Méditations mensuelles

Décembre 2011

Appartenir à Dieu

Exode 6,2-9
Dieu parla encore à Moïse, et lui dit : Je suis YHWH. Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob, comme le Dieu tout-puissant  ; mais je n’ai pas été connu d’eux sous mon nom, YHWH. J’ai aussi établi mon alliance avec eux, pour leur donner le pays de Canaan, le pays de leurs pèlerinages, dans lequel ils ont séjourné. J’ai entendu les gémissements des enfants d’Israël, que les Égyptiens tiennent dans la servitude, et je me suis souvenu de mon alliance. C’est pourquoi dis aux enfants d’Israël : Je suis YHWH, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Égyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements. Je vous prendrai pour mon peuple, je serai votre Dieu, et vous saurez que c’est moi, YHWH, votre Dieu, qui vous affranchis des travaux dont vous chargent les Égyptiens. Je vous ferai entrer dans le pays que j’ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob  ; je vous le donnerai en possession, moi YHWH. Ainsi parla Moïse aux enfants d’Israël. Mais l’angoisse et la dure servitude les empêchèrent d’écouter Moïse. (Exode 6, 2-9)

Comment pourrait-il en être autrement ? Les immigrés, loin de chez eux, sont exploités par les habitants du pays. Ils n’obtiennent aucune réduction du travail, les normes ne sont pas abaissées, les conditions de production sont rendues plus ardues (Exode 5,6-19). Comme si souvent dans l’histoire, il ne faut pas que les exploités en prennent conscience, on ne leur donne ni liberté ni repos. Ils peuvent être facilement manipulés, parce qu’ils sont sous pression. Ils n’ont pas le droit de célébrer une fête pour leur Dieu. Ils ne sont pas à même d’avoir ni une culture ni un culte propres.

À ce point du récit, Dieu s’adresse à Moïse. Il se tient devant lui comme le Dieu qui accompagne les siens depuis le commencement, Celui qui est déjà apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme le « Tout-Puissant ». Ainsi, cette divinité n’est nullement l’illusion subjective d’un révolté qui aspire à la liberté. C’est de Dieu qui vient l’initiative. Maintenant, non seulement il se révèle par son nom propre, imprononçable, « YHWH », mais il est également Celui qui se souvient de sa relation avec les siens, de son « alliance » et de la promesse qu’il a faite. Il sera leur Dieu et il les aimera comme son peuple à lui.

Aimés de Dieu, ils lui appartiennent. Ceux qui leur portent atteinte ne resteront pas indemnes. Dieu a « entendu leur plainte ». Et sa promesse, malgré les circonstances, va toujours s’élargissant : les siens recevront leur propre pays, où ils ne vivront plus « comme des étrangers ». Ils recevront une « possession », et, avec elle, leur indépendance. Moïse a confiance dans la mission audacieuse de ce Dieu et il en parle aux Israélites. Mais la stratégie de l’oppresseur réussit, la perspective d’un changement ne pénètre pas l’esprit des exploités, découragés par « l’angoisse et la dure servitude ». Dieu devance les siens. Ses voies ne sont pas encore leurs voies.

Mais un jour, ils seront chez eux dans leur propre pays. Pour combien de temps y célébreront-ils l’amour de Dieu et en vivront-ils ? Beaucoup plus tard, il y aura celui qui viendra dans ce peuple qui appartient à Dieu, celui qui aura des traits communs avec Moïse tout en le dépassant de loin, Jésus-Christ. Il n’y sera pas accueilli (Jean 1,11), sa venue aussi semblera arriver trop tôt. Sans se décourager, il ira son chemin et proclamera audacieusement que le moment est venu. Le temps est mûr pour l’avènement d’un royaume dans lequel il n’y a ni exploités ni oppresseurs, le règne de Dieu qui vient sur la terre et vers lequel, dès lors, tous les humains peuvent se tourner.

01
Quand est-ce que je me sens manipulé, sous pression ?
02
Qu’est-ce que je vois comme mon bien propre le plus profond ?
03
Où se trouvent des personnes exploitées ? Puis-je faire quelque chose pour elles ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »