Méditations mensuelles

Décembre 2012

Confiés à la Parole

Actes 20,17-38
Paul envoya un message de Milet à Éphèse pour en faire venir les anciens de l’Église. Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur dit : Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour de mon arrivée dans la province d’Asie. J’ai servi le Seigneur en toute humilité, avec les chagrins et les peines que j’ai connus à cause des complots des Juifs. Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui devait vous être utile : je vous ai tout annoncé et enseigné, en public et dans vos maisons. J’ai appelé Juifs et non-Juifs à se convertir à Dieu et à croire en notre Seigneur Jésus. Et maintenant, je me rends à Jérusalem, comme le Saint-Esprit m’oblige à le faire, et j’ignore ce qui m’y arrivera. Je sais seulement que, dans chaque ville, le Saint-Esprit m’avertit que la prison et des souffrances m’attendent. Mais ma propre vie ne compte pas à mes yeux  ; ce qui m’importe, c’est d’aller jusqu’au bout de ma mission et d’achever la tâche que m’a confiée le Seigneur Jésus : proclamer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. J’ai passé parmi vous tous en prêchant le Royaume de Dieu, mais je sais maintenant qu’aucun de vous ne me verra plus. C’est pourquoi, je vous l’atteste aujourd’hui : si l’un de vous se perd, je n’en suis pas responsable. Car je vous ai annoncé tout le plan de Dieu, sans rien vous en cacher. Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau que le Saint-Esprit a remis à votre garde. Prenez soin de l’Église que Dieu s’est acquise par la mort de son propre Fils. Je sais qu’après mon départ, des hommes pareils à des loups redoutables s’introduiront parmi vous et n’épargneront pas le troupeau. Et même dans vos propres rangs, des hommes se mettront à dire des mensonges pour entraîner ainsi les croyants à leur suite. Veillez donc et souvenez-vous que, pendant trois ans, jour et nuit, je n’ai pas cessé d’avertir chacun de vous, même avec des larmes. Et maintenant, je vous remets à Dieu et à la parole de sa grâce. Il a le pouvoir de vous faire progresser dans la foi et de vous accorder les biens qu’il réserve à tous ceux qui lui appartiennent. Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne. Vous savez vous-mêmes que j’ai travaillé de mes propres mains pour gagner ce qui nous était nécessaire à mes compagnons et à moi. Je vous ai montré en tout qu’il faut travailler ainsi pour venir en aide aux pauvres, en nous souvenant des mots que le Seigneur Jésus lui-même a dits : ‹Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir  !› » Cela dit, Paul se mit à genoux avec eux et pria. Tous pleuraient et serraient Paul dans leurs bras pour lui donner le baiser d’adieu. Ils étaient surtout attristés parce que Paul avait dit qu’ils ne le reverraient plus. Puis, ils l’accompagnèrent jusqu’au bateau. (Actes 20, 17-38)

Au terme de ses voyages missionnaires, Paul tient à rencontrer une dernière fois les responsables de l’Église d’Éphèse. Il avait passé plusieurs années chez eux. Ce lieu était comme sa base d’opérations, depuis lequel il cherchait à proclamer la Parole de Dieu dans toute la province d’Asie (cf. Actes 19,10).

Maintenant, l’apôtre entend quitter ces régions pour aller à Rome et à d’autres endroits où il n’avait pas encore pu se rendre. Mais d’abord, il a hâte d’arriver à Jérusalem pour la fête de la Pentecôte. C’est pourquoi, plutôt que de s’arrêter à Éphèse, où il connaît trop de monde, il fait chercher depuis Milet les responsables de cette Église et, à leur arrivée, il leur fait un discours très personnel auquel son auditoire réagit avec beaucoup d’émotion.

Paul rappelle aux Éphésiens le temps qu’il a passé chez eux et tout ce qu’il a enduré pour les appeler à « se convertir à Dieu » et à « croire en Jésus ». Pour l’heure, il se sent poussé en avant par l’Esprit Saint, pour rendre « témoignage à l’Évangile », malgré toutes les oppositions et les souffrances auxquelles il s’attend. Il est convaincu qu’il ne reverra plus les Églises qu’il a fondées en Asie. Mais ce qui lui importe, c’est d’avoir tout fait pour implanter parmi elles la Parole de Dieu. Il exhorte les responsables de l’Église à se souvenir de son exemple et il les confie avec leur Église « à Dieu et à la parole de sa grâce » (v.32). Ensuite il prie avec eux et prend congé.

L’Église d’Éphèse, au moment où son fondateur la quitte, se trouve donc confiée à une Parole qu’il lui laisse en héritage. Cette Parole est moins un trésor à conserver qu’une force dynamique et agissante.

Ce texte, avec ses diverses allusions à l’avenir personnel de Paul, présage déjà de son martyre, mais la suite du livre des Actes des Apôtres passe celui-ci sous silence pour se concentrer sur l’avènement de la Parole jusqu’aux « confins de la terre ». Au moment de la disparition du personnage fondateur, c’est la Parole de Dieu se propageant à travers la terre habitée, malgré oppositions et obstacles, qui reste le fondement de l’Église.

À l’heure du départ de Paul, les responsables de la communauté des chrétiens d’Éphèse peuvent, malgré leur tristesse, trouver une joie dans la découverte toujours nouvelle de cette Parole qui ne cessera de construire la communion.

01
Quelle(s) parole(s) ai-je entendue(s) qui compte(nt) pour ma vie ?
02
Quelle place tient la Parole de Dieu dans ma vie quotidienne ?
03
Qu’est-ce qui soutient la vie de ma communauté locale (paroisse, groupe de jeune...)  ? Quels aspects de ce discours de Paul s’appliquent particulièrement à elle ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »