Méditations mensuelles

Août 2008

Agir, comprendre, collaborer

Actes 15,7-9
Pierre dit aux apôtres et aux anciens : Vous le savez, frères, c’est par un choix de Dieu que, dès les premiers jours et chez vous, les nations païennes ont entendu de ma bouche la parole de l’Évangile et sont devenues croyantes. Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, quand il leur a donné, comme à nous, l’Esprit Saint. Sans faire la moindre différence entre elles et nous, c’est par la foi qu’il a purifié leurs cœurs. (Actes 15, 7-9)

Luc a longuement préparé ce chapitre 15 du livre des Actes. Depuis le chapitre 10 du même livre, le lecteur a appris de multiples façons que le comportement, déconcertant pour des Juifs, de Pierre, Barnabas, Paul et d’autres, qui fréquentent ouvertement les païens et leur annoncent la bonne nouvelle, n’est en réalité rien d’autre qu’une pure obéissance à Dieu. C’est Dieu qui est à l’œuvre, qui a mis en route ces hommes, qui a suscité la foi chez des non juifs, bref qui étend à l’univers entier le salut qui est en Jésus-Christ. Des questions pouvaient se poser, notamment pour les Juifs : comment cela s’harmonise-t-il avec l’histoire de notre peuple, avec notre « religion » ? Mais, finalement, toutes les objections, si légitimes qu’elles puissent paraître, ne font pas le poids devant cette unique question de Pierre : « Étais-je quelqu’un, moi, pour empêcher Dieu d’agir ? » (Actes 11, 17).

Lorsque l’Église se réunit à Jérusalem, dans ce qui a parfois été appelé le premier concile, ce n’est pas pour décider ce que Dieu a le droit de faire. Ce n’est pas ce qui est demandé à l’Église. Son rôle est plutôt de discerner l’action de Dieu et de s’y accorder. Or, ce qui est révélé dans ces chapitres-clés des Actes, c’est que Dieu veut rejoindre tous les humains. Son salut doit atteindre les extrémités de la terre (Actes 1,8). Le lecteur découvre qu’il existe dans le Christ un potentiel d’universalité qui peut étonner les disciples eux-mêmes. Savons-nous à l’avance tout ce que le Christ est en mesure d’assumer ? Savons-nous à l’avance ce que signifie que l’Évangile doit être prêché à toute créature ? La réponse des Actes est clairement : non. Les disciples ont été appelés à poser des actes (comme la visite de Pierre chez Corneille au chapitre 10) dont ils n’ont compris que plus tard la portée et le sens. Il en va ainsi dans la vie de l’Eglise : Dieu conduit, ouvre des voies nouvelles, fait tenir ensemble ce que nous croyons peut-être au premier abord incompatible, et c’est seulement dans un deuxième temps que la conscience de ce qui se passe est donnée et peut être exprimée. Ce deuxième temps est cependant important. Il signifie l’acceptation réfléchie du projet de Dieu. C’est ce que contient cette formule qui nous paraît insolite : « L’Esprit Saint et nous-mêmes, nous avons en effet décidé... » (Actes 15, 28).

01
M’est-il déjà arrivé de vivre des expériences qui m’ont ouvert à Dieu avant de pouvoir m’expliquer à moi-même le sens de ce que je vivais ?
02
Qu’est-ce que cela change de croire que c’est Dieu qui conduit la vie de l’Église ? Qu’est-ce que cela exige de la part de ses collaborateurs ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »