Les petites fraternités provisoires avant 2018

Paris (France)

Madlen (Canada), Luisa et Hannah (Allemagne) vont être accueillies en Novembre à l’ancien hôpital St. Vincent de Paul à Paris (proche de Montparnasse) par un groupe de volontaires. Elles y seront présentes, accueillant des personnes démunies et proposant diverses activités. Elles vont aussi animer des prières dans la chapelle sur place :
https://fraterniteprovisoire.wordpr... [https://fraterniteprovisoire.wordpress.com/]


Almeria (Espagne)

Justyna (France), Lotte et Irma (Pays-Bas) vont vivre en petite fraternité provisoire du 5 octobre jusqu’à la fin du mois à Puebla de Vicar/Almeria (Espagne), accueillies par une paroisse de la ville. Elles s’engageront auprès des immigrés, des Rom et dans la prison locale :
https://taizecomunidadvicar.blogspo... [https://taizecomunidadvicar.blogspot.com.es/]


Novosibirsk (Russie)

Sarina, Rabea et Marie seront accueillies par la Caritas à Novosibirsk, en Russie, du 25 septembre au 5 novembre. Elles vont participer à différentes activités proposées par la Caritas, animer des prières régulières et mener une vie communautaire :
https://spcnovosibirsk.wordpress.com/


Roman (Roumanie)

Du 13 septembre au 9 octobre, Marion (France), Elli, Karin et Elisabeth (Allemagne) vont vivre en petite fraternité provisoire à Roman, en Roumanie. Accueillies par des frères mineurs conventuels (O.F.M.Conv.), elles s’engageront dans différentes activités pédagogiques et de solidarité avec la population Rom locale, et iront visiter différentes paroisses des environs :
https://www.dropbox.com/sh/ym816bui... [https://www.dropbox.com/sh/ym816buivapnkq1/AACxkVw3347umm_nnTHpRRL5a?dl=0]


Oran (Algérie)

Le Centre Diocésain d’Oran, en Algérie, et l’évêque Jean-Paul Vesco accueillent Souhir (Algérie), Rebecca, Silke et Antonia (de l’Allemagne) à la fin juillet. Elles vont y vivre le tout le mois d’août en petite fraternité provisoire. Entre autres, elles vont animer des activités pour enfants et des partages avec des jeunes de différents pays d’Afrique :
https://taizeoran.wordpress.com/


Bouet (Égypte)

Narimane (Égypte), Lena (Allemagne) et Lieneke (Pays-Bas) vont vivre en petite fraternité provisoire à Bouet, en Haute-Égypte, du 7 août au 7 septembre. Elles seront accueillies par les Soeurs du Carmel Saint-Joseph et s’investiront dans l’éducation, la catéchèse, des visites dans les environs :
https://taizeinegypt.tumblr.com/


Saida (Liban)

La communauté des Fratelli et l’évêque Élie Haddad vont accueillir Friedemann, Florian et Jonathan (de l’Allemagne) au mois d’août à Saida, au Liban. Ils vont s’engager dans des activités pastorales et dans le Centre socioculturel des Fratelli, dans la ville de Rmeilleh auprès de Syriens, Libanais et Palestiniens, surtout des enfants.
http://taize-lebanon.blogspot.com


Fribourg (Suisse)

Viktoria (Ukraine), Miriam (Italie), Basia (Pologne) et Anna-Larissa (Allemagne) vont passer le mois d’août à Fribourg et Bulle, en Suisse. Elles y seront accueillies par la paroisse St. Pierre et s’engageront auprès de migrants, dans l’enseignement et pour l’animation de prières. Des contacts avec différentes paroisses et communautés chrétiennes sont prévus.
https://taizefribourg.wordpress.com


Sumy (Ukraine)

Clotilde (France) et Andy (Etats-Unis) seront accueillies du 20 juillet au 20 août par la paroisse de l’Annonciation à Sumy, en Ukraine. Elles participeront à différents projets de solidarité de la Caritas et aideront à l’animation de prières.
https://taizesumy.wordpress.com/


Toulouse (France)

Marie (Suisse), Christine (France) et Katarzyna (Pologne) seront accueillies par la paroisse du Saint-Esprit et par la communauté des Sœurs de la Bonne Nouvelle à Toulouse (France). Du 13 juillet au 9 août, elles partageront la vie des habitants de ce quartier du Quart-Monde, participeront à une semaine missionnaire et à un camp pour enfants :
https://tctoulouse.wordpress.com


Bad Doberan (Allemagne)

- Stanislaw (Pologne), Felix et Nikolas (Allemagne) et Hannes de la ville hôte vont vivre à Bad Doberan (sur la côte de la mer baltique, en Allemagne), accueillis par la communauté luthérienne. Du 26 mai à la fin juin, comme petite fraternité provisoire, ils animeront des prières dans le Muenster et ailleurs, participeront aux repas régulièrement partagés, travailleront au jardin solidaire et seront présents auprès de réfugiés :
https://doberan-taize.blogspot.de


Mustamäe (Estonie)

- Paulina (Pologne), Helena et Malena (Allemagne) vont passer le mois de juin dans la communauté luthérienne de Mustamäe (Tallinn/Estonie) et y vivre en petite fraternité provisoire. Elles vont y participer aux nombreuses activités, servir des repas et animer divers groupes. Des visites auprès d’autres communautés ecclésiales et chez des particuliers feront également partie de leur programme. smallprovisionalcommunityintallin.wordpress.com [https://smallprovisionalcommunityintallin.wordpress.com/]


Minden (Allemagne)

- Sarah (France), Marta (Pologne) et Julia (Allemagne) vont vivre du 17 mai au 16 juin en petite fraternité provisoire à Minden, Allemagne (dans la région de Bielefeld, Hanovre). Un groupe de chrétiens de différents confessions, en lien avec les communautés sur place, les accueille dans la « Simeonsherberge », autrefois une cure vide, maintenant transformée en lieu d’accueil et de rencontres. Elles vivront des engagements divers, comme par exemple dans une distribution de soupe…
tcminden.wordpress.com/ [https://tcminden.wordpress.com/]


Oberrieden (Suisse)

- Maciej (Pologne), Sebastian et Jan (Allemagne) vont vivre le mois de mars comme petite fraternité provisoire à Oberrieden et sa région, dans les environs du lac de Zurich (Suisse). Ils vont participer à différentes activités d’enseignement religieux, de visites dans les environs et s’engager dans plusieurs projets de solidarité :
https://taizeswiss.wordpress.com/


Zaragoza (Espagne)

- Zofia (Pologne), Katharina (Allemagne) et Nikki (Pays-Bas) partiront le 10 mars pour un mois à Zaragoza (Espagne) pour y vivre comme petite fraternité provisoire. Elles seront accueillies par le diocèse de Zaragoza et vont travailler comme volontaires avec les sans abri et les enfants du quartier Delicias :
https://taize-zaragoza.comiles.eu/i... [https://taize-zaragoza.comiles.eu/index.php]


Delemont (Suisse)

- Annika (Allemagne), Elsa (France) et Judith Heide (Allemagne) vont vivre en petite fraternité provisoire à Delemont, dans le Jura suisse, du 5 mars au 2 avril 2017. Elles seront accueillies par la Fraternité Orante Interconfessionnelle et les diverses paroisses du lieu. Elles vont s’engager dans la préparation de prières et rejoindre les activités auprès des personnes réfugiées dans le canton via le "Collectif citoyen Terre d’accueil" :
https://provisionalcommunitydelemon... [https://provisionalcommunitydelemont.wordpress.com/]


Akkar (Liban)

- Du 19 décembre 2016 au 24 janvier 2017, Rafaela (Suisse), Julia (Espagne), Maria (Roumanie) et Raquel (Portugal) vont vivre en petite fraternité provisoire dans le Nord du Liban. Dans la région d’Akkar, elles créeront des contacts avec les communautés environnantes, et s’intègreront dans le centre pour la paix "Relief and Reconciliation" avec d’autres volontaires et auprès de réfugiés d’origine syrienne :
https://lebanonprovisionalcommunity... [https://lebanonprovisionalcommunity.wordpress.com/]


Givors (France)

- Deux frères de Taizé et deux jeunes volontaires à Taizé vivront en petite fraternité provisoire à Givors, de début novembre jusque à la mi-décembre. L’idée est de passer quelques semaines dans un quartier périphérique de l’agglomération lyonnaise pour y vivre un temps de partage, de prières régulières, de rencontres, de visites, de soutien pastoral. Cette présence sera un petit signe de fraternité, de découvertes des signes d’espérance dans la vie du quartier, en lien avec les catholiques et les protestants et avec une attention particulière aux initiatives de dialogue entre religions. La petite équipe participera à des tâches pratiques, à un soutien social, à des visites pastorales et priera trois fois par jour. Ces prières pourraient être l’occasion d’un accueil large de ceux qui le souhaitent.


Bari (Italie)

- Szilárd (Roumanie), Markus (Allemagne) et Rui (Portugal) vont vivre à partir du 7 novembre comme petite fraternité provisoire pour un mois à Bari. Ils seront accueillis par la paroisse de San Marcello et la Comunità di Santa Scolastica. Ils animeront et participeront à des prières, et s’engageront dans un camp de réfugiés dans les environs :
http://pcinbari.blogspot.fr/


Torres Vedras (Portugal)

- Denisa (Slovaquie), Sarah et Rebecca (Allemagne) vont vivre comme petite fraternité provisoire du 7 août au 2 septembre à Torres Vedras, au Portugal. La paroisse São Pedro e Santiago à Igreja da Graça ainsi que la Communauté Concha de Santiago vont les accueillir, et elles vont s’engager dans l’animation de prières communes, des visites chez des particuliers et l’accompagnement de jeunes et d’enfants :
https://m.facebook.com/ProvCommunit... [https://m.facebook.com/ProvCommunity-Torres-Vedras-191474564600441/].


Milton Keynes (Angleterre)

- Franzi (Allemagne), Miriam (Espagne) et Bianca (Allemagne) vont vivre comme petite fraternité provisoire à Milton-Keynes (Angleterre, dans la région de Londres). Du 13 août au 11 septembre elles seront accueillies par "Church without Walls", une communauté très active à plusieurs égards dans la prière silencieuse et la prière commune, et dans diverses activités d’accueil :
http://miltonkeynes-taize.blogspot.fr/.


Münster (Allemagne)

- Du 24 juillet au 21 août, la paroisse St Lamberti, les communautés estudiantines et le séminaire de Münster (Allemagne) vont accueillir Andras (Hongrie), Anton (Allemagne) et Michael (Suisse). Ils vont animer des prières et s’engager dans différentes activités dans et autour de la paroisse :
https://www.facebook.com/groups/164... [https://www.facebook.com/groups/1649851295342091/].


Marrakech (Maroc)

- Nawojka (Pologne), Caren (Allemagne) et Maria (Espagne) vont vivre du 22 août au 22 septembre comme petite fraternité provisoire à Marrakech, au Maroc.
Elles seront accueillies par la paroisse catholique de la ville et l’aumônerie des étudiants catholiques et participeront à des multiples échanges et gestes de solidarité :
http://taizemorocco.tumblr.com/


Halle (Allemagne)

- La communauté protestante de Halle-Süd et la paroisse catholique de St Franziskus/halle (Allemagne), avec le monastère franciscain, accueillent au mois de Septembre Balint de la Hongrie, Pieter des Pays-Bas et Michael de l’Allemagne pour vivre l’expérience d’une petite fraternité provisoire. Les jeunes s’engageront comme bénévoles en divers lieux, spécialement dans le quartier de la Silberhöhe.
https://communitylifehalle.wordpres... [https://communitylifehalle.wordpress.com/]


Paris (France)

- Colin, Michael, Tomislav et Ben vivront du 5 au 31 août comme petite fraternité provisoire à Paris, logés chez des Dominicains et s’engageant dans une structure d’accueil pour enfants migrants.


Bruges (Belgique)

- En mai, Malena (Allemagne) et Ester (Espagne) vivent dans une petite fraternité provisoire avec la Communauté de l’Arche à Bruges (Belgique). Elles partagent leurs expériences sur le blog :
« One Month with the L’Arche-Community in Brugge » [http://smallprovisionalcommunity-arkbrugge.blogspot.fr/].


Birmensdorf (Suisse)

- Aussi en mai, Hannah, Maxie et Marlen (toutes les trois de l’Allemagne) sont dans une petite fraternité provisoire à Birmensdorf (Suisse), invitées par un groupe oecumènique. Elles partagent leurs expériences sur le blog :
http://smallprovisionalcommunity-bi... [http://smallprovisionalcommunity-birmensdorf.blogspot.fr/].


Krefeld (Allemagne)

- Leonie (Allemagne), Wing (Macao) et Anne Christin (Allemagne) iront en Juin à Krefeld (Allemagne). Les paroisses protestante et catholiques les ont invitées pour y vivre en petite fraternité provisoire. Elles partagent leurs expériences sur le blog :
http://https://taizekrefeld.wordpre... [http://https://taizekrefeld.wordpress.com/].


Sumy (Ukraine) - février/mars 2016

Du 21 février au 21 mars, Lenka (République Tchèque), Rafaela (Suisse) et Mira (Allemagne) ont vécu dans une paroisse catholique à Sumy, en Ukraine. Au début de leur expérience elles ont écrit :

Ce pays est vraiment différent de tout ce que nous connaissons, mais nous sommes si heureuses de l’occasion de le découvrir. Les gens sont très ouverts et chaleureux envers nous. Nous faisons aussi connaissance avec la situation difficile que traverse l’Ukraine. Beaucoup de gens sont sans travail, voire même sans abri. Deux fois par semaine nous faisons la cuisine pour eux. Nous sommes impressionnées par l’optimisme des gens. Mais des gens nous parlent aussi de la guerre et de membres de leur famille qui sont morts.

Nous avons visité un homme âgé aveugle pour l’aider avec le ménage, et il nous invite encore. Il nous étonne par sa foi. Pour lui, donner sa confiance est la source de la vie. En lui nous voyons une lumière intérieure. Son nom est Ishtvan.

Plus tard elles ont ajouté :

On a eu une prière avec beaucoup de paroissiens et des Africains. On a rencontré aussi quelques soldats de Donetsk , une expérience forte.

Rafaela a encore écrit :

Nous avons rencontré tant de gens si accueillants. Parfois je me suis demandée comment cela allait tourner, mais à la fin tout s’est toujours terminé positivement, comme si on était guidés par Dieu. Les prières quotidiennes nous aidaient à trouver le calme et à faire face aux questions.

Cela a été dur de prendre congé. Je n’avais pas imaginé que j’allais aimer tellement cette expérience, rencontrer tant de personnes intéressants et me sentir comme à la maison en Ukraine. Même si le départ a été difficile, ce séjour en Ukraine m’a donné une foi renouvelée, de la force et de la motivation pour ma vie.

Oksana, qui avait organisé sur place l’accueil la petite fraternité provisoire, écrit après leur départ :

Parmi les activités des jeunes femmes il y a eu beaucoup d’œuvres de solidarité, comme la cuisine, la distribution de repas pour des sans-abris, des visites aux personnes âgées et malades… Bien sûr nous avons consacré une soirée à la présentation de Taizé.

Nous sommes tous d’accord que cette fraternité provisoire était une expérience inoubliable. Alors nous aimerions inviter d’autres volontaires pour le Carême de l’année prochaine !


Grzybow (Pologne) - février/mars 2016

Katia, Julia et Josy ont vécu en petite fraternité provisoire de jeunes de mi-février à mi-mars à Grzybow, en Pologne, accueillis par la paroisse et la communauté rurale Zierno :

C’était important pour nous d’avoir les prières quotidiennes au cœur de notre fraternité. A coté de nos hôtes Ewa et Peter, il y avait une autre participante régulière : Magda, une jeune femme du village, qui venait chaque matin. Et même s’il y avait quelque problèmes de communication en anglais, elle restait souvent pour le thé ou nous invitait chez elle et son mari. C’était un défi de chanter en polonais, mais on voulait rendre la prière accessible au plus grand nombre.

Nos activités sociales en soi n’étaient pas spectaculaires. Mais pour les gens que nous avons aidés, elles étaient importantes. Par exemple nous aidions une femme, limitée à cause d’un handicap, à faire les achats et à visiter la tombe de ses parents. Et même si elle ne parlait ni allemand ni anglais, et nous autres, ne parlions pas le polonais, la communication allait de soi. Peut-être parce que c’est une femme très ouverte et curieuse.

Ewa, qui avait accueilli la petite fraternité à Grzybow, écrit :

J’ai expliqué aux jeunes femmes que les prières qu’elles animaient étaient pour moi comme des ailes qui m’aidaient à faire face aux défis et aux problèmes quotidiens...

Gyongyosoroszi (Hongrie) - février/mars 2016

Stephan, Javier et Timothy ont été accueillis comme petite fraternité provisoire à Gyongyosoroszi, en Hongrie, auprès des sœurs du Bon Pasteur, de mi-février à mi-mars. Le village est marqué par la population gitane :

Stéphane écrit :

Dans le petit village de Gyongyosoroszi nous avons rencontré une culture très différente de nos standards européens. Et pourtant nous partageons le même continent depuis des siècles. La population tzigane est nomade, alors ils vivent dans un monde et une société complètement différentes des nôtres. Ils évaluent les choses matérielles différemment.

Javier ajoute :

Dans l’école primaire nous faisons rire les enfants, nous jouons ensemble. Et les adultes sont aussi touchés par notre présence. Ils veulent nous dire à quel point est dure leur mission pédagogique. Les enseignants sont tous hongrois et les élèves sont tous, sans exception, tziganes. Tous les écoliers hongrois vont dans une autre école. Les enfants ne semblent pas touchés par cette ségrégation, mais des jeunes commencent à donner des signes de frustrations. Une grand-mère nous racontait à quel point cette séparation était présente dans sa vie, même quand, le dimanche, elle va à l’église…

Timothy :

Hier on avait la grande joie d’être invités par Katti et sa nombreuse famille. Au plaisir simple d’un bon repas s’ajoutait le bonheur qu’une telle invitation ait été possible. Quand il y a dix jours nous avions exprimé aux sœurs notre désir de partager avec des villageois un repas, elles pensaient que ce n’était pas possible.

Stéphane :

Nous trois, nous nous sommes sentis faits pour vivre une telle petite fraternité provisoire. Ce n’est pas que nous étions tous pareils, mais les différentes expériences de vie et de foi, les trois cultures légèrement différentes de nos pays, et même aussi nos voix pour chanter rendaient notre expérience plus riche que je n’avais jamais imaginé. Ce n’était pas toujours sans difficultés et parfois nous avions eu des discussions sur comment ou quoi faire. Mais c’était bien pour nous de savoir qu’il y avait comme un fondement commun sur lequel nous pouvions vivre.

Calais (France) - février/mars 2016

Petr et Tomasz, deux volontaires de Taizé, sont à Calais pour quelques semaines. Voici leur premier message, donnant des nouvelles de leur vie là-bas et de leur travail dans le camp des migrants :

Nous sommes dans la maison « Maria Skobsova » à la fin de notre deuxième jour à Calais. Marie et Adam ont parfaitement pris soin de nous et nous avons partagé un bon moment ensemble. Nous essayons d’organiser des prières communes à la maison, et surtout dans la Jungle. Nous avons aidé dans la cuisine dite « Belge » à distribuer 350 repas.

Mardi nous préoccupe tous, à cause de l’ultimatum de l’évacuation et de la destruction de la moitié du camp, où se trouve aussi « notre » église orthodoxe de l’Ange Saint Michel. Cet ultimatum a été utilisé plusieurs fois par le passé sans être réalisé, mais les gens ont bien sûr peur. S’il-vous plaît, priez pour cela.

Il y a quelques temps, quelques caravanes de volontaires du camp ont été attaquées, certaines brûlées. Heureusement, personnes n’y dormait à ce moment-là.

Pour nous, la première impression a été très forte… Le pire a été de voir des enfants dans le camp… et des familles avec des petits bébés… Est-ce un signe d’espérance ? En même temps, les parents sont épuisés.

Nous profitons de toutes les occasions pour échanger avec les gens dans le camp, pour toutes sortes de raisons… Quelqu’un veut une petite croix, un autre a besoin de matériel... Mais la majorité des gens veulent parler de leur journée, de ce qui va arriver mardi etc.

Quand nous avons quitté la Jungle aujourd’hui, une voiture nous a arrêtés au milieu de la route et des musulmanes en hidjab nous ont dit qu’elles avaient laissé pour nous une caisse de Bibles en anglais dans l’église...

Petr écrivait plus tard, le 14 février :

Dans la maison Maria Skobtsev, un de nous fait des réparations dans l’immeuble et répare aussi des bicyclettes. Hier nous avons eu une prière avec une vingtaine de personnes, surtout d’Arras et de Lille. Nous avions décoré notre chapelle et les gens d’Arras ont joué la guitare.

Nous avons eu un très bon partage avec des Calaisiens d’associations œcuméniques et de l’église anglicane. Je comprends un peu mieux les craintes des gens qui sont « fatigués des réfugiés ». Pour eux, c’était intéressant d’entendre parler de nos expériences quotidiennes dans le camp. Il est nécessaire d’être présent aussi parmi les Calaisiens. Nous devons essayer de les comprendre et eux doivent comprendre que nous ne sommes pas ici seulement pour les réfugiés, mais aussi pour eux. J’ai senti les peurs, les préjugés réciproques des gens du camp et des habitants de Calais. Notre maison devrait être un endroit pour construire des ponts entre les deux groupes.

Dans ce qu’on appelle la Jungle, chaque jour nous sommes allés à la chapelle orthodoxe des Erythréens. On y trouve Salomon. Il va toujours bien et dit constamment « pas de problème ». Quand nous étions seuls, nous priions avec des chants. Une fois je me suis joint à l’Eucharistie. Une petite fille de six ans chantait et priait avec tous. Elle me rappelait les enfants à Taizé, et quand j’ai pensé qu’elle aussi était la cible de la haine contre les réfugiés, je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer.

Frère Johannes, un prêtre responsable de la maison Maria Skobtsev, écrivait le 29 février :

Aujourd’hui la police a commencé la démolition forcée du camp… Peu avant, des chrétiens iraniens m’ont demandé de m’asseoir avec eux devant leurs baraques et de prier avec eux. (…) C’est un jour triste pour les gens du camp, qui déjà avaient fui la violence, la guerre et la pauvreté. Ils souffrent de traumatismes. S’il vous plaît : priez pour ceux qui ont perdu leurs maisons, leurs papiers et des affaires personnelles, et ceux qui ont été à nouveau victimes de violence.

Rome (Italie) - février/mars 2016

Pendant le Carême 2016, à l’occasion de l’Année Sainte de la Miséricorde, Xiaoxia (de Chine), Johanna et Franziska (de l’Allemagne), Dominika (de la Pologne) ont vécu en petite fraternité provisoire chez les sœurs canossiennes à Rome. Deux fois par jour elles allaient rejoindre quelques frères de la communauté pour animer une prière méditative avec les chants de Taizé dans l’église San Giovanni Battista de’Fiorentini.

De Franziska :

Traverser une rue à Rome est un pèlerinage de confiance. On doit avoir le couragede faire le premier pas sur l’asphalte pour voir les voitures ralentir. Faire partie d’une petite communauté provisoire dans la capitale de l’Italie ressemble aussi à cela. Il y a pas mal d’incertitudes comme par exemple le fait qu’aucune de nous ne parle italien. Mais comme par enchantement nous arrivons à trouver notre chemin dans la ville. Et en entendant parler les gens dans la rue, on se rend compte qu’on n’est pas la seule Allemande, la seule Polonaise, ni même la seule Chinoise dans cette ville si touristique.

Nos jours sont structurés par les trois prières : la prière du matin autour de 9.00 h à la maison, la prière de midi et celle de l’après-midi à 17.00 h avec quelques frères de Taizé dans une chapelle de San Giovanni Battista dei Fiorentini.

Entre les deux prières de l’après-midi nous pratiquons activement la solidaritée en aidant à la cantine de la Caritas. Elle sert entre 450 et 550 repas à des sans-abris, chômeurs et réfugiés. Beaucoup de gens viennent aider. Pendant notre travail nous nous mettons spontanément à chanter, ce qui est en général très apprécié par ceux qui mangent. Pour beaucoup de ces personnes, la chose la plus importante est que nous donnions notre temps pour être avec eux. Aider sans forcément parler la même langue, nécessite de la confiance dans un premier temps, mais nous découvrons que ce n’est pas difficile. Après tout nous sourions tous dans la même langue.


Lancaster (Angleterre) - février/mars 2016

Du 15 fèvrier au 15 mars, Lisa, Camilla et Elli ont vécu en petite fraternité provisoire de jeunes à Lancaster, dans la communauté de Lunesdale. On peut trouver les impressions de leur séjour dans le blog :
lunesdale.community/blog [http://lunesdale.community/blog/].


Porto (Portugal) - janvier 2016

Au mois de janvier, Rita (Irlande), Cecilia (Italie) et Ina (Allemagne) ont vécu en petite fraternité provisoire de jeunes à Bonfim/Porto. En voici quelques échos :

Pourquoi je suis ici ? Je ne peux pas parler la langue et personne ne comprend mon anglais car « je parle trop rapidement, avec un drôle d’accent. » Je ne chante pas bien, je ne sais pas très bien ce qui se passe ! Pourquoi je suis ici ? Alors cette invitation me revient à la mémoire : il suffit que tu sois là, avec les gens et en priant trois fois par jour – c’est tout.

Il y a un étrange phénomène d’interaction avec les gens quand on ne parle pas la même langue. Cela ne signifie pas qu’on ne se comprend pas. Sans langue commune, sans les malentendus qui surviennent parfois avec les paroles, sans cette tendance à s’étiqueter les uns les autres, vient un moment étrange et beau où l’on est juste présent l’un avec l’autre. Nous sentons que nous faisons partie de la même famille malgré la barrière de langue. (…)

La petite communauté autour du prêtre de la paroisse, le Père Nuno, a été très accueillante, très chaleureuse et attentive. C’était palpable que le prêtre et tous les gens de sa maison étaient très heureux que nous soyons là. Cela se manifesta par une quantité d’accolades et de sourires. Cet environnement accueillant et simple nous a aidées à être spontanées et à être simplement nous-mêmes : c’était essentiel pour construire la petite fraternité provisoire. On a réussi à trouver un équilibre entre notre espace et le temps partagé avec les gens de la paroisse. Nous vivions dans une maison située à coté de celle du Père Nuno, mais séparée.

Dans la matinée nous avons aidé à des activités simples de la paroisse : emballage, nettoyage, photographie. L’après-midi nous avons passé du temps dans un « foyer de jour » pour des personnes âgées, et le soir nous avons collaboré à un projet qui visait à ramasser des restes de nourriture de restaurants en vue d’une redistribution à des familles dans le besoin.

Le travail dans le « foyer de jour » n’avait pas un but pratique, il n’y avait aucune attente de leur part, ce qui le rendait très fort et en faisait un vrai service. De notre côté, nous avions d’abord des attentes, comme par exemple celle de faire des grandes activités en vue de les connaître mieux. Mais rapidement nous avons compris qu’il s’agissait d’y être présentes tout simplement et de partager notre temps avec ces personnes âgées qui parfois sont assises sur chaises et divans pendant toute la journée. Nous avons vécu une prière merveilleuse avec elles ! C’était un moment d’harmonie pure et de paix, et ils en redemandaient ! Nous étions très reconnaissantes pour ce partage !

Le projet de la « banque alimentaire » était magnifique. La plus belle chose était le mélange des gens qui y travaillaient et ceux qui y venaient, avec toute une variété d’histoires. Ils travaillaient en petits groupes, différents chaque jour, chacun avec son système et sa personnalité.

Vendredi 29 Janvier nous avons organisé une veillée de 9 h de soir à 9 h du matin. Beaucoup de gens sont venus et la chapelle était remplie pendant de nombreuses heures. Nous avions une prière toutes les heures, et le reste du temps nous étions en silence ! On ne se l’était jamais imaginé, mais cela fut splendide !

Il n’était pas toujours simple de passer tant de temps ensemble. C’est normal qu’il y ait des tensions et des malentendus. Nous y avons fait face, malgré nos différences. La vie commune est un défi, en chaque vie commune il ’est inévitable qu’’il y ait des jours plus difficiles. Mais les moments beaux et légers font contrepoids !

Le père Nuno écrit :

L’expérience d’un mois semble courte, il n’y a pas assez de temps pour vivre, pour résoudre certains conflits, mais c’est cela qui a été possible. Ma maison et ma paroisse restent toujours ouvertes pour accueillir une autre fraternité provisoire. Je pense que l’évangélisation des villes passe par ce témoignage de personnes qui prient et qui travaillent avec le seul désir de servir Jésus. Si la communauté-famille est de moins en moins évangélique, c’est très important de susciter l’existence de petites fraternités qui vivent la radicalité de l’évangile. Elles ne remplacent pas la famille, elles vont au-delà de la famille.

En 2014 et 2015


Slavonsky Brod (Croatie)

Dans la continuité d’un engagement auprès de réfugiés, en novembre/décembre, Samuel (Allemagne), Joshua (Pays-Bas) et Jaap Jan (Pays-Bas) ont vécu quatre semaines à Slavonsky Brod (Croatie), travaillant avec le Service des jésuites pour les réfugiés. Voici quelques impressions :

Nous travaillons dur dans le camp. Les réfugiés sont enregistrés et reçoivent un pique-nique avant de rejoindre un chapiteau chauffé. Nous essayons d’être à leur côté et de les servir. Nous les mettons en relations avec les personnes appropriées, nous sourions, parlons, répondons aux questions, rassemblons des familles, animons des enfants.
 
Les yeux des enfants nous portent en avant, même si nous sommes fatigués. Un Irakien nous disait : « Si nous voyons des volontaires cela réchauffe le cœur. On n’arrive pas à comprendre comment des gens peuvent donner leur temps et renoncer à leur lit chaud pour être avec nous dans la nuit et nous aider. »
 
C’est si fort de voir les réfugiés paisiblement ensemble après avoir traversé des expériences si difficiles. Partager l’espoird’un temps meilleur les unit et, en fait, nous unit tous. Quand ils sont en deuil, nous le sommes avec eux, en silence. Quand ils prient, nous prions avec eux, en silence.
 
Nous essayons aussi d’animer un peu la vie commune des volontaires. On fait la cuisine. Nous essayons de « servir ceux qui servent ».
 
Même s’il n’y a pas de lieu pour notre prière, nous avons pu inviter quatre de nos collègues à une prière dans le camp pour les réfugiés et les volontaires. Parfois nos co-volontaires musulmans nous invitent à dire la bénédiction.


Dresde (Allemagne)

En novembre 2015, Lea (Allemagne), Anna (Pologne) et Michaela (Allemagne) ont vécu dans une petite fraternité provisoire à Dresde :

Nous avons préparé une tarte aux pommes et avons visité une dame âgée qui ne peut plus participer aux prières de l’assemblée. Elle était si heureuse d’avoir quelqu’un à qui parler, et nous aussi. Nous avons chanté ensemble… Pour nos prières du soir chacun était invité et ainsi nous nous retrouvions très divers, gens de lla paroisse et amis de Taizé. Parfois nous n’étions qu’entre nous.

Raphaela, contact de la paroisse qui les a accueillies, écrivait aussi :

A Gorbitz vivent beaucoup de gens qui ont dû fuir leurs pays. Les trois jeunes filles accompagnent parfois certains d’entre eux à l’hôpital comme un Syrien ne parlant ni allemand, ni anglais. Nousvivons tous ce temps comme une grande bénédiction. Certaines choses planifiées ne se réalisent pas, mais des portes inespérées se sont ouvertes.

Deux semaines après cette expérience, Anna écrivait encore :

Pour l’instant j’ai encore l’impression d’y être, j’essaie de continuer à vivre comme là-bas : spécialement par les prières, par le besoin de rencontrer des gens de façon simple et de partager leur vie...


Budapest (Hongrie)

Trois jeunes volontaires, Samuel (Pays-Bas), Adam (Royaume-Uni) et Petr (République Tchèque) ont été un mois en Hongrie, accueillis par les Jésuites de Budapest, pour vivre en petite fraternité provisoire dans un pays marqué ces dernières semaines par le passage de dizaines de milliers de réfugiés. Ils ont aidé en plusieurs projets du Service Jésuite des Réfugiés, ensemble avec une jeune volontaire hongroise envoyée depuis Taizé, qui a été accueillie par une famille.

Ils passaient leurs journées au Fót, un centre de réfugiés pour les enfants et les jeunes de moins de 18 ans. Ils ont également été deux par deux sur la frontière austro-hongroise et sur la frontière croato-serbe, où ils ont aidé à distribuer des vivres, du thé chaud, des vêtements et des couvertures. Parfois ils y restaient la nuit, pour remplacer les bénévoles qui étaient très fatigués.

Voici quelques passages pris de leur journal :

« Quand nous sommes arrivés au Fót ce matin, nous avons été chaleureusement accueillis par les garçons que nous avons rencontrés hier. Nous avons commencé la journée en cherchant comment rendre le lieu plus accueillant et confortable... Un des enfants a pris une photo avec moi et il me l’a montrée ensuite. Le sourire sur son visage était vraiment important pour moi. »
 
« Pour nous, c’était évident que nous voulions prendre les repas avec nos amis réfugiés. Mais cela n’était pas si évident pour eux… Le fait que nous fassions la queue dans la même ligne, pour avoir la même nourriture simple, les a beaucoup étonnés. Certains d’entre eux sont venus vers nous, laissant leurs plats surveillés par d’autres, pour nous servir une tasse d’eau. Ils ont même partagé avec nous les cacahuètes et biscuits qu’ils avaient reçus. Les murs entre nous ont ainsi été abattus. »
 
« Au déjeuner,on pouvait vite comprendre qui venait d’arriver. Les nouveaux coupaient la queue d’une façon un peu rude, tandis que ceux qui étaient déjà là étaient aimables et respectueux des règles. Un des garçons, un Afghan qui pouvait parler anglais et qui semblait être leur chef, avait mis de côté un peu de nourriture pour l’un de nous qui est arrivé plus tard. »
 
« Dès le premier jour, nous avons remarqué qu’ils aiment beaucoup la musique, surtout le chant. Nous avons donc apporté une guitare. Etonnamment, certains d’entre eux nous ont demandé d’apprendre à jouer de la guitare. Pour commencer, nous nous sommes assis dans un cercle et nous avons chanté et écouté leurs chants. »
 
« Presque tous sont prêts à aider et à travailler avec nous. Nous avons aujourd’hui lavé certaines fenêtre et les portes. La plupart d’entre eux sont conscients que cette maison est pour eux et pour tous ceux qui vont venir après eux. Beaucoup d’entre eux sont venus à nous aujourd’hui avec des idées de noms pour cette maison, et il semble que le lieu sera appelé : ‘Happy House’ ».
 
« Aujourd’hui ils célèbrent la fête de ‘Eid Mubarak’ et nous leur avons demandé comment ils veulent le faire. C’est une fête musulmane en souvenir du sacrifice d’Abraham. Pour cette occasion, d’habitude ils mangent beaucoup. Normalement il faut un agneau. Mais ils étaient heureux avec la nourriture simple, des fruits frais et des fruits secs. Le plus important pour eux a été de bien se coiffer et de se raser. »
 
« C’était aussi très beau de voir comment les garçons se respectent mutuellement et comment ils essaient d’être ouverts les uns aux autres, et à nous aussi. Au cours de la fête, la plupart du temps nous étions assis dans un cercle, avec la musique afghane, et il y avait toujours quelqu’un qui dansait. »
 
« Un des garçons, Ibrahim du Pakistan, m’a pris à part lors de la danse et il m’a montré tous les plats, simples mais colorés, qui étaient derrière le cercle des garçons souriants. Au milieu du cercle, trois jeunes dansaient sans chaussures sur un tapis arabe. Il m’a dit : ‘Cela c’est le bonheur !’ »
 
« Samedi, j’ai amené trois étudiants hongrois au Fót, pour les introduire dans ce lieu et les ouvrir à à l’idée d’aider et d’accueillir des réfugiés. Ils étaient critiques . J’ai expliqué que nous devions faire ce que nous pouvons pour rendre la vie des réfugiés plus heureuse… »
 
« Au déjeuner, je me suis assis à table avec des garçons irakiens. Un des garçons m’a dit qu’il aimait beaucoup les oignons. Après le déjeuner, je suis allé acheter des oignons. Quand je les lui ai donnés, il y a eu un vrai bonheur dans ses yeux. Je ne pensais pas que donner 4 oignons à quelqu’un créerait un tel bonheur. »
 
« J’ai beaucoup de chance d’avoir été envoyé en Hongrie pour aider. J’aimerais pouvoir faire plus, et j’espère que d’autres jeunes vont continuer. Je souhaite que nous puissions tous comprendre que ces gens ont fui le danger, la guerre, la tristesse et le désespoir et ils marchent vers la liberté, l’espoir, un avenir. Nous devons mieux comprendre cela et les aider. »
Samuel (Pays-Bas), Adam (Royaume-Uni) et Petr (République Tchèque)


Granollers (Espagne)

Bonjour de El Xiprer ! Merce vit dans un centre d’accueil, elle en est l’âme. A l’étage vivent des familles. Dans ce centre il y a aussi la banque alimentaire, une buanderie, une cuisine professionnelle, une grande salle, quelques bureaux, des douches et, dans un bâtiment à côté, une chapelle. Il y a une distribution alimentaire sept jours sur sept et le déjeuner est offert à environ 50 personnes ayant des difficultés sociales. Le petit déjeuner est offert aux sans-abri, principalement des jeunes immigrés africains. Depuis 40 ans, il y a aussi des rencontres de la communauté deux fois par semaine, pour des prières et des célébrations.
 
Merce est une femme très accueillante et sa maison est ouverte à tout le monde. Nous avons des prières de Taizé dans la chapelle trois fois par jour et tout le monde peut y participer. Merce, Tere et Xavi, qui vivent dans El Xiprer, y viennent très souvent, ainsi que des bénévoles et des personnes aidées par le centre. Deux fois par semaine, au lieu de faire une prière de Taizé, nous nous joignons à la prière de la communauté. Les célébrations du samedi soir sont vives et profondes. Chaque dimanche soir, nous prions une demi-heure en silence pour la paix, selon une des propositions de frère Alois pour 2015. Ces temps de prière sont importants pour nous, parce qu’ils sont une pause dans nos journées bien actives et parce qu’ils nous permettent de penser, réfléchir et prier pour ces gens. Même si nous ne sommes pas de bons chanteurs, nous avons pu créer une atmosphère priante : voilà un miracle pour nous !
 
Le matin, nous aidons à la banque alimentaire. Nous préparons des chariots de nourriture à distribuer, nous remplissons les étagères avec des produits et nous préparons des paquets de farine, légumes, fruits, œufs , oignons et pommes de terre. L’engagement des bénévoles, essentiels au fonctionnement du centre, nous a beaucoup impressionnées. Nous partageons le déjeuner dans le « comedor » avec les gens dans le besoin. Les sourires sont importants pour pouvoir partager quelque chose avec eux. Peu à peu, nous avons été acceptées. Dans l’après-midi nous avons un peu de temps libre. Pour partager entre nous, dormir, préparer les prières...
 
Le plus important pour nous pendant ce temps a été de rencontrer des gens. Beaucoup d’entre eux ont partagé avec nous d’une manière profonde et sincère sur leurs vies et sur leur foi.
Marie (France), Marketa (République Tchèque) et Martina (Allemagne)


Bellvitge (Espagne)

Notre séjour à Bellvitge, comme petite communauté provisoire, touche à sa fin. Nous avons eu de nombreuses expériences, riches et intenses. Nous avons reçu une grande hospitalité et les gens de la paroisse étaient très heureux de nous rencontrer.
 
Bellvitge est un quartier de la deuxième plus grande ville de Catalogne, Hospitalet de Llobregat, à 30 minutes en métro du centre de Barcelone. Le quartier a été fondé il y a 50 ans et la paroisse est encore plus récente. Le bâtiment paroissial a été construit en 1993, avec une église, une chapelle, une petite bibliothèque, quelques petits bureaux (pour les prêtres et les personnes employées par la fondation La Vinya), une banque alimentaire, une cuisine, de nombreuses salles de réunion et notre appartement...
 
La prière a été un moment très important pour notre communauté. Trois fois par jour, nous avons prié dans une petite église ancienne, appelée « la Ermita », à trois minutes à pied de l’endroit où nous vivions. Prier ensemble nous a unies les unes aux autres et aussi avec la paroisse. Nous n’avons presque jamais été dans la Ermita sans que quelqu’un ne se joigne à nous pour la prière.
 
Nous avons travaillé tous les jours dans la paroisse : aidé à la banque alimentaire, peint les murs, travaillé avec les enfants dans un camp d’été.
 
Nous avons beaucoup apprécié de rencontrer ainsi les gens et de partager un peu de leur vie. Ici, les gens vivent la solidarité très concrètement, mais aussi d’une manière très discrète. Cela veut dire principalement travailler ensemble et prendre le temps de s’écouter et de partager les joies quotidiennes. La solidarité ne signifie pas avoir beaucoup à donner ou être très efficace pour aider, mais être présent parmi les gens et partager avec eux.
 
