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Séjour 25-35 à Taizé, du mercredi 8 mai au dimanche 12 mai 2013

A l’occasion du long pont du 8 mai et de l’Ascension, rendez-vous est donné aux 25-35 ans, avec des réflexions bibliques spécifiques à leur tranche d’âge.
Un petit groupe de jeunes adultes commence à préparer.
Formulaire d’inscription en ligne, cliquez ici
Contactez Alexandra, Agnès et Timothée pour plus d’informations.

Séjour "pré-rentrée" pour les 18-25 ans, à Taizé, du dimanche 1er au dimanche 8 septembre 2013

Rendez-vous est donné aux 18-25 ans francophones pour une semaine, ou un peu moins (possibilité d’arriver en cours de semaine) pour se préparer spirituellement à la rentrée.
Pour plus d’infos contacter : Pauline

Au cours des derniers mois

Une semaine dans l’Ouest de la France

Quatre volontaires ont sillonné pendant une semaine les routes de la Bretagne, invités à partager leur expérience dans des établissements scolaires ou des paroisses. Ils nous livrent quelques réflexions :

Eudes (France) : gratitude
« Tous les quatre dans une même barque pour un périple de plusieurs jours, nous étions préparés à braver les tempêtes et la pluie bretonne mais nous avons trouvé lors de nos escales écoute et curiosité ; des trésors dont nous avons rempli nos coffres. Quel bonheur que de recevoir un tel accueil chaleureux ! Que ce soit à Tours, Angers, Nantes, Quimperlé, Ploemeur ou Nevers, des chants de Taizé et des prières résonnaient dans ces belles églises de France. Une semaine pleine de joie et de partages. Une énorme gratitude pour toutes les personnes qui étaient présentes ou qui ont aidé à la préparation de ces rencontres et prières. »

Karl (Philippines) : un pèlerinage à tous points de vue
« Ce fut un beau voyage, un pèlerinage de confiance ! Confiance en mes compagnons, que je ne connaissais pas personnellement. Confiance dans les personnes qui ont organisé le programme dans leurs localités, ceux qui nous ont écouté, ceux qui ont pris soin de nous, nous ont accueillis, logés et nourris. Confiance dans les frères qui nous ont choisis pour cette mission. Et confiance en Dieu …
Pèlerinage de foi aussi. Nous avons été inspirés par la foi de chaque personne que nous avons rencontrée, chaque histoire que nous avons entendue, la foi découverte dans nos compagnons et la foi partagée à chaque étape.
Pèlerinage d’amitié entre mes compagnons, moi-même et les personnes rencontrées, ceux qui nous ont accueillis dans leurs maisons et guidé au long du chemin.
Enfin, pèlerinage d’amour. Les paroles que nous avons partagées avec chaque groupe viennent de notre cœur et c’était toujours une partie de nous-même, de notre vie. »

Jan (Allemagne) : la joie de partager
« Durant nos visites dans les établissements scolaires et les paroisses, quand nous parlions de notre expérience personnelle de foi et de la vie à Taizé, je sentais une grande joie en moi. Partager ma foi d’une manière très simple est source d’épanouissement.
Même si de nombreux jeunes disent qu’ils ne croient pas en Dieu, mon expérience lors de ces visites m’a amené à conclure que la plupart d’entre eux cherchent quelqu’un en qui croire. Parfois, le chemin vers une foi personnelle est difficile, parce qu’on a une idée fausse de la foi. Pour de nombreux jeunes, il est trop difficile de placer sa foi en Jésus. Peut-être que certains ont peur d’être déçus, peut-être que d’autres n’osent pas croire en quelque chose qui semble si contraire à la science, peut-être que pour d’autres une pratique très traditionnelle rend difficile la découverte d’un Dieu vivant. Mais j’ai toujours l’impression que la plupart d’entre eux cherchent quelque chose de profond dans la vie... »

Michał (Pologne) : rencontrer des gens différents
« J’ai rencontré des personnes très différentes par leur âge, leurs occupations, leurs vocations au sens large, leurs point de vue sur la religion ou sur Dieu. Nous avons rencontré des collégiens, des lycéens, de jeunes professeurs et d’autres plus expérimentés, des prêtres, des familles jeunes ou âgées, des enfants, des jeunes et des adultes.
Nous quatre aussi étions très différents. Quatre caractères, nationalités, opinions politiques, styles de vie différents, etc. Mais par delà ces différences, le plus important était ce qui nous unissait. Et pas seulement nous quatre mais aussi les gens que nous rencontrions dans les diverses villes, écoles, églises et familles. Tous ensemble, nous voulons nous approcher de la Vérité. Nous cherchons tous l’amour et nous avons un grand désir d’être honnêtement et profondément heureux. »

Lourdes, cité saint Pierre, samedi 21 avril 2012, rassemblement national de l’Aumônerie des Gitans et Gens du Voyage

Agnès, une étudiante de Paris qui est venue participer à ce rassemblement avec nous a écrit le petit texte que voici :

Tout commence par une guitare...

Antonio, Paul et les jeunes de la chorale qu’ils ont créée montent sur l’estrade à l’invitation du frère Daniel Elzière, aumônier national des Gitans et Gens du voyage. Fièrement, ils ouvrent ce rassemblement national qui réunit pour l’occasion plus de 150 voyageurs venus de toute la France. On se demande comment les notes peuvent être si nombreuses alors que la main du guitariste semble immobile. C’est impressionnant.

Notre-Dame des Gitans est là aussi sur l’estrade, bienveillante patronne du week-end. Les voyageurs installés prennent leurs marques et terminent de se dire bonjour. Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes et accompagnateur de l’aumônerie, et le Père Bernard Fontaine, directeur du Service National de la Pastorale des Migrants et des Personnes Itinérantes, disent à leur tour un mot d’accueil. Un peu en retard et sous des trombes d’eau, deux rachaïls (prêtres, hommes d’Eglise) d’un genre nouveau rejoignent le groupe. Ils sont frères de Taizé. Mis à part Marianne et son mari Retcha, qui, eux, ont même déjà enregistré un chant de Taizé en manouche avec leur fille Andréane, les voyageurs ne connaissent pas vraiment cette communauté perchée sur une colline de Bourgogne.
Quelques jeunes gadgés (non-voyageurs) enfin, venus accompagner les frères de Taizé pour l’animation des temps de prière, découvrent la communauté des voyageurs que certains connaissaient déjà et d’autres pas du tout.

Dans cette salle de la Cité Saint-Pierre, lieu d’accueil dans lequel blessures et merveilles se côtoient à quelques kilomètres au dessus des sanctuaires de Lourdes, tout est réuni pour que ce weekend d’avril soit beau, profond, et pour un peu aussi décoiffant.

Au fil des jours, nous assistons au travail de l’aumônerie des gens du voyage et découvrons le mode de fonctionnement de cette église. Attentivement, nous écoutons les participants énoncer les richesses et fragilités de ce qu’ils ont vécu dans leurs lieux de foi. Richesses ? Des temps de prière et de louange se structurent et deviennent de plus en plus réguliers. Les pèlerinages sont des temps forts importants. Fragilités ? L’administration n’a pas donné l’autorisation pour qu’une semaine sainte soit vécue sous le chapiteau dont ils disposent... La fraternité avec l’Eglise évangélique est difficile à vivre...

Par petites touches, les questions que les voyageurs se posent sur Taizé trouvent des réponses.
La première, qui se passe de mots, vient de la prière. Avec les chants de Taizé, celles du samedi soir puis du dimanche matin dans la petite bergerie permettent de vivre une expérience de l’intériorité, de la méditation et du silence, de l’intimité de Dieu, à côté des louanges qui ont jusque là ponctué le rassemblement. « Nous, c’est le volcan, vous, c’est la douceur. Et nous avons besoin des deux ! » dit Jeannine, magnifique voyageuse Yénishe.
Les carrefours animés par les frères sur la prière ou la jeunesse sont une autre occasion de comprendre la vocation de Taizé, sa mission.

Par petites touches aussi, les interrogations que les gadjés se posent sur les voyageurs trouvent des explications. Peut-être l’inverse est-il vrai aussi ?! Les repas sont l’occasion de partager des bouts de vie, d’apprendre quelques mots de manouche.
Et de comprendre que, pour les voyageurs, le voyage n’est pas culturel. Il est viscéral, il est inhérent !

Samedi soir, c’est la fête. La guitare est toujours là, Antonio aussi, donc. Et Slovène, 11 ans, qui n’a jamais lu une partition mais à qui les aînés ont transmis toute la technique qu’il connait. Avec son papa Fajito, ils accompagnent Pretty, jeune femme de 18 ans dont le coffre vocal est déjà bien grand pour un si jeune âge.

Dimanche enfin, après le vote de renouvellement des trois membres de l’équipe nationale de l’aumônerie puis la messe, on se sépare, on se dit au-revoir, que l’on se reverra aux Saintes Maries de la Mer, au Mont Saint Michel ou à Lisieux. A Taizé aussi, qu’il faut voir pour de vrai !
Un dernier privilège nous attend, nous gadgés sédentaires qui bientôt rentrerons dans nos maisons. Aimée a une histoire à nous raconter. De son oeil frisant et avec tout son talent de conteuse, elle nous parle de Marie, Joseph et Jésus, en fuite, voyageurs chassés de toute part, confrontés au refus de l’accueil. Quelqu’un finalement accepte de les recevoir, d’offrir à boire à l’enfant et aux parents. Cherchant quelque nourriture dans le buisson, ils tombent sur... un hérisson, animal qui deviendra le symbole des voyageurs.

Tout commence par une guitare, tout finit par un hérisson.
Et tout passe par une élection, celle du cœur ; choix quotidien de la rencontre d’où naît le plus profond changement.

Amis voyageurs, merci pour votre spontanéité, qui nous apprend à mettre de la souplesse dans nos cadres habituels.
Merci de nous porter sur votre route, dans votre pèlerinage sur la terre.
Merci de nous avoir rappelé qu’au fond, c’est vrai : Jésus était un voyageur souvent incompris qui, « sur les routes de Palestine, nous parlait de son père, nous enseignait, guérissait, nous apprenait à aimer » (l’Âme du voyageur, aumônerie des Gitans de Saint Etienne).

De notre côté, nous vous portons dans les voyages intérieurs de nos âmes.

Latcho Drom, Bonne route à vous, à nous,
A bientôt, et que vive la lumière !

Taizé à Notre-Dame de Paris

vendredi 25 mars 2011, 20h

Le Conseil pontifical de la culture avait invité la communauté à Paris les 24 et 25 mars, à l’occasion du Parvis des gentils, une structure destinée à favoriser les échanges et le dialogue entre les croyants et les non-croyants. Sous la présidence du Cardinal Gianfranco Ravasi se sont déroulés trois colloques sur le thème "Lumières, religions, raison commune" au siège de l’UNESCO, à la Sorbonne, à l’Institut de France et au Collège des Bernardins.


Le vendredi soir devant Notre-Dame, un évènement festif a rassemblé plusieurs centaines de personnes, jeunes et moins jeunes intitulé "Au parvis de l’inconnu" : sur scène la musique du compositeur Paddy Kelly alternait avec le chant grégorien, suivi d’un film-hommage au P. Lemaître le théoricien du big bang, puis une création théâtrale de Fabrice Haddjaj et d’autres évocations à la "voie de la beauté", à la "voie de l’amour", à "l’homme et l’univers", à la "souffrance et à l’espérance".

Dernière mise à jour : 3 décembre 2011