une nouvelle époque a commencé dans la vie urbaine. La réunification de l’Allemagne n’a été rendue possible que par le mouvement d’indignation pacifique en 1989. Comme en écho de cette histoire, pendant la rencontre, des jeunes ont discuté sur la question « Indignation, passivité ou engagement... la place des jeunes dans la société d’aujourd’hui » et ils ont rencontré des responsables politiques dans le Parlement allemand. La révolution de 1989 est un modèle pour la participation active des chrétiens : sans violence, en communion pacifique et en résonance avec la société.


Lisa, Elisabeth et Teresa (Autriche)

Nous avons apprécié toutes les occasions de rencontre et de discussion avec les habitants de Berlin. C’est passionnant d’entendre leurs anecdotes sur la ville. Nous avons été touchés lorsqu’une sœur de notre paroisse d’accueil nous a dit que nous aussi, en tant que participants, nous étions un enrichissement pour les Berlinois et un signe de l’unité européenne, tout particulièrement dans cette ville, qui a connu séparation et réunification.

Bernard (Allemagne)

Dans cette ville multiculturelle qu’est Berlin, la rencontre européenne est aussi une ouverture vers les non chrétiens. Avant-hier, au musée juif, nous avons pu découvrir les traditions juives qui sont manifestement proches de celles des chrétiens. Hier, nous avons été accueillis dans la mosquée Şehitlik par ces paroles : « Bienvenue, frères et sœurs ! ». De jeunes croyants musulmans ont partagé leur avis sur la religion en général et dit qu’il s’agissait principalement d’un message de paix. Pour eux, nous sommes tous des hôtes dans la maison de Dieu. Qu’il s’agisse d’une mosquée ou d’une église.

  

30/12

Le pèlerinage de confiance continue

Dans les familles d’accueil, les visages inconnus du premier jour sont devenus amis inattendus et hôtes chaleureux. Tandis que la peur de l’inconnu se dissipe, la joie de la découverte se déploie. Aujourd’hui, les jeunes participant à la rencontre ont rempli de nouveau les églises de la ville.
Après la prière du matin dans les communautés chrétiennes locales, tous se sont rendus au « Messegelände » pour un déjeuner avec lequel tous se sont familiarisés : la nourriture, la circulation entre les halls, trouver une place pour s’asseoir et manger avec une simple cuiller – rien de tout cela n’est plus désormais étrange. Ensuite, la prière de midi a lieu dans les quatre halls de l’étage supérieur ; à la fin de la prière, un frère de Taizé donne une courte méditation.
Au cours de l’après-midi, comme hier, une quinzaine de carrefours ont été proposés à travers Berlin, autour de différents thèmes, de la politique au volontariat en passant par la musique, l’histoire et la religion. Et ce soir, pendant la prière du soir, frère Alois a annoncé quatre prochaines étapes du pèlerinage de confiance sur la Terre.

Roberto (Italie, Rome)

J’ai été si surpris et heureux d’apprendre que la 35e rencontre européenne aura lieu à Rome l’an prochain ! Près de 30 ans après la dernière rencontre de 1987, des jeunes de toute l’Europe et du monde entier se rencontreront dans la Basilique Saint-Pierre afin de découvrir ensemble les sources de la confiance en Dieu et les racines de notre foi.
C’est la même confiance et la même foi, bien qu’humaines et imparfaites, qui amenèrent un simple pêcheur de Galilée jusqu’à Rome, le cœur de l’Empire Romain, pour devenir témoin de l’amour de Dieu, donnant sa propre vie au nom du Christ.
J’espère que tous les pèlerins participant à cette rencontre pourront voir et vivre le témoignage des premiers chrétiens, devenant ainsi des sources de confiance en Dieu dans leur quotidien. En tant que Romain et volontaire (à la fois à Taizé et à Berlin), je travaillerai pour la préparation de la rencontre et pour accueillir des milliers de jeunes, ouvrant nos maisons et nos églises, prêts à partager avec eux cette étape du pèlerinage de confiance sur la terre. A bientôt, à Rome !

Frère Alois annonce la rencontre européenne à Rome.


Kate (Angleterre)

J’emporte de cette rencontre de Taizé un élément particulier. La « Vierge de Stalingrad », dessinée en 1942 par un soldat allemand en Russie est exposée dans chaque salle ; un dessin beau et humble qui représente la relation naturelle entre une mère et son enfant et exprime la possibilité de trouver la compassion et l’amour dans les moments les plus sombres de l’histoire. Simple, empli de confiance et centré sur l’amour ; c’est un symbole de notre relation avec Dieu et de notre communion avec chacun.
Dans cette ville, pleine de mémoire et d’espérance pour l’avenir, c’est une occasion de réfléchir, prier et approfondir des relations. Accompagnée de milliers d’autres jeunes, j’ai pu expérimenter la communion de l’Eglise et une présence simple avec Dieu.
Et cela ne s’arrête pas là. En rentrant chez moi, j’emporterai la paix et l’espérance avec moi, ainsi que la confiance et la joie de la Vierge.

  

29/12

Signes d’espérance

Hier, les pèlerins et les familles d’accueil se sont rencontrés après le voyage et l’accueil dans les paroisses. Ce matin les participants ont vécu leur première prière dans les églises locales, qui ont assisté à une vraie vague de jeunes de toute l’Europe. La foi de ces jeunes présents aujourd’hui à Berlin et dans la région représente un signe d’espérance, leur venue est aussi l’accomplissement de mois de préparation. Après la prière du matin, des petits groupes de réflexion ont été formés au sein desquels les points de vue et expériences de chacun ont pu être partagés. Dans l’après-midi, des carrefours ont eu lieu dans différents lieux de Berlin.

Marie et Sébastien (Belgique)
Nous sommes accueillis chez un hôte, Georg, qui vit seul. Il a accepté d’héberger des jeunes car il a vu une affiche dans le métro : « 2m2 = un jeune accueilli ». La taille de son petit appartement est inversement proportionnelle à sa générosité. Chaque matin, il nous apporte un chocolat chaud pour nous réveiller, et chaque soir il nous accueille avec un sourire chaleureux et de quoi nous rassasier. Nous échangeons beaucoup sur la vie à Berlin. Que demander de plus comme accueil ?

  

28/12

La rencontre commence !

La rencontre commence ! 30000 jeunes de toute l’Europe et même d’autres continents sont ensemble à Berlin. En raison du si grand nombre de pèlerins, les lieux d’accueil étaient dispersés dans la ville, en différentes écoles. Ainsi, tout le monde pouvait être accueilli dans sa langue maternelle. Déjà aujourd’hui, on voyait beaucoup de groupes de jeunes, de panneaux indiquant des directions et des drapeaux dans les lieux différents de la ville. Bien que Berlin soit une très grande ville où beaucoup d’autres activités prennent place, on imagine aisément que derrière les façades de beaucoup de maisons et d’églises, il y a des familles et des paroisses qui accueillent des jeunes, des étrangers, dans leurs vies quotidiennes : cela crée une atmosphère toute différente. Des femmes et des hommes s’engagent pour rendre la vie en ville plus humaine et pour devenir plus proches les uns des autres.
Après le premier accueil dans le centre-ville, les jeunes sont allés dans les paroisses puis dans les familles ou dans des logements collectifs. Le soir, tous se sont rassemblés pour le repas et la prière du soir.

Lorenz (Allemagne)

Dans le train vers le centre d’exposition à Berlin, tout à coup, un homme avec deux chiens s’est assis vis-à-vis de moi. Spontanément, je lui ai souhaité Joyeux Noël et il m’a demandé si nous nous connaissions. Comme je disais non, il s’est réjoui que j’aie souhaité à un inconnu « Joyeux Noël ». On a parlé des deux chiens puis il m’a demandé où je voulais aller. Quand je lui ai parlé de la rencontre, il a dit de manière enthousiaste que lui même faisait partie d’une des églises évangéliques libres qui participaient à la rencontre et que lui même, il allait accueillir des jeunes. Je lui ai encore raconté un peu sur Taizé et ma vie comme volontaire là-bas. Puis, à la gare centrale, chacun a suivi son chemin. Et en voyant les premiers jeunes cherchant leur chemin avec le plan de Berlin qui est distribué à l’accueil, j’ai vraiment su que maintenant, ça commence vraiment !

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Deux jeunes cherchent leur chemin dans le métro

Jean (France)

Quelle joie de voir un visage familier et accueillant ! A mon arrivée à Berlin il y a eu beaucoup de retrouvailles. Puis j’ai participé à la préparation des lieux de prière au Messegelände, pour accueillir à mon tour les participants de cette rencontre. J’espère que chacun se sentira bienvenu et trouvera un sourire chaleureux.

Tania (Ukraine)

Aujourd’hui, dans le lieu d’accueil où je travaillais, quatorze équipes de jeunes volontaires ont commencé à travailler pour accueillir plus de 2500 Ukrainiens et Biélorusses à partir de 6h30. L’ambiance était assez stressée au début, puisque la majorité des participants avaient voyagé pour deux ou trois jours. Malgré la fatigue, les jeunes étaient très enthousiastes et à midi, toutes les places pour le travail étaient distribuées.

  

27/12

Les préparatifs s’achèvent

Pendant que beaucoup de jeunes pèlerins sont déjà en route et que des milliers de jeunes vont partir pour la capitale de l’Allemagne ce soir et demain, les derniers travaux pour la rencontre et la préparation de l’accueil ont continué avec les volontaires arrivés hier.
 
La chorale et le groupe instrumental ont commencé à répéter les chants pour les prières communes. Une équipe de jeunes et de frères s’occupe de la décoration et de l’installation des moyens techniques dans les quatre halls où auront lieu les prières communes pendant la rencontre. Pour les rendre plus habités et plus chaleureux, des grandes pièces de tissu orange et beige et des icônes ont été mises en place, avec une représentation de la Vierge à l’Enfant dessinée à Stalingrad par un soldat allemand.
 
