Méditations mensuelles

Février 2009

L’exemple de Paul : tout à tous

1 Corinthiens 9,16-27
Saint Paul écrit : Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m’en est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! Si j’avais choisi moi-même cette tâche, j’aurais droit à un salaire ; mais puisqu’elle m’est imposée, je m’acquitte simplement de la charge qui m’est confiée. Quelle est donc ma récompense ? C’est la satisfaction d’offrir gratuitement l’Évangile que j’annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile. Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs  ; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi ; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent une discipline sévère, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible  ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.

Les paroles de St. Paul sont comme du feu. Tout son être est rempli et mû par le zèle d’annoncer l’Évangile. Pour lui, c’est une nécessité, une heureuse obligation. Sans avoir honte, il s’écrie : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ! »(v.16). Il parle ainsi, car l’Évangile est la force de Dieu pour le salut de ceux qui croient (Romains 1, 16). D’abord, lui-même a été saisi par cette force, corps et âme. En rencontrant le Christ Ressuscité, sa vie s’est transformée et une nouvelle vie en communion avec lui a commencé. Maintenant, il veut transmettre l’amour de Dieu manifesté dans la personne de Jésus à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Avec force et éloquence, l’apôtre dévoile le secret de son ministère d’évangélisation. Sans contradiction ni polémique, il s’identifie avec chacun et avec tous, même appartenant à des catégories opposées. Il veut aller au-delà des séparations culturelles et religieuses pour avoir l’accès à tous, pour « gagner » des auditeurs. L’apôtre est vraiment libre et ne se laisse pas paralyser par des opinions courantes. C’est qu’il s’agit d’annoncer la Parole de Vie à tous sans exception, puisque le Christ est mort et ressuscite pour tous.

Les images de l’athlète et de la couronne montrent combien de discipline, de sacrifice et de maîtrise de soi sont demandés à ceux qui s’engagent au travail de l’évangélisation. Comme les athlètes, les disciples du Christ ont besoin de s’entrainer.

Paul est un réaliste. Il sait que son message ne sera pas accueilli par tous. Mais cela ne le décourage ni l’empêche d’oser franchir les barrières apparemment insurmontables. S’il a tant œuvré et aussi en un sens réussi dans son ministère, il se garde de tout orgueil. Il est conscient de ses limites et de sa faiblesse. Mais malgré tout, Dieu est à l’œuvre. Paul dira plus tard que le trésor de l’Évangile, nous le portons dans des vases d’argile (2 Corinthiens 4, 7). Il ne sait que trop bien que la force vient de Dieu, non pas de nous.

Paul démontre son zèle pour l’annonce de l’Évangile, non pour se vanter, mais pour exhorter par son exemple les chrétiens dispersés parmi les peuples en majorité non croyants. Il suit l’exemple de Jésus, son maître. Pendant sa vie sur la terre, Jésus lui-même n’a exclu personne et a montré le visage de Dieu, Père de tous les hommes.

Aujourd’hui, comme au temps de saint Paul, vivre de l’Évangile et l’annoncer vont de pair. Dans ce monde toujours marqué par les divisions et les oppositions, il s’agit d’annoncer le Christ qui a détruit la barrière de séparation qu’est la haine, l’hostilité (voir Éphésiens 2, 14). Sans se mettre dans un camp contre l’autre, aura-t-on l’audace d’annoncer le Christ de communion  ? Cela commence en nous-mêmes. L’attitude de St. Paul nous inspire et nous interpelle.

01
Avec qui puis-je partager ma foi ? Où puis-je en témoigner ? Si mon interlocuteur ne connaît pas le Christ, quelle sera mon attitude ?
02
Que signifie pour St. Paul « offrir gratuitement l’Évangile » ? Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui ?
03
Dans mon milieu social et culturel, quelles sont les barrières à surmonter pour annoncer l’Évangile ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »