Calcutta

Méditations de frère Alois

Le pèlerinage de confiance à Kolkata a lieu du 5 au 9 octobre 2006.

Chaque jour de la rencontre, frère Alois donne une méditation.

Les textes de ces méditations sont publiés ici.

Jeudi soir 5 octobre 2006

« Voici le jour que fit le Seigneur, jour d’allégresse et jour de joie. » Oui, réjouissons-nous aujourd’hui parce que Dieu nous a réunis pour cette rencontre à Kolkata. Et nous prions l’ Esprit Saint de remplir nos cœurs de l’amour de Dieu, pour que cet amour surabonde dans nos propres vies, pour chaque personne que nous rencontrons.

Pourquoi sommes-nous ensemble ces jours à Kolkata ? Nous sommes réunis pour accomplir ensemble une étape du pèlerinage de confiance à travers la terre, que notre frère Roger a commencé voici très longtemps.

Certains d’entre vous ont fait un long voyage pour arriver ici, non seulement de toutes les régions de l’Inde, mais aussi d’autres pays d’Asie et d’autres continents. Ils ont vécu ce voyage comme un pèlerinage.

En Inde, il y a une grande tradition de pèlerinages. Mais qu’est-ce qu’un pèlerinage ? C’est une démarche pour aller au-delà de ce que nous connaissons déjà, pour s’approcher de Dieu et renouveler notre communion avec lui, c’est aussi une démarche pour s’approcher des autres et créer avec eux une relation de confiance.

Il est possible à chacun d’entre nous de faire de toute sa vie un pèlerinage de confiance, sans forcément se déplacer loin de chez soi.

L’an dernier, l’après-midi de sa mort, frère Roger appela un frère et lui demanda d’écrire ces mots : « Dans la mesure où notre communauté crée dans la famille humaine des possibilités pour élargir… » Et il s’arrêta, la fatigue l’empêchant de terminer sa phrase.

Qu’entendait-il par « élargir » ? Il voulait probablement dire : tout faire pour rendre plus perceptible à chacun l’amour que Dieu a pour tous les humains sans exception, pour tous les peuples. Il souhaitait que nous mettions en lumière ce mystère, par notre vie, dans un humble engagement avec d’autres.

Alors, nous les frères, nous voudrions relever ce défi, avec tous ceux qui à travers la terre cherchent la paix. Oui, nous voudrions chercher comment élargir à beaucoup d’autres le pèlerinage de confiance sur la terre. C’est pour cela que nous sommes réunis ces jours à Kolkata et que, plus tard, d’autres rencontres se poursuivront sur tous les continents.

Il y a juste trente ans ces jours, frère Roger était venu à Kolkata et il y était resté plusieurs semaines. Il était lié par une profonde communion à Mère Teresa. Tous deux fondateurs d’une communauté religieuse, ils avaient le même amour des pauvres, et le même amour de la communion dans l’Église.

Avec quelques frères, et avec des jeunes de plusieurs continents, frère Roger a habité non loin de la maison de Mère Teresa, et tous les jours les frères ont participé au travail de solidarité des sœurs avec les plus pauvres.

Cette présence toute simple et discrète d’il y a trente ans a été la semence d’une longue et belle relation, toujours plus profonde, de notre communauté de Taizé avec les chrétiens de l’Inde. Cette relation n’a pas cessé de se développer.

L’un de nos frères s’est mis à visiter des groupes de jeunes partout en Inde. Puis nous avons eu deux rencontres intercontinentales de jeunes à Chennai qui s’appelait encore Madras. Des jeunes de l’Inde, comme d’autres pays asiatiques, viennent régulièrement à Taizé et y restent trois mois.

L’an dernier, à Taizé, je recevais un jour le groupe des jeunes Asiatiques, juste avant leur départ pour retourner dans leurs pays, et j’ai été frappé par les paroles d’une jeune Indienne. Elle disait : « Les jeunes Européens que nous avons rencontrés à Taizé pourront revenir et se retrouver, mais nous, nous vivons trop loin, nous ne nous reverrons pas. »

Alors je me suis demandé : comment répondre à l’appel de ces jeunes qui repartent ? Comment le pèlerinage de confiance à travers la terre pourrait-il prendre de nouvelles dimensions, pour accompagner chez eux des jeunes de tous les continents et soutenir leur espérance, avec une grande simplicité mais avec imagination ?

C’est ainsi qu’est née l’idée d’une rencontre en Inde : nous retrouver ensemble, pour prier, et pour nous préparer à être des porteurs de paix, de confiance, de réconciliation, là où nous vivons, là où Dieu nous a placés.

C’est ainsi qu’est née l’idée d’une rencontre en Inde. Et nous sommes reconnaissants à tous ceux qui ont rendu possible que nous nous réunissions ici : la communauté des salésiens qui nous reçoit si bien, l’archevêque Lukas de Kolkata, l’archevêque Thomas de Guwahati, l’évêque Samuel Raju de Kolkata, de l’Église du Nord de l’Inde, le Métropolite orthodoxe Stephen, et toutes les familles et les écoles qui nous accueillent dans la ville.

Ainsi nous pouvons nous retrouver ensemble ces jours, pour prier, et pour nous préparer à être des porteurs de paix, de confiance, de réconciliation, là où nous vivons, là où Dieu nous a placés.

Pour exprimer notre joie d’être ensemble d’origines si diverses, chaque soir nous voudrions saluer les jeunes venus des différentes régions et nations.

Un enfant :

Ce soir nous saluons avec des fleurs spécialement les jeunes qui sont venus du Kerala, Karnakata, Goa, Tamil Nadu, Pondicherry, Andhra Pradesh, Maharashtra et Mumbai, et ceux qui sont venus du Bangladesh, Pakistan, Nepal, Thailande, Laos, Singapour et Malaisie

Vendredi soir 6 octobre 2006

Voici quelques jours, avec un autre frère, je me trouvais au Bangladesh. Plusieurs de nos frères de Taizé y vivent depuis près de trente ans. Ils partagent l’existence des plus pauvres et des plus abandonnés dans une ville qui s’appelle Mymensingh. Nous avons passé deux semaines avec eux.

C’était une joie d’aller visiter nos frères qui persévèrent depuis tant d’années dans une vie difficile. Nous visiter entre frères est une nécessité, cela nous soutient dans notre engagement. Nous nous disons souvent que nous ne pourrions pas rester simplement à Taizé, en France, si un certain nombre d’entre nous ne partageaient pas la vie des plus pauvres à travers le monde.

Peut-être que, pour vous aussi, cela pourrait vous aider à rester attentifs à l’essentiel, d’aller visiter ceux qui habitent proches de vous et qui cherchent à vivre l’Evangile, oser partager avec eux, en toute simplicité, les joies et les soucis, se tourner un bref moment ensemble vers Dieu, dans le silence ou en écoutant une parole de l’Ecriture.

Récemment nos frères au Bangladesh ont vécu plusieurs pèlerinages avec des handicapés. L’un d’entre eux écrivait : « Nous découvrons que ceux qui sont rejetés par la société à cause de leur faiblesse et de leur apparente inutilité sont une présence de Dieu. Si nous les accueillons, ils nous conduisent progressivement hors d’un monde de compétition où l’on a besoin de faire de grandes choses, vers un monde de communion des coeurs, une vie simple et joyeuse, où l’on fait de petites choses avec amour. »

Et le frère ajoutait : « Notre présence au Bangladesh veut être le signe que le service de nos frères et sœurs vulnérables ouvre un chemin de paix et d’unité. Parfois ce sont les plus pauvres qui nous rassemblent. Nous accueillir les uns les autres dans la riche diversité des religions et des cultures, servir ensemble les pauvres, prépare un avenir de paix. »
Ce soir, la prière va continuer longtemps, nous allons prier autour de la croix. C’est une prière que nous faisons chaque vendredi à Taizé. Lorsque les chrétiens se retrouvent, c’est toujours à cause de la mort et de la résurrection du Christ. Nous voudrions que le mystère pascal devienne de plus en plus le mystère fondamental de notre vie.

Nous allons mettre la croix au sol et chacun pourra venir poser son front sur le bois de la croix. Si nous n’arrivons pas à formuler une prière avec des paroles, nous exprimons quand même quelque chose avec notre corps. Dieu comprend toutes les langues, il comprend aussi toutes nos manières de prier.

Priant ainsi, nous exprimons que nous confions au Christ tout ce qui est trop lourd pour nous. Pour nous tous sans exception, il y a des fardeaux qui nous semblent parfois trop lourds. Il est important de savoir que nous pouvons les confier au Christ et qu’il les porte avec nous. Il nous dit dans l’Évangile : « Venez à moi, vous qui peinez sous le fardeau et je vous soulagerai. »

Nous lui confions aussi les fardeaux d’autres personnes, nos proches, mais aussi ceux qui sont peut-être très loin, ceux qui souffrent de la pauvreté, de la guerre, de catastrophes naturelles.

Osons ce geste de tout lui confier ! Et osons vivre la liberté qu’il veut ensuite nous donner.

Avant de prier autour de la croix, nous voudrions saluer ceux d’entre vous qui sont venus de très loin, et aussi spécialement l’archevêque Lukas de Kolkatta et Sœur Nirmala, mère générale des sœurs de la charité. J’ai dit hier soir combien notre frère Roger était proche de Mère Teresa, dans un même amour des pauvres et de l’Église. Le chaleureux accueil que vous nous avez offert dans votre maison était un signe que cette proximité continue.

Un enfant :

Ce soir nous saluons avec des fleurs spécialement les jeunes qui sont venus du Gujurat, Rajasthan, Haryana et Dehli, Punjab, Jammu, Himachal Pradesh, Uttaranchal, Uttar Pradesh et Madhya Pradesh, et ceux qui sont venus des Philippines, Indonésie, Australie, Hong Kong, Corée et Japon.

Vendredi midi 6 octobre 2006

Hier, je vous disais que nous étions réunis à Kolkata pour accomplir ensemble une étape du pèlerinage de confiance à travers la terre. Mais de quelle confiance s’agit-il ? A la fois de la confiance en Dieu et de la confiance dans les autres.

Nous demandons à l’Esprit Saint de nous donner un cœur qui fait confiance à Dieu, qui écoute, qui se laisse toucher et transformer par Dieu, un cœur qui est tout proche de lui.

Dieu parle à notre coeur, et dans la prière nous nous mettons sous son regard. Et Dieu nous accueille tels que nous sommes, avec ce qui est bon, mais aussi avec nos obscurités, et même avec nos fautes. Nous devons accepter notre humanité, accepter que nous sommes des pauvres.

Quelquefois nous disons quelques paroles, parfois nous sommes là seulement avec notre corps, dans le silence. Frère Roger disait : « Un simple soupir peut être prière. »

Comme à Jésus, à ceux qui prient une transfiguration, une transformation de notre être, est promise. Les obscurités peuvent être éclairées par la présence de l’Esprit Saint. Les fragilités et les imperfections peuvent devenir une porte par laquelle Dieu entre dans notre vie. Les ronces qui entravent notre marche alimentent un feu qui éclaire le chemin.

Ainsi se renouvelle une intimité avec Dieu, même si dans notre prière il y a parfois plus de vide que de profonds sentiments. Nous ne sommes pas forcément appelés à avoir de longs moments de prière. Mais, d’une manière ou d’une autre, cherchons à nous tourner chaque jour vers Dieu.

Et voilà que plus nous donnons notre confiance à Dieu, plus nous devenons capables de créer des relations de confiance avec les autres.