Notre vie commune a été une occasion de grandir et d’apprendre les unes des autres. Nous avons des personnalités très différentes et nous avons dû faire face à certaines tensions, également en raison de différences culturelles. Dans la vie courante, nous avons fait face à notre propre pauvreté : nous nous sentions souvent impuissantes à surmonter les tensions et les problèmes, mais les prières nous ont aidées à les confier à Dieu et à garder la paix du cœur...
 
Nous avons laissé Bellvitge hier soir et avons dû dire "Adios" (et "Adeu" !) aux gens de la paroisse. Toutes, nous nous sentons plus riches après cette expérience.
Natalie (Allemagne), Miriam (Allemagne) et Lena (France)

Hérouville Saint Clair (France)

Le mois de mai avec la petite fraternité provisoire à Hérouville Saint Clair s’est achevé, et nous sommes très heureux d’avoir vécu cette belle expérience !
 
Les 3 jeunes Sarah, Jule et Caterina ont été fort appréciées partout pour leur authenticité, leur attention, leur disponibilité. Aux prières quotidiennes, plusieurs personnes sont venues et ont redécouvert la joie d’une prière commune simple, belle et accessible. Ici cela a permis des rencontres ou des retrouvailles entre personnes qui pourraient permettre des suites à l’avenir...
 
Ce qui était beau aussi était leur façon de discerner et décider ensemble quand il le fallait, alors qu’elles ne se connaissaient pas à l’avance. Elles ont été heureuses de découvrir autant de personnes et d’expériences, même si parfois il fallait rouler vite à vélo pour se rendre d’un lieu à l’autre ! Entre un atelier artistique ou bricolage avec des personnes en sortie de maladie psychique, des balades avec des personnes handicapées physiques, des jeux avec des personnes âgées isolées, une rencontre avec les enfants ou avec des lycéens, l’aumônerie des étudiants, la distribution de colis alimentaires... le rythme était parfois soutenu !
 
Au moment de dire au-revoir à la fin de l’eucharistie de dimanche devant toute l’assemblée, l’émotion était présente ! D’abord pour être reconnaissants envers les frères de Taizé qui ont eu l’idée de ces petites fraternités et le fait qu’elle se soit concrétisée... Cela encourage à ce que d’autres belles idées puissent se réaliser et apporter la joie d’une communion et du partage !
Père Michel, d’Herouville


Düsseldorf-Gerresheim (Allemagne)

Nous habitons un petit appartement dans une belle partie de la ville – Gerresheim. Nous prions le matin dans notre appartement et le soir on alterne entre l’église catholique et l’église évangélique. Généralement entre 20 et 30 personnes se joignent à nous. Tous les jours, nous aidons dans une maison pour personnes âgées atteintes de démence : nous jouons avec elles, partons pour une promenade, aidons à les nourrir... Nous apprenons comment notre seule présence peut être utile : la plupart des patients ne parle même pas l’allemand, ils ne reconnaissent pas les gens qui sont autour d’eux, mais ils sentent que quelqu’un est avec eux et veille sur eux. Et cela compte ! Les après-midis, parfois nous prions avec quelques visiteurs dans la petite chapelle de la maison.
 
Deux fois par semaine, nous allons à l’école élémentaire jouer avec les enfants et les soutenir dans leurs devoirs. Nous allons aussi à la petite école maternelle, où la plupart des enfants sont de familles réfugiées. Nous participons à des projets sociaux qui leur sont consacrés, comme le « café international », où les réfugiés de la région sont invités à prendre une tasse de café et un morceau de gâteau et à passer du temps ensemble dans une atmosphère agréable. Samedi dernier a été organisé un atelier de vélos : ceux qui avaient un vélo en panne et ne pouvaient pas se permettre de payer la réparation, pouvaient l’amener et le faire réparer gratuitement. Des travailleurs sociaux ont trouvé aussi des vélos qu’ils ont donnés à certaines personnes. De petites initiatives de ce genre sont souvent prises dans cette partie de Düsseldorf, où vivent de nombreux réfugiés. C’est très beau à voir !
 
Les samedis, nous visitons l’église orthodoxe copte : nous participons aux services et rencontrons les gens, qui nous accueillent comme membres de la famille. Après le service, tout le monde se rassemble dans une grande salle, chacun apporte quelque chose à manger et on partage, on parle, on rit ensemble... des réunions de jeunes y sont aussi organisées. Dimanche dernier, nous avons eu une prière avec des chants de Taizé puis nous avons animé une petite rencontre sur la vie à Taizé. Certains d’entre eux prévoient d’aller à Taizé cet été ! Le dimanche d’avant il y avait un atelier sur les différences culturelles entre l’Allemagne et l’Egypte.
 
Notre calendrier est assez équilibré : il y a des jours pleins de travail et d’événements, mais nous avons aussi du temps pour nous, pour aller faire une promenade, visiter une ville ou tout simplement passer la soirée ensemble dans notre appartement.
 
Nous recevons beaucoup d’invitations chaque semaine : les gens semblent très heureux que nous soyons ici et ils nous invitent pour nous rencontrer, prier ensemble. Et nous aussi, nous sommes très heureuses. Parfois, il semble que nous donnons si peu et recevons tant...
 
Nous aimerions demander votre prière pour ceux qui nous accueillent si chaleureusement.
Ebba de Suède, Mareike d’Allemagne et Nawojka de Pologne


Sélestat (France)

Nous sommes déjà dans la dernière semaine de notre séjour. Au cours des trois premières semaines, nous avons travaillé dans différentes institutions sociales (distribution de nourriture, de vêtements, maisons de retraite...) Nous animons aussi trois prières quotidiennes, celle de midi et celle du soir étant ouvertes à tous ceux qui veulent se joindre à nous. A midi, il y a toujours quelqu’un qui vient prier avec nous et nous apporter quelque chose à manger.
 
Nous avons participé aux célébrations de la Semaine Sainte à Sélestat et nous sommes allées à Strasbourg pour la messe chrismale.
 
Nous avons reçu un accueil chaleureux et nous nous réjouissons de faire partie de la communauté œcuménique à Sélestat.
 
C’est beau de voir à quel point les gens sont engagés dans les institutions sociales et les communautés. Il devient clair que la solidarité commence dans la coexistence quotidienne et qu’il n’y a pas besoin de grandes actions.
 
D’une façon très simple, ici tous les jours nous sommes libres pour participer à une nouvelle solidarité.
Anna, Regina, et Annika d’Allemagne


Aschaffenburg (Allemagne)

En février-Mars 2015, Franziska (Allemagne), Meghan (USA), Lena (Allemagne), Johanna (Allemagne) et Amandine (Belgique) on vécu en petite fraternité provisoire à Aschaffenburg (Allemagne).


Birmingham (Grande-Bretagne)

En janvier et début février, nous avons accueilli dans notre communauté pendant cinq semaines Jenny et Jurg, un jeune couple suisse. Eux deux et nous trois, nous avons formé une « petite fraternité provisoire ». C’était un peu différent d’autres expériences, car nous avons invité deux nouveaux membres dans une communauté qui existait déjà et continuera d’exister après leur départ.
 
Nous avons découvert de nouvelles façons d’être communauté. En mangeant ensemble, en vivant, parlant et riant ensemble nous avons grandi et appris à connaître l’autre. Ces cinq semaines ont été une belle expérience partagée.
 
Initialement, nous espérions trouver d’autres personnes qui voudraient prendre un engagement à long terme avec nous, mais jusqu’ici cela n’a pas été le cas. A plusieurs reprises, nous avons rencontré des gens qui voulaient partager cette vie pour de courtes périodes. Cela a engendré certains défis, la nécessité d’établir des relations avec des nouvelles personnes, ne pas pouvoir partager les responsabilités avec d’autres à plus long terme.
 
Mais il y a également eu des joies incommensurables, ces millions de petites choses que nous avons partagées, de nouvelles découvertes, de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres. Étre soutenus par d’autres dans une vie centrée sur la prière. Partager des positions théologiques différentes, en sachant que nous pouvons toujours nous asseoir et manger ensemble comme une seule famille.
 
Nous avons appris qu’il y a des moments où il est préférable de ne pas tenir à des décisions trop intransigeantes, ou d’essayer de concilier les contraires. Nous avons également appris l’importance et le besoin de constance. Paradoxalement, c’est l’expérience de tant de changements qui nous a appelé à nous accrocher fermement au cœur de ce qui fait notre communauté. Nous sentons bien que les valeurs fondamentales ne sont pas mises en question.
 
Je suis heureux de me contenter de cet équilibre entre le provisoire et le permanent qui semble avoir caractérisé notre aventure jusqu’à présent.
Carrs Lane Lived Community


Rotterdam (Pays-Bas)

Nous sommes arrivés à Rotterdam.
 
Le programme était trop chargé au début, mais après avoir parlé ensemble nous avons été en mesure de le modifier légèrement. La première semaine, nous avons toujours prié et mangé dans la même église, Paradijskerk, et nous n’avons pas eu beaucoup d’occasions de découvrir d’autres réalités. Je pense que c’est mieux d’avoir des prières dans différentes églises.
 
Les sœurs qui nous ont accueillies à Paradijikerk ont manifesté une grande compréhension et nous sommes très reconnaissantes de cet accueil chaleureux. Maintenant nous sommes entrées dans le rythme des prières trois fois par jour et des petits travaux qu’il faut faire pour cela, ouvrir l’église, allumer les bougies et sonner les cloches. Ce dernier travail est celui que nous aimons le mieux. Deux cloches à la fois dans une main c’est un peu difficile, mais nous sommes de mieux en mieux entrainées. Non pas des cloches d’alerte mais de doux appels de l’église !
 
Nous avons apprécié de voir de plus en plus de gens venir aux prières. Les jeunes d’ici continuent fidèlement les prières depuis la rencontre européenne d’il y a quatre ans. Il nous ont pris sous leur aile et c’est beau de voir des visages familiers. Tous les vendredis les jeunes de la paroisse organisent une prière, et ce soir nous aurons l’évêque catholique avec nous.
 
Nous sommes également impliquées dans différents projetsdans la ville. Nous avons passé beaucoup de temps à aider les sœurs de Mère Teresa à nourrir les sans-abri. Nous avons participé à quelques rencontres de jeunes dans les paroisses, dans le cadre du « tour de la foi » de l’évêque catholique, et nous avons pris part à plusieurs initiatives organisés par Paradijkerk.
Alina et Michaela d’Allemagne et Sorcha d’Angleterre


Montpellier - Montferrier - Prades (France)

Notre petite fraternité provisoire a été accueillie à Montferrier-sur-Lez et Montpellier. Nous logeons à l’internat d’un lycée catholique. Le matin, nous rencontrons les gens accueillis à la « Halte Solidarité » à Montpellier, qui vivent dans la rue ou sont mal logés. Toute une autre réalité s’ouvre pour nous quand nous parlons avec ces personnes, et surtout quand nous les écoutons, elles qui vivent des choses souvent très dures, mais qui ont besoin de dialoguer, d’être écoutées. Nous les accueillons aussi à nos prières.
 
En plus, nous sommes régulièrement invités dans des aumôneries et groupes de jeunes un peu partout dans le diocèse de Montpellier. Avec eux nous avons eu des discussions très intéressantes, entre autres sur des questions liées à la vocation, aux caractéristiques des différentes confessions – notre petite fraternité étant œcuménique.
 
Nous avons eu la chance de participer à des eucharisties et à des prières avec une multitude de groupes religieux : les sœurs de Bethléem dans leur monastère à Mougères, des frères dominicains, le prêtre en charge des personnes accueillies à la Halte, deux paroisses protestantes, plusieurs paroisses catholiques, les évêques et leur équipe à la maison diocésaine... En plus, nous avons été invités dans une mosquée.
 
Ce séjour nous a permis de vérifier que vivre ensemble, prier, partager des repas et des sentiments entre personnes de différentes origines, cultures et langues est tout à fait possible. Nous sommes très reconnaissants à tous ceux qui permettent cette expérience et qui la rendent si agréable.
Xiaochen de Chine, Cândido du Portugal et Lukas d’Allemagne


Châtillon (France)

C’est difficile à croire que cinq semaines se sont déjà écoulées et que nous sommes déjà de retour à la maison. Et c’est aussi difficile à trouver les mots pour décrire notre expérience, nous ne pourrons jamais assez remercier notre paroisse de Châtillon et la communauté de Taizé pour nous avoir permis de vivre cette expérience qui a changé notre vie.
 
Rien ne pouvait être tenu pour acquis, le début n’a pas été facile. Il faut du temps pour se mettre ensemble quand on vient de quatre pays différents, avec différentes cultures, venant de milieux bien différents... Mais à la fin, nos efforts ont porté leurs fruits : nous sommes arrivées comme étant étrangères les unes vis-à-vis des autres, mais nous sommes parties comme amies et même comme des sœurs.
 
Les journées étaient très variées, parfois nous avons pris part aux activités de la paroisse, parfois nous sommes parties à Paris ou quelque part dans le diocèse pour découvrir comment les chrétiens y vivent.
 
Nous découvrons aussi l’importance de la prière commune pour la vie commune. Prendre du temps ensemble pour offrir à Dieu ce que nous vivons nous a vraiment aidé dans notre vie quotidienne.
Amandine, Katharina, Sandra et Chimène


Leeuwarden (Pays Bas)

L’horloge tourne, le temps passe, voici déjà un mois que nous sommes là. Notre aventure touche à sa fin, c’est l’heure du départ, des adieux, des au-revoir, des recommandations … le cœur empli de bonheur et nos bagages pleins de souvenirs. Il est temps de reprendre le cours de nos vies, la parenthèse est finie, lever de rideau ! Maintenant il faut retourner à notre quotidien, nos habitudes, nos traditions, retrouver nos familles, nos pays […] mais la différence c’est que nous avons grandi, nous avons mûri et nous avons changé ! Oui, aujourd’hui nous pouvons l’affirmer : nous avons réussi à créer une petite communauté, nous sommes tout à fait conscientes du côté provisoire de la chose mais nous somme fières de l’avoir entrepris et de l’avoir réussi. C’est assurément une des plus belles expériences qu’il nous sera donné de vivre que d’essayer de construire quelque chose d’aussi fort, d’aussi intense, d’aussi prenant et d’aussi vivant !
 
Nous sommes redevables à toutes les personnes qui nous ont accueillies ici, de près, ou de loin, au travail ou à l’église. À tous ces gens grâce à qui cette expérience de vie restera gravée à tout jamais dans nos mémoires, nous disons : MERCI !
Camille


Amstetten (Autriche)

Chaque matin, nous prions dans la maison, et c’est beau de commencer tous les jours avec le chant et le silence. Même s’il est parfois difficile de se lever tôt, nous sommes toutes motivées pour prier, et nous apprécions la prière du matin. Après, nous prenons le petit déjeuner ensemble, puis nous partons pour les activités. Deux d’entre nous vont deux fois par semaine à un « marché social » » où les gens sans beaucoup d’argent peuvent acheter de la nourriture pour un prix modique ; la troisième se rend à un magasin de vêtements de seconde main. Dans ces lieux, nous rendons service, nous buvons du café et nous passons la matinée avec les autres personnes qui y travaillent. Le mardi, nous visitons un monastère avec des sœurs âgées, nous passons du temps avec elles et les aidons un peu.
 
Presque tous les jours, nous avons la prière de midi dans l’église d’un monastère à Amstetten, où les sœurs franciscaines prient, parfois rejointes par certaines classes de l’école du monastère. Nous prenons aussi le déjeuner dans la cafétéria de l’école du monastère, où nous rencontrons les enseignants.
 
Dans l’après-midi nous avons d’autres activités, telles que des visites aux personnes âgées d’un club de la Croix-Rouge le lundi, un club pour les adolescents en difficulté scolaire le jeudi et un club pour enfants le vendredi. Chaque soir, nous prions, la plupart du temps dans l’église à côté de notre maison, et souvent quelques personnes de la communauté locale nous rejoignent pour la prière. Parfois, nous nous joignons à une prière avec les chants de Taizé ailleurs, ou nous organisons une prière à un autre endroit.
Ashley, Nynke et Wilma

Mantova (Italie)

Nos journées étaient structurées par les trois prières par jour et l’aide à l’équipe locale de la Caritas, pour servir des repas aux pauvres et les rencontrer, faire la vaisselle, le nettoyage, l’emballage alimentaire, divers petits boulots. Nous avons eu aussi un grand nombre de rencontres : avec des groupes de jeunes, dans les écoles, dans différentes églises, et avec l’évêque de Mantoue. De cette façon, nous avons pu témoigner de notre vie communautaire, de notre motivation, de notre foi.
 
Certaines rencontres ont été de vrais défis, parce que les adolescents avaient des questions qui nous ont fait penser plus profondément sur notre propre foi. Beaucoup étaient agnostiques et sceptiques à l’égard de l’église, mais nous avons échangé avec eux avec honnêteté et j’ai fait en quelque sorte l’expérience que nous avons pu trouver des paroles justes pour des situations très différentes. Nous avons invité tout le monde à nos prières. Parfois, nous avons prié seul, parfois nous étions nombreux. Il y avait aussi un petit groupe qui venait régulièrement à nos prières.
 
Pendant notre séjour, nous avons été accueillis par la paroisse de Suzzara, et je dois dire que tous les gens – les prêtres, les bénévoles, les dames cuisinières – étaient extrêmement accueillants et gentils avec nous. Je pense que ce fut une magnifique expérience pour les deux côtés. C’est étrange : nous sommes venus les mains vides, et pourtant nous avons pu donner et recevoir tellement... Nous avons eu le sentiment d’appartenir à une même famille.
Tobias

Bragança (Portugal)

Nous ne pouvons pas croire que les deux premières semaines de notre séjour ont déjà passé. Nous apprécions vraiment notre temps à Bragança. Nous rencontrons beaucoup de gens sympathiques.
 
Nous sommes aussi très heureuses de notre travail dans une institution qui développe différents types de travail social. La plupart du temps, nous sommes avec les personnes âgées qui vivent dans la pauvreté. Nous chantons avec elles, nous les amenons à l’église et surtout nous essayons de parler avec elles. Comme nous ne parlons pas toutes le portugais, au début c’était un peu difficile de communiquer, mais maintenant nous avons appris que la communication fonctionne aussi avec un mélange de différentes langues et de sourires. Deux fois par semaine, nous travaillons également avec des enfants de familles pauvres. Nous aimons être avec ces gens. Chaque jour nous apprenons à mieux les connaître et ils deviennent de plus en plus familiers. Nous aimons passer du temps avec eux.
 
A chacune de nos prières communes il y a des gens qui viennent prier avec nous.
Lisa, Magarete et Anna, à Bragança


Moresnet (Belgique)

Ruta, Ines et Pascale sont maintenant de retour à la maison, après une expérience de vie en petite fraternité provisoire chez nous, au Foyer Jean Arnolds, à Moresnet (Belgique). Il reste la mémoire de quatre semaines très intenses de rencontres. Tous ceux qui sont passés aux prières ou aux repas étaient heureux de leur visite et de leur encouragement : personnes âgées, étudiants et confirmands, malades, handicapés, pauvres et sans abri, les membres de notre communauté…
 
Nous avons vécu tant de beaux moments, même au cœur des situations qui peuvent nous déprimer, comme la confrontation avec la souffrance des autres et leurs propres faiblesses. Mais la joie était toujours présente, avec des moments de silence et de reconnaissance gratuite.
 
Nous sommes à la frontière de trois pays et de nouveau nous avons pu réaliser à quel point il est important de trouver un langage commun et de nous écouter mutuellement. La prière commune nous a conduits ensemble, nous a soulagés et nous donné un nouvel élan.
 
Au Foyer Jean Arnold, nous sommes tous reconnaissants d’avoir eu la petite fraternité temporaire chez nous.
Renate, Moresnet


Roanne (France)

Notre voyage du 13 septembre à Taizé pour ramener chez nous la petite fraternité que nous accueillons a été un beau moment de partage et de joie. Nos étions 47 à avoir fait le déplacement. La participation à l’introduction biblique et le partage en petit groupe ont été appréciés. Des personnes remercient encore quand je les croise ces jours-ci.
 
Marlène, Michelle et Katja sont maintenant bien installées dans les locaux de la paroisse Ste Anne. Elle peuvent se déplacer en vélo dans la ville pour aller tour à tour au secours catholique, au temple, au centre Notre Dame.... Quand c’est un peu loin, des personnes se proposent de les accompagner en voiture. Les gens sont touchés de voir ces jeunes filles qui donnent du temps gratuitement pour aller à la rencontre des autres.
 
Les temps de prière sont beaux même si l’assemblée est réduite encore.
 
Cette visitation est vraiment promesse de lien pour grandir dans la connaissance mutuelle et dans l’unité dans le Roannais !
 
merci !
Isabelle Dumas, Roanne


Kiev (Ukraine)

Ce qui m’a frappé le plus en passant ces jours à Kiev, c’est la joie des gens de nous voir, nous petit groupe de Taizé, venant simplement en Ukraine avec la volonté de les rencontrer et d’essayer de les aider. Je pense qu’il est important pour eux de voir que certaines personnes sont prêtes a venir les rencontrer après les événements récents.
Ilan (France), à Kiev
Une chose que j’aime ici, à Kiev, c’est que dans les liturgies orthodoxes on chante beaucoup. Jusqu’à présent, il y avait toujours un chœur chantant admirablement au moins en deux voix. Dans les grandes célébrations, par exemple le dimanche dans le monastère de la Lavra, il y avait un chœur qui donnait à la liturgie la beauté d’un concert.
Matthias (Allemagne), à Kiev


Bruxelles (Belgique)

Le passage de la petite fraternité provisoire au Poverello se passe très bien, aussi bien pour Bram, Benjamin, Marc et Paul que pour nous, la famille du Poverello, c’est-à-dire les bénévoles et les hôtes qui débarquent pour un repas ou qui logent pour un temps chez nous. Chaque jour, plus de 700 repas sont préparés et servis dans les différents centres du Poverello à Bruxelles ; il est également possible de loger 55 personnes. Pour celui ou celle qui débarque au Poverello, au-delà des problèmes matériels et pratiques, il y a surtout le besoin de trouver du repos, de trouver un équilibre et de rencontrer les autres.
 
La petite fraternité provisoire chez nous s’organise vraiment pour avoir leurs trois temps de prière par jour. A ces moments de prière dans la chapelle de notre maison, participent aussi des bénévoles et parfois des hôtes du Poverello.
 
Nous voyons qu’ils s’engagent vraiment dans leur travail et sont intéressés dans ce qui se vit au Poverello. Pour nous tous leur présence et leur prière est vraiment un soutien et un encouragement !
Johan, pour la famille du Poverello, Bruxelles


Porto (Portugal)

« Nous avons peine à croire que plus de la moitié de notre séjour à Porto est déjà derrière nous. Nous avons eu le privilège de rencontrer des personnes de 2 à 87 ans qui semblent être vraiment heureuses que nous soyons ici, même si c’est aussi un cadeau pour nous de voir un peu de la réalité à travers leurs yeux.
 
Nous avons l’impression que les gens sont touchés de notre choix de quitter pour un temps notre vie de tous les jours pour faire connaissance avec cette paroisse et ce quartier, vivre et prier avec eux d’une autre manière, agir concrètement là où des légions de touristes ne font que passer, découvrir combien ceux qui sont désavantagés matériellement ont aussi à donner et à partager.
 
Bien que la barrière de la langue soit comme un défi, la langue de l’amour, du service et du dévouement semble être appréciée au-delà de toutes les erreurs grammaticales et expressions en portunhol.
 
Nous avons la chance d’être impliquées dans tous les aspects du travail du centre social de la paroisse : nous accompagnons les tout-petits à l’aire de jeux et nous assurons qu’ils n’oublient pas de garder leurs petits chapeaux au milieu de leur joie et de leur exubérance. Nous soutenons le travail avec les sans-abri, dont l’un s’est avéré être un amateur de guitare : nous lui avons fait découvrir et aimer les chants de Taizé. Nous faisons de la gymnastique avec les personnes âgées et nous accompagnons de charmantes vieilles dames qui ont de la difficulté à marcher pour prendre un café ou visiter des parents.
 
Et nous organisons également trois prières par jour – pour nous tous les matins –, une plus brève à midi avec ceux que nous côtoyons dans le travail, et dans l’Igreja de São José das Taipas le soir, où viennent des voisins de Vitória, ainsi que de gens de toute la ville de Porto, qui semblent heureux que nous leur apportions un peu de Taizé (icônes, brochures, la forme de prière, et nous espérons beaucoup plus). »
Jeanne, Judith et Yolanda, à Porto

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