Semaine de réflexion pour les 18-35 ans

La prochaine semaine de réflexion pour les 18-35 ans aura lieu à Taizé du 21 au 28 août 2022.

Cette semaine de réflexion est ouverte aux 18-35 ans, étudiants, jeunes professionnels, bénévoles ou en recherche d’emploi.

En raison de ce programme spécifique, nous demandons aux lycéens, aux
adultes de plus de 35 ans et aux familles de choisir une autre semaine pour
venir à Taizé.

Au cours de cette semaine, les jeunes qui le souhaitent pourront participer à un programme spécial autour de la sauvegarde de la biodiversité.


Retour sur la semaine de réflexion en août 2022

Dans ce document, est inclus le programme complet des ateliers au programme de la dernière semaine d’août 2021 :

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Voici quelques échos des ateliers écrits par des jeunes adultes ayant participé à la semaine de réflexion.

La transition écologique à l’échelle d’un territoire local – avec Jean-Luc Delpeuch (France), président de la communauté de communes du Clunisois.

Jean-Luc Delpeuch a présenté le projet de territoire de la communauté de communes du Clunisois. Le but de ce projet est de rendre le territoire plus résilient et de le préparer à faire face aux défis présents et futurs. Cette intercommunalité de 42 communes compte 450 représentants pour 14000 habitants et fait appel à la démocratie participative et à l’intelligence collective pour alimenter ce projet. A partir des fragilités identifiées (parmi lesquelles sécheresses, fracture sociale, vieilissement de la population) et des forces (parmi lesquelles biodiversité, forêts communales, circuits courts), trois actions concrètes ont été identifiées pour chaque domaine. Cet exemple de transition écologique appliquée à un niveau local nous a fortement intéressés, car le sujet nous concerne et nous tient à coeur.

Nicolas (France), Tina et Lea (Allemagne)

Entre espoir et désespoir - Les textes bibliques peuvent-ils nous ouvrir de nouvelles perspectives en temps de crise ? – avec Katharina Opalka (Allemagne), théologienne protestante.

Katherina Opalka, une théologiste protestante qui travaille à l’Université de Bonn, nous a présenté sa recherche sur notre capacité de résilience dans les crises que nous pouvons rencontrer. Une crise peut être définie comme un moment de notre vie où nous perdons le contrôle sur une situation comme lors d’une rupture ou d’un travail stressant. L’intervenante nous a décrit différentes pratiques qui permettent de supporter la crise comme de verbaliser et d’accepter les circonstances, de partager ses émotions avec des amis ou dans la prière ou de maintenir nos routines quotidiennes pour rétablir ce sentiment de contrôle. Nous avons pu partager nos propres expériences et stratégies pour, ensemble, garder espoir pour un futur qui reste incertain.

Fanny (France), Jara (Allemagne) et Ross (Etats-Unis)

Comment construire un avenir durable en Afrique dans le contexte actuel – avec Germain Dasylva (Congo / France), ancien haut fonctionnaire de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) des Nations Unies.

Ancien permanent à Taizé avant de travailler pendant 30 ans à la FAO (Food and Agriculture Organisation) des Nations Unies en tant qu’économiste en planification de la pêche, Germain Dasylva a commencé par brosser un portrait généraliste des différentes dynamiques et problématiques du continent africain, en insistant sur la pluralité des situations. Il a un regard d’espérance sur l’avenir de ce continent porté par sa jeunesse et les initiatives locales. Nous avons apprécié ses anecdotes nourries par sa grande expérience et sa capacité à apporter des réponses intéressantes aux nombreuses questions posées.

Laeticia et Laëticia (France)

Crise écologique et polarisation des opinions : parler du changement climatique tout en restant unis – avec Lea Fischer (Allemagne), psychologue.

Cet atelier n’a pas été un exposé classique sur le changement climatique. Même si nous avons accès à de nombreuses informations sur ce qui se passe, la plupart du temps, nous ne savons pas quoi en faire. Comment communiquer cette préoccupation sans s’épuiser ou attaquer les autres ? Lea Fischer propose une approche psychologique pour cela. Bien que les faits scientifiques soient nécessaires pour convaincre les autres, les réactions émotionnelles sont ce dont les gens se souviennent le plus dans les conversations : cela signifie que soigner la façon dont nous communiquons est aussi important que de donner des arguments logiques. Il n’est pas toujours facile d’avoir des conversations agréables avec des personnes qui ont apparemment peu en commun avec nous. L’intervenante nous incite donc à essayer de comprendre le point de vue de l’autre en termes de valeurs humaines. Lorsque les gens se sentent compris, il est plus facile d’échanger des points de vue et d’aboutir à des compromis. C’est peut-être un défi, mais c’est un autre moyen utile de contribuer à la transition écologique - nous vous encourageons à parler du changement climatique selon cette nouvelle approche.

Maria et Sofia (Espagne)

Green Deal, Covid-19, migrations : échange sur l’actualité européenne – avec Philippe Lamberts (Belgique), député européen.

Philippe Lamberts, député européen chevronné, a présenté sa vision de la manière dont l’Union Européenne s’attaque aux grands enjeux actuels. S’il y a quelques réussites notables, notamment pour la distribution des vaccins contre le Covid-19, ou pour l’élaboration du Green Deal (paquet de lois visant à lutter contre le changement climatique), l’Union Européenne n’est toujours pas à la hauteur sur la question migratoire. En répondant aux questions des jeunes, Philippe Lamberts a partagé avec nous la place de sa foi chrétienne pour considérer les sujets de manière systémique et les prendre par le bon bout. AInsi, il déclare que le "la foi est plus importante que tout" pour affronter les crises. Il insiste aussi sur le fait de garder confiance dans les institutions et la démocratie représentative, et appelle à ce que les migrants soient considérés comme des êtres humains et non comme des instruments.

Joan (Espagne) & Annamaria (Hongrie)

Image (icône) de Dieu, de la Création, du Royaume : une perspective tridimensionnelle orientale de l’Icône – avec Joan Lena (Albanie / Pays-Bas), prêtre orthodoxe.

Devrions-nous créer des icônes alors qu’il est dit que l’on ne doit pas créer d’image de Dieu ? En s’incarnant en Jésus, Dieu grandit l’humain et lui ouvre une porte d’accès à la connaissance de Dieu en la personne de Jésus. A partir d’une revue de l’histoire des luttes intestines au sein de la chrétienté pour savoir si l’on peut réaliser des icônes, le père Joan Lena dépoussière l’image que nous avions des icônes et l’actualise. L’icône est une porte qui permet à l’être humain d’entrer en relation avec Dieu. Pas une image qu’on idolâtre, pas même nécessairement une image - l’Eglise est une icône du Royaume de Dieu -, l’icône est un viatique qui vient au secours de notre solitude et de notre narcissisme. Dans une création où l’humain a pris toute la place jusqu’à menacer son existence, l’icône réprésente une ouverture salutaire à Dieu et nous rappelle ainsi la vocation divine de l’homme sur la Terre. "Nous ne sommes pas les rois de la création mais les rois crucifiés de la création".

Robbert-Jan (Pays-Bas) et Ambroise (Espagne)

Comprendre la situation des chrétiens d’Orient, avec un éclairage sur l’actualité et des témoignages de terrain – avec Marielle Fontanilles (France), directrice du réseau France de L’Œuvre d’Orient et Beatrix Nester (France), volontaire de retour de mission au Liban.

Le pape Jean-Paul II disait que le christianisme avait deux poumons : l’Occident et l’Orient. Cet atelier sur les chrétiens d’Orient était touchant et passionnant. Deux jeunes femmes, membres de l’Oeuvre d’Orient, et quelques chrétiens d’Orient, nous ont proposé des points de vues complémentaires sur la situation. Le contexte historique et politique ainsi que des témoignages concrets nous ont permis de comprendre la nécessité de défendre cet héritage culturel.

Quentin et Aurélien (France)

Femmes dans la Bible, femmes dans l’Église. Réflexion et partage (pour les 17-35 ans) – avec sr. Christina (sœurs de St. André) et Orsi Hardi (Hongrie / France).

Que pensez-vous de la place de Marie, Marthe, Elisabeth et plus généralement des femmes dans la Bible ? Si, à cette question, vous ne savez pas quoi répondre alors la suite de ce texte est faite pour vous. Un thème ? Les femmes. Où ? Dans la Bible mais également dans l’Eglise. Comment ? par des histoires, des témoignages. Une question ? Quelle femme a été inspirante dans votre vie de chrétien ? Une idée qui nous a marquées dans cet atelier : ""la Bible a été écrite par des hommes, pour des hommes et interprétée par des hommes"". Il est important de redéfinir la femme non par son rôle de mère, épouse, enfant ou par son rapport à l’homme, mais par ce qu’elle est.

Marie et Mathilde (France)

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