Poursuivant le pèlerinage de confiance avec des jeunes de nombreux pays, nous comprenons de mieux en mieux que tous les humains constituent une seule famille et que Dieu est uni à chaque personne humaine, sans exception. Des relations de confiance, nous les créons entre chrétiens, mais nous cherchons aussi comment élargir cette confiance à d’autres, qui ne partagent pas notre foi.

Cette confiance, tant de jeunes à travers la terre sont prêts à la rendre plus visible. Ils se laissent travailler par une question : serons-nous parmi ceux qui dépassent des murs de haine ou d’indifférence ? Ces murs existent entre les peuples, les continents, mais aussi tout près de chacun de nous et jusque dans le cœur humain.

Dieu nous a créés libres et responsables. Par son Esprit Saint il habite en nous mais il ne se substitue pas à nous. Au contraire, il éveille en nous des capacités créatrices, un sens plus fort de nos responsabilités et le courage de la lucidité pour comprendre les situations autour de nous.

Avec deux frères j’étais récemment en Russie. La souffrance énorme de ce peuple tout au long du siècle passé marque encore la société. En Russie, j’ai compris ceci : ce qui a permis à beaucoup de résister et de traverser le pire, c’était leur confiance en Dieu. Mais pour les croyants russes la foi en Dieu est liée inséparablement à la confiance en la bonté humaine, la confiance que la bonté sera plus forte que le mal.

Alors nous aussi nous voudrions découvrir que c’est dans des situations parfois très difficiles que nous sommes appelés à devenir des porteurs de confiance sur la terre. Et nous voyons déjà, à travers notre rencontre de ces jours, se réaliser cette parabole de Jésus : l’Église est cette communion de confiance, la communion de l’Église est comme un grand arbre où des personnes des quatre coins du monde peuvent trouver un accueil.

samedi soir 7 octobre 2006

L’Evangile que nous venons de lire ce soir nous a parlé de la première personne qui a cru que l’amour de Dieu était plus fort que la haine et que la mort. C’est une femme, Marie-Madeleine. Elle pleure au tombeau de Jésus. Alors Jésus, le Ressuscité, vient vers elle. Et cela d’une manière complètement inattendue, non pas triomphalement, mais si humblement qu’elle ne le reconnaît pas, elle le prend pour le jardinier du cimetière.

Jésus lui dit un mot qui va tout changer, il l’appelle par son nom : « Marie. » Ce qui est extraordinaire c’est que Marie reconnaisse dans son cœur la voix de Jésus. Elle se tourne vers lui et l’appelle à son tour : « Rabouni, Seigneur. » Une vie nouvelle commence en elle, elle a confiance que l’amour de Dieu est proche, même si la présence de Jésus est désormais invisible pour les yeux. Puis le Ressuscité l’envoie avec ces paroles : « Va auprès de mes disciples ! »

Nous aussi, le Christ nous appelle par notre propre nom et il nous dit : « Va ! Transmets mon amour par ta vie. » Le courage de Marie Madeleine nous stimule. Elle, une femme toute seule, a osé aller vers les disciples pour leur dire l’incroyable : « Le Christ est ressuscité ! »
Et la confiance dans la présence invisible du Christ ressuscité est devenue pour eux une lumière dans leur vie.

Ce soir nous allons exprimer cela par un geste. Nous allons nous passer de l’un à l’autre la lumière d’une petite bougie. Ce sera un symbole : nous aussi, comme Marie-Madeleine, osons transmettre à d’autres autour de nous la lumière du Ressuscité.

Chacune, chacun de nous peut transmettre là où nous vivons cette confiance dans la résurrection, cette confiance dans l’amour de Dieu. Et il se passe quelque chose de surprenant : en transmettant cette confiance en Dieu, nous comprenons de plus en plus le mystère de la Résurrection du Christ, le mystère de sa présence invisible mais continuelle auprès de nous par l’Esprit Saint.

Un enfant :

Ce soir, nous voudrions saluer avec des fleurs spécialement ceux qui sont venus d’Assam, Meghalaya, Manipur, Sikkim, Mizoram, Nagaland et Arunachal Pradesh, et ceux qui sont venus d’Angleterre, France, Allemagne, Italie, Espagne, Pays Bas, Luxembourg, Suisse, Portugal, Etats-Unis, Canada et Mexique.

Samedi midi 7 octobre 2006

Nous tous qui sommes rassemblés ici, nous voudrions préparer des chemins de paix. Mais voilà que beaucoup à travers le monde connaissent des situations de conflit ou d’injustices. Comment répondre à la violence par la paix ? Comment préparer un avenir de paix pour les enfants ? Comment ne pas transmettre à la prochaine génération les blessures endurées ?

Il est essentiel que nous écoutions cette parole du prophète Jérémie : « Dieu prépare pour vous un avenir de paix. » La paix, c’est Dieu qui la donne, nous devons d’abord la recevoir avant de pouvoir la transmettre. Et la recevoir profondément en nous.

Cette paix donnée par Dieu commence dans notre cœur, et elle peut transformer notre vie.

La paix intérieure n’est pas d’abord un sentiment que nous nous efforçons de produire en nous. La paix naît dans notre cœur par la présence de quelqu’un qui nous aime, le Christ Ressuscité. Il a passé par la violence, par la haine, par la mort. Et après ce passage il nous dit : « La paix soit avec vous. » Laissons résonner en nous ces paroles.

Le Christ est notre paix. Alors, à nous tous de prendre des décisions courageuses pour oser le suivre sur le chemin de la paix. Ce que nous pouvons accomplir, c’est souvent peu de chose, mais ce peu nous devons le faire. Ce qui change le monde ce ne sont pas tellement des actions spectaculaires, mais bien la persévérance quotidienne dans la bonté humaine.

Si, dans l’Église, nos groupes de jeunes, nos communautés et nos paroisses pouvaient être d’abord des lieux de bonté du cœur et de pardon ! Des lieux où nous nous accueillons mutuellement, où nous cherchons toujours à nouveau à comprendre et à soutenir l’autre, des lieux où nous sommes attentifs aux plus faibles. Quelle joie cela donnerait !

Au moment du récent conflit au Proche Orient, un jeune père de famille libanais nous a écrit ces mots : « La paix du coeur, ce thème si cher à frère Roger et à tous les frères de Taizé, est possible. Oui, la paix du coeur n’est pas une utopie. Malgré la souffrance, malgré la haine qui se multiplie jour après jour, malgré le désir de vengeance qui monte en nous dans les moments de faiblesse, je crois à cette paix. Oui la paix ici et maintenant. »

Pour ouvrir des chemins de paix et de confiance, les chrétiens ont un don spécifique. La communion de l’Église, la profonde charité qui unit ceux qui suivent le Christ sont déjà un ferment unique de paix dans la famille humaine.

C’est la communion entre nous, les chrétiens, qui donne une crédibilité à l’Évangile. Elle fait que la parole de Dieu est vivante et qu’elle parle aux gens d’aujourd’hui. Dans un monde où la violence et le désenchantement tentent de prendre le dessus, nous pouvons donner par notre communion un signe qui rayonne jusque dans les situations les plus difficiles.

L’unité entre chrétiens ne va jamais de soi. Toujours nous devons recommencer à vivre du pardon mutuel. Quand nous nous tournons ensemble vers le Christ, quand nous consentons à nous rassembler dans une prière commune en sa présence, lui déjà nous unit. Humblement, dans la prière, nous apprenons sans cesse à appartenir les uns aux autres.

Plus que jamais nous avons aujourd’hui les possibilités de vivre une communion, au-delà des frontières des peuples, des races, des générations. Oui nous pouvons préparer un avenir de paix sur la terre. Dieu nous donne son souffle, son Esprit, pour que nous soyons par notre vie des témoins de paix.

Printed from: https://www.taize.fr/fr_article3935.html - 2 December 2021
Copyright © 2021 - Ateliers et Presses de Taizé, Taizé Community, 71250 France