Sur les grandes colonnes se trouvant au milieu des halles, seront projetés des motifs de trois sculptures de l’artiste allemand Ernst Barlach, évoquant trois moments de la vie de Jésus. Pendant le temps de la séparation de l’Allemagne où, à l’Est, il était difficile, voire dangereux, de vivre sa foi, les croyants ont continué à prier grâce à ces sculptures. Dans ce contexte, elles deviennent un symbole de foi et de confiance dans les circonstances de la vie, même dans la souffrance. Demain, vingt-deux ans après la chute du mur de Berlin, les frères et les jeunes prieront devant ces icônes – comme un lien avec l’histoire de cette ville qui les accueille.

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La prière dans le hall du silence

Anna (Suède)

Après trois répétitions, une salle pleine de jeunes étrangers les uns pour les autres est maintenant devenue une chorale ! Hier, quand une des sœurs qui s’occupe de la musique demandait quelles nationalités étaient présentes, il y avait des salutations pour les Italiens, les Allemands, les Slovènes... et puis aussi pour des jeunes du Vietnam, de la Corée, de l’Australie et du Japon ! Maintenant, nous chantons tous ensemble, et nous nous souvenons de nos origines différentes quand quelqu’un se lève pour aider avec la prononciation des mots dans un chant. Nous avons chanté en polonais, lituanien et en néerlandais, entre autres langues... et nous le faisons ensemble. Bien sûr, cette transformation s’opère pendant chaque rencontre européenne, mais cependant cela reste un petit miracle. Demain, nous apporterons tous ces chants dans les lieux de prière.

  

26/12

L’accueil des volontaires : un avant-goût de la rencontre

Pendant la journée, plus de 1500 volontaires prêts à aider à accueillir mercredi tous les jeunes pèlerins sont arrivés à Berlin. Depuis tôt le matin, ils ont été accueillis dans les halles d’exposition du Messegelände. Dans une des salles, deux prières communes ont déjà eu lieu. Beaucoup étaient heureux de voir que – même à Noël – de nombreux jeunes se mettent en route pour renouveler et rafraîchir leur foi, la communion avec les autres, la confiance et la joie. Ainsi, ces heures de préparation donnent déjà un avant-goût de ce qui va se passer au cours des prochains jours.
 
Aujourd’hui, nous avons prié en particulier pour les victimes des attentats au Nigéria et des inondations aux Philippines ainsi que pour la paix au Moyen-Orient ; dès le début, il était important de ne pas oublier les difficultés du monde actuel. La rencontre pourra alors être un temps intensif de prière et de silence et aussi un rassemblement joyeux et une fête des peuples.

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L’accueil dans le hall d’entrée de Messegelände

Carsten (Berlin-Neukölln, Allemagne)
Après trois mois de préparation, nous sommes contents que la rencontre soit enfin sur le point de commencer. Aujourd’hui, à la fin du culte, il y avait encore une dame qui se disait prête à accueillir des jeunes durant la rencontre. On va donc recevoir 100 pèlerins dans notre paroisse, la « Genezarethkirche » à Berlin-Neukölln.
Toute l’équipe de préparation va se réunir demain pour les tout derniers préparatifs : mettre en place des tables et des chaises pour l’accueil, s’assurer qu’il y aura des boissons chaudes, décorer le temple et préparer les affiches pour que les jeunes trouvent le chemin du métro au temple. Puis le 28/12 au matin tout sera prêt et l’aventure pourra commencer...

Cosmin (Roumanie, Hunedoara)

Avant d’arriver à Berlin, j’avais lu sur internet que les jeunes de l’équipe de préparation prenaient des mesures désespérées pour trouver des familles d’accueil acceptant d’accueillir les jeunes de toute l’Europe. Dans mon cœur, j’avais un peu l’impression d’être un problème superflu pour eux. Cette fausse interprétation a très vite disparu tandis que j’étais accueilli par un homme au cœur ouvert avec qui nous avons chanté des cantiques de Noël dans nos langues toute la soirée.

  

25/12

A la veille de l’arrivée des volontaires

Derniers préparatifs à Berlin
Pour les frères et pour les jeunes qui collaborent à l’accueil à Taizé, Noël a été vécu comme un pèlerinage : un chemin intérieur en accomplissant avec les chrétiens du monde entier un joyeux retour à cette source de la foi qu’est la fête de la Nativité – mais aussi, avec ceux qui se préparent à participer à la rencontre européenne, en se mettant en route vers la ville de Berlin.
 
Demain lundi 26, les volontaires venus deux jours en avance pour aider sont attendus dans la capitale de l’Allemagne. Le lieu central de la rencontre - les halles d’exposition appelées « Messegelände » - accueillera cette première vague de jeunes. Frère Alois et de nombreux frères sont arrivés au long de la journée, rejoignant l’équipe de préparation sur place depuis septembre.
Si vous participez à la rencontre de Berlin et que vous souhaitez proposer un texte ou un dessin pour cette page, prenez contact avec echoes taize.fr.

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