Méditations mensuelles

Octobre 2008

Transmettre l’Esprit

2 Rois 2,1-15
Lorsque le Seigneur fit monter Élie au ciel dans un tourbillon, Élie partait de Guilgal avec Élisée. Élie dit à Élisée : Reste ici, je te prie, car le Seigneur m’envoie jusqu’à Béthel. Élisée répondit : Le Seigneur est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et ils descendirent à Béthel.Les fils des prophètes qui étaient à Béthel sortirent vers Élisée, et lui dirent : Sais-tu que le Seigneur enlève aujourd’hui ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi  ; taisez-vous. Élie lui dit : Élisée, reste ici, je te prie, car le Seigneur m’envoie à Jéricho. Il répondit : Le Seigneur est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et ils arrivèrent à Jéricho. Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho s’approchèrent d’Élisée, et lui dirent : Sais-tu que le Seigneur enlève aujourd’hui ton maître au-dessus de ta tête ? Et il répondit : Je le sais aussi  ; taisez-vous. Élie lui dit : Reste ici, je te prie, car le Seigneur m’envoie au Jourdain. Il répondit : Le Seigneur est vivant et ton âme est vivante ! je ne te quitterai point. Et ils poursuivirent tous deux leur chemin. Cinquante hommes d’entre les fils des prophètes arrivèrent et s’arrêtèrent à distance vis-à-vis, et eux deux s’arrêtèrent au bord du Jourdain. Alors Élie prit son manteau, le roula, et en frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et ils passèrent tous deux à sec. Lorsqu’ils eurent passé, Élie dit à Élisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Élisée répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit ! Élie dit : Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera ainsi  ; sinon, cela n’arrivera pas. Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et Élie monta au ciel dans un tourbillon. Élisée regardait et criait : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Et il ne le vit plus. Saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux, et il releva le manteau qu’Élie avait laissé tomber. Puis il retourna, et s’arrêta au bord du Jourdain ; il prit le manteau qu’Élie avait laissé tomber, et il en frappa les eaux, et dit : Où est le Seigneur, le Dieu d’Élie ? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se partagèrent çà et là, et Élisée passa. Les fils des prophètes qui étaient à Jéricho, vis-à-vis, l’ayant vu, dirent : L’esprit d’Élie repose sur Élisée ! Et ils allèrent à sa rencontre, et se prosternèrent contre terre devant lui. (2 Rois 2, 1-15)

Parmi les diverses figures qui peuplent la Bible, il en est deux qui tiennent une place toute particulière, Moïse et Élie. Que les deux personnages réapparaissent aux côtés de Jésus quand il est transfiguré sur la montagne (Matthieu 17, 3) nous en dit long sur leur importance. À eux deux, ils résument les deux courants du témoignage biblique qui, pour les chrétiens, conduisent vers le Christ : la Loi (les cinq premiers livres de la Bible) et les Prophètes (les écrits de ces hommes inspirés qui rappellent à Israël l’amour de Dieu et ses exigences). Mais si la Bible les célèbre, c’est pour montrer qu’ils n’ont pas été seulement des hommes admirables. En vrais collaborateurs de Dieu, ils ont su inspirer d’autres témoins et ouvrir ainsi des chemins pour tout leur peuple. Pour cette raison, les récits concernant la fin de leurs vies tiennent aussi une place importante : Josué poursuit l’œuvre de Moïse et Élisée, celle d’Élie. Même moins novateurs, moins grands dans ce sens que les premiers, le rôle des seconds n’est pas moindre. L’œuvre bienveillante de Dieu ne se réalise pas grâce à des témoins isolés, mais comme par une étoffe tissée de témoin en témoin : des hommes et des femmes ne cessent de s’inspirer les uns les autres.

Au début du deuxième livre des Rois se trouve le récit du départ d’Élie (il s’en va, élevé au ciel dans un chariot de feu) et l’entrée en scène d’Élisée (il reprend le manteau d’Élie et poursuit son chemin de prophète). Ayant compris qu’il va bientôt partir, Élie demande à Élisée ce qu’il peut faire pour lui. « Que me revienne une double part de ton esprit, » lui répond Élisée (v. 9), ce qui signifie l’héritage du fils aîné. Si la demande peut paraître téméraire, son véritable sens est profond : Élisée sait voir en Élie non seulement son action, mais ce qui l’anime intérieurement. Il voit en lui un homme de Dieu. Pour Élisée, poursuivre l’œuvre d’Élie signifie être animé par le même souffle de Dieu. Dans la suite du récit, Élie invite Élisée à rester proche de lui. C’est dans la proximité que se vivra le passage d’un témoin à l’autre. Quand Élie est soudain enlevé au ciel, Élisée le perçoit et, en signe de douleur, déchire ses vêtements (v. 12). Mais c’est au même moment qu’Élisée voit le manteau d’Élie tomber à terre : en le prenant sur lui, il prend la suite de son témoignage.

01
Comment l’histoire de la vocation d’Élisée m’interpelle-t-elle ? En quoi sommes-nous comme lui ? En quoi sommes-nous différents ?
02
Quelles personnes m’ont le plus inspiré dans ma vie ? En quoi notre vie pourrait-elle en inspirer d’autres ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »