Argentine

Un petit pas très important pour avancer dans la réconciliation

Hernán, un jeune argentin qui a passé trois mois à Taizé, nous raconte ses expériences après son retour chez lui.

Depuis quelques années, dans notre diocèse de San Isidro, avec le soutien de la pastorale des jeunes et de la Commission diocésaine du dialogue interreligieux et œcuménique, nous organisons des prières avec les chants de Taizé, avec des jeunes qui ont été volontaires à Taizé durant trois mois ou plus. Des personnes de différentes générations participent aussi à ces prières particulières : une prière œcuménique, ce n’est pas si habituel dans notre pays.

Avec l’idée de continuer le Pèlerinage de confiance sur la terre, ces prières deviennent, dans nos communautés, une occasion d’être en communion avec tous ceux qui sont devenus nos amis en Christ à Taizé. C’est aussi l’occasion de témoigner qu’il est possible de vivre l’unité dans la diversité aujourd’hui dans le monde.

Le 27 juillet, nous avons été invités à vivre une prière très spéciale. Pour la première fois dans tout ce parcours, nous avons participé à une prière qui n’était pas proposée et organisée par une paroisse catholique, mais par la paroisse Martin Lutero. Cette prière a donc été préparée conjointement par deux communautés luthériennes : l’Iglesia Luterana Unida (IELU) et l’Iglesia Evangélica del Rio de la Plata (IERP).

Nous avons prié avec l’icône de l’Amitié que nous avons ramenée de la rencontre des jeunes de Cochabamba. Quatre pasteurs luthériens ainsi que des membres des Églises presbytériennes et anglicanes étaient présents.

Pour un pays faisant partie de l’Amérique, et qui se dit catholique, ce fut un petit pas très important pour avancer dans la réconciliation entre les Églises chrétiennes, inspirée par l’œuvre de frère Roger commencée sur le « vieux continent ».

Après la prière, tous – jeunes et adultes – nous avons été invités à partager un thé et à témoigner : j’ai parlé de mon expérience comme bénévole à Taizé il y a deux ans. Daiana a surtout évoqué son implication dans l’organisation de la rencontre européenne 2007 – 2008 à Genève. Luli Verbrugghe – qui n’est jamais venue à Taizé – a parlé de son expérience lors de la rencontre de Cochabamba. D’autres personnes proches de Taizé ont ensuite répondu à des questions : comment est né Taizé ? Taizé aujourd’hui ? Nos paroles ont été accueillies très chaleureusement et avec une grande ouverture d’esprit de la part de tous.

Nous rendons grâce à Dieu pour cette nouvelle opportunité de dialogue et de rencontre. Nous espérons qu’elle est le commencement d’une nouvelle amitié dans le Christ Jésus.

Printed from: https://www.taize.fr/fr_article7287.html - 4 August 2021
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