Méditations mensuelles

Août 2003

Ravive le don de Dieu qui est en toi

2 Timothée 1,3-12
Je rends grâce à Dieu, que je sers à l’exemple de mes ancêtres avec une conscience pure, en me souvenant constamment de toi dans mes prières, nuit et jour. Me rappelant tes larmes, je désire te voir afin d’être rempli de joie. Je me souviens de la foi sincère qui est en toi, qui a d’abord habité en ta grand-mère Loïs et en ta mère Eunice et qui, j’en suis persuadé, habite aussi en toi. C’est pourquoi je t’invite à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains. Car l’Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides, mais il nous donne force, amour et maîtrise de soi. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, ni de moi, son prisonnier. Mais prends part avec moi à la souffrance pour l’Évangile, par la puissance de Dieu. Il nous a sauvés et nous a adressé un saint appel, non à cause de nos actes, mais à cause de son propre dessein et de sa grâce. Cette grâce nous a été donnée dans le Christ Jésus avant le commencement du temps, et maintenant elle a été manifestée par l’apparition de notre Sauveur, le Christ Jésus, qui a détruit la mort et fait resplendir la vie et l’immortalité par l’Évangile. Et c’est pour cet Évangile que j’ai été établi héraut, apôtre et enseignant. C’est pour cela que je souffre ainsi. Mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai mis ma foi, et je suis convaincu qu’il a le pouvoir de garder jusqu’à ce jour ce que je lui ai confié. (2 Timothée 1,3-12)

« Ravive le don de Dieu qui est en toi », écrit saint Paul à son bien-aimé collaborateur, Timothée. En chacun de nous, Dieu a déposé un don. Mais, comme les braises qui brûlent sous la cendre, parfois, le don de Dieu reste caché. Le défi est de le dévoiler.

Par la prière, nous pouvons commencer à discerner le don que Dieu a déposé en nous. Dans le silence de notre cœur, nous découvrons que Dieu ne nous demande rien d’autre que d’accueillir le don de son amour.

Mais il est aussi vrai que les autres peuvent éveiller en nous le don de Dieu. Quand on se regarde soi-même, il peut arriver que l’on ne voie que ce qui nous manque. Cela nous conduit au découragement. Le regard de confiance d’un autre peut nous transformer. C’est ainsi que Timothée a découvert sa vocation. Il était jeune quand il a commencé à travailler avec Paul (1 Tim 4,12), d’un tempérament plutôt timide (2 Tim 1,8). Malgré cela, par le regard confiant de Paul, Timothée a été capable d’aller plus loin que ce qu’il a pu imaginer. Si loin qu’il est devenu un vrai soutien pour Paul, qui se trouve en prison (2 Tim 1, 4 - 5).

Celui qui éveille en nous le don de Dieu, c’est Dieu lui-même. Dieu croit en notre humanité. Il fait confiance à ce que nous sommes. C’est lui-même qui nous a donné « un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi » (2 Tim 1, 7).

Mais chaque don comporte un appel. Maintenant Timothée est appelé à donner sa vie pour l’Évangile. Il pourra le faire si, ensemble avec ceux qui l’ont précédé (cf. 2 Tim 1,5), il met sa confiance dans la puissance de Dieu (2 Tim 1, 8). La puissance de Dieu est la résurrection, qui fait briller la vie même dans la souffrance et qui nous donne la force intérieure pour oser le don de notre vie pour les autres.

01
Comment éveiller en moi le don de Dieu ?
02
Qui sont ceux qui ont été pour moi un soutien au long du chemin ?
03
Comment est-ce que je comprends ces mots : « Ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi ? »

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »