Méditations mensuelles

Septembre 2004

Choisis et aimés de Dieu

Deutéronome 7,7-9
Le Seigneur ne s’est pas attaché à vous et ne vous a pas choisis parce que vous étiez plus nombreux que les autres peuples, car vous étiez le plus petit de tous les peuples. Mais c’est parce que le Seigneur vous aime et qu’il a gardé le serment qu’il a fait à vos ancêtres qu’il vous a fait sortir à main forte et vous a libérés du pays de l’esclavage, du pouvoir du Pharaon, roi d’Égypte. Sachez donc que le Seigneur votre Dieu est Dieu ; il est le Dieu fidèle, qui garde son alliance d’amour pendant mille générations envers ceux qui l’aiment et gardent ses commandements. (Deutéronome 7,7-9)

Dans la Bible, il existe des passages qui résument, en peu de lignes, un enseignement fort et essentiel. Un tel passage se trouve dans le septième chapitre du livre du Deutéronome. S’adressant à l’assemblée du peuple d’Israël, Moïse dit comment Dieu « s’est attaché » à eux et les a « choisis ». Dieu les a « délivrés » de la servitude et il gardera son amour pour ceux qui « l’aiment et qui gardent ses commandements ».

« S’attacher », « choisir », c’est unir sa vie à celle d’un autre. C’est partager le sort de quelqu’un parce que nous voulons son bien, parce que son avenir compte à nos yeux. Ce qui a motivé cet attachement de Dieu, dit Moïse, c’est l’amour, un amour qui sait regarder au-delà des apparences, car Israël n’était pas un peuple puissant ou prestigieux, mais plutôt modeste, « peu nombreux » dit la suite du texte.

« Délivrer » : Dieu a montré son amour par un retournement de destin, par un acte de libération. Au moment où ce peuple aurait pu disparaître dans les méandres de l’histoire, sa vie s’est soudain transformée et il a été délivré. Moïse dit que Dieu a gardé ainsi « le serment juré à vos pères » (v. 8), référence au livre de la Genèse et à l’histoire d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Cet amour n’est pas d’un instant, il sait durer et tenir bon.

« Aimer Dieu et garder ses commandements. » Pour qu’il y ait amour véritable, il doit y avoir réciprocité. L’amour de Dieu appelle une réponse. Cette réponse, selon les mots de Moïse, a comme deux versants. D’un côté, « aimer Dieu » : être aimé de Dieu conduit à reconnaître l’amour, à aimer la source vivante de tout amour, Dieu lui-même. De l’autre côté, « garder ses commandements » : se laisser aimer par Dieu conduit à aimer les autres, à aimer comme il aime. Dans la Bible, les appels à aimer Dieu et l’autre seront toujours liés, comme en témoigne ce texte, c’est le souvenir d’un peuple précaire pourtant aimé et sauvé. C’est que l’amour de Dieu se reconnaît d’abord à notre attitude envers le faible, envers ceux qui sont sans défense.

01
En quels événements, en quelles personnes puis-je voir des traces de l’action libératrice de Dieu ?
02
Où pouvons-nous reconnaître l’amour de Dieu dans notre vie ? Comment cet amour grandit-il en nous ?
03
Autour de moi, dans mon entourage ou mon quartier, qui est « faible » ou « sans défense » ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »