Méditations mensuelles

Octobre 2016

Une alliance libératrice

Exode 34,1.4-10
Le Seigneur donna cet ordre à Moïse : « Taille deux tablettes de pierre, semblables aux précédentes, que tu as fracassées ; j’y inscrirai les commandements qui figuraient sur celles-ci. (…) Moïse tailla deux tablettes de pierre, semblables aux précédentes. Tôt le lendemain matin, il monta sur le Sinaï, conformément à l’ordre du Seigneur ; il emportait les deux tablettes. Le Seigneur descendit dans la colonne de fumée et se tint là, à côté de Moïse. Il proclama son nom : « Le Seigneur. » Puis il passa devant Moïse en proclamant encore : « Je suis le Seigneur ! Je suis un Dieu compatissant et bienveillant, patient, d’une immense et fidèle bonté. Je manifeste ma bonté envers les hommes jusqu’à mille générations, en supportant les péchés, les désobéissances et les fautes ; mais je ne tiens pas le coupable pour innocent, j’interviens contre celui qui a péché, contre ses enfants et ses descendants jusqu’à la troisième ou la quatrième génération. » En toute hâte, Moïse se jeta à terre pour adorer le Seigneur, puis il s’écria : « Seigneur, puisque tu m’accordes ta faveur, je t’en supplie, viens nous accompagner. Je sais bien que ces gens sont rebelles, mais pardonne nos péchés et nos fautes, et considère-nous comme ton peuple. » Le Seigneur déclara à Moïse : « Je vais conclure une alliance avec vous. » (Exode 34, 1.4-10)

Dieu a appelé Moïse pour faire sortir le peuple de l’esclavage. Le peuple a ainsi été libéré et Moïse le conduit à travers le désert, vers la terre promise. Mais la vie n’y est pas facile, à l’aridité du désert s’ajoute la complexité des relations sociales. Dieu donne alors à Moïse des indications pour aider le peuple à vivre en paix, en harmonie avec Dieu et avec la création. S’il suit ce chemin indiqué par Dieu, le peuple trouvera le bonheur. Ces indications ne veulent pas contraindre ou limiter la liberté des gens, mais leur donner des repères pour les aider à vivre avec responsabilité leur liberté retrouvée.

Dieu écrit ces commandements avec son doigt sur des tables de pierre, qu’il remet à Moïse sur le mont Sinaï. Quand Moïse redescend de la montagne, il trouve le peuple tellement égaré loin de Dieu qu’il se fâche et brise les tables de la loi. Mais les indications de Dieu ne seront pas perdues à jamais. Dieu est « patient, d’une immense et fidèle bonté » et il va refaire les tables avec Moïse. Cette fois, Moïse ne reçoit pas les tables toutes faites, il est invité à les tailler. Il doit s’engager davantage, Dieu lui demande sa collaboration pour reconstituer les tables brisées.

La Bible ne présente pas un monde idyllique ni un peuple parfait. Elle nous parle de la réalité de la vie avec ses difficultés, les incompréhensions humaines, les fautes du peuple. Par amour, Dieu « supporte les fautes », mais elles ne sont pas sans conséquence. Dieu ne peut pas « tenir le coupable pour innocent ». Dieu intervient, il « visite celui qui a péché », ainsi que ses descendants. Dieu nous rend visite pour que nous assumions les conséquences de nos fautes, les nôtres et aussi celles de ceux qui nous ont précédés et ont détruit quelque chose de l’harmonie qui nous avait été donnée. Dieu veut ainsi nous aider à rétablir autant que possible l’harmonie brisée.

Même si nous sommes mal à l’aise avec cette idée, le mal que nous faisons peut avoir des conséquences pour d’autres générations. Pour l’admettre, il suffit de regarder les blessures profondes qui ont marqué certains peuples ou les catastrophes environnementales que nous continuons de provoquer.

Ce passage veut surtout souligner l’énorme disproportion : les conséquences du mal que nous faisons sont limitées à quelques générations, tandis que la bonté de Dieu « se manifeste jusqu’à mille générations », elle est infiniment plus grande. Nous pouvons donc nous approcher de Dieu avec confiance, il est « compatissant et bienveillant ». Le texte ne nous dit pas d’ignorer le mal ou de faire semblant qu’il n’existe pas, ce serait naïf et irresponsable. Il nous invite à prier comme Moïse : « Seigneur, viens nous accompagner. Pardonne nos péchés et nos fautes. »

Toujours prêt à pardonner, Dieu accueille la prière de Moïse, il ne va pas procéder à un châtiment, mais offrir une alliance. Dieu s’engage dans cette alliance et il le fait sans poser de conditions. Comme à Moïse, Dieu nous offre son alliance aujourd’hui, à chacun de nous. Sommes-nous prêts à l’accueillir ?

01
Que signifie pour moi me confier à Dieu qui est miséricorde ? Comment puis-je le vivre concrètement ?
02
Est-ce que je connais des situations où je pourrais contribuer à rétablir une harmonie brisée ? De quelle façon ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »