Méditations mensuelles

Décembre 2021

Un Dieu pèlerin

2 Samuel 7,1-8,16
Lorsque le roi fut installé dans sa maison, et que le Seigneur lui eut accordé le repos en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient, le roi dit à Nathan, le prophète : Regarde, je te prie : j’habite une maison de cèdre, alors que le coffre de Dieu habite dans une toile de tente. Nathan répondit au roi : Va, fais tout ce que tu as dans le cœur, car le Seigneur est avec toi. Cette nuit-là, la parole du Seigneur parvint à Nathan : Va dire à David, mon serviteur : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j’y habite ? Pourtant, je n’ai pas habité dans une maison depuis le jour où j’ai fait monter d’Égypte les Israélites jusqu’à ce jour, mais je me suis déplacé avec une tente pour demeure. Partout où je me suis déplacé avec tous les Israélites, ai-je dit un seul mot à aucune des tribus d’Israël à qui j’avais ordonné de faire paître Israël, mon peuple ? Ai-je dit : Pourquoi ne me bâtissez-vous pas une maison de cèdre ? Maintenant, tu parleras ainsi à David, mon serviteur : Ainsi parle le Seigneur, le Dieu de l’univers : C’est moi qui t’ai pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois chef sur mon peuple, sur Israël. [...] Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés devant toi, ton trône pour toujours affermi. (2 Samuel 7,1-8.16)

Le grand roi David a bien accompli sa tâche pendant la première période de son règne, en écartant les ennemis d’Israël et en établissant ainsi un espace vital où le peuple pouvait respirer dans la tranquillité. Ensuite commence un temps de « repos », ce qui ne veut pas dire passivité et somnolence, mais une ère de shalom, de paix active et de plénitude.

Dans ce temps de paix, le roi cherche ce qu’il pourra faire pour remercier Dieu et pour assurer à la nation les bénédictions divines. Il décide de construire une maison pour le Seigneur, plus précisément pour abriter l’arche de l’alliance, le coffre qui naguère accompagnait le peuple dans tous ses déplacements. Dans un premier temps, le prophète Nathan approuve le projet du roi. Mais à travers un rêve, le Seigneur fait comprendre à l’homme de Dieu qu’une telle entreprise, même réalisée avec les meilleures intentions du monde, contredirait en fait l’identité de ce Dieu qui n’est pas comme les autres.

À la différence des divinités dans le monde environnant, le Dieu d’Israël n’est pas installé dans un endroit précis, un sanctuaire où il faut venir pour le rencontrer. Il est un Dieu pèlerin, toujours en route pour conduire les siens vers une vie plus grande. Vouloir lui construire une demeure, ce serait en quelque sorte le clouer au sol, lui enlever sa liberté d’indiquer le chemin qu’il faut suivre.

Il n’est pas facile pour nous de laisser à Dieu cette liberté. Nous préférons de beaucoup un dieu dont nous gardons la maîtrise, un dieu que ne nous dérange pas trop parce que nous comprenons ses façons de faire. Un dieu trop « compréhensible » risque pourtant de devenir une idole, une simple confirmation de nos desseins préconçus. Le Dieu de la Bible, par contre, reste imprévisible, insaisissable, il fait appel à la confiance même quand tout est noir. Si nous renonçons à bâtir une maison pour Dieu, nous recevrons dans la foi la certitude que c’est lui qui nous bâtira une maison « pour toujours ». Nous découvrons qu’il reste fidèle et ne cessera de nous conduire, par des chemins connus à lui seul, vers une terre promise au-delà de ce que nous pourrons rêver ou espérer.

01
Qu’est-ce qui m’empêche de connaître le repos ? Où trouver un repos qui n’est pas somnolence, mais allégresse et créativité ?
02
Par quels moyens cherchons-nous à réduire Dieu à nos dimensions ? Qu’est-ce qui nous aide à nous rappeler que les chemins de Dieu dépassent toujours notre compréhension ?
03
Ai-je eu l’expérience dans ma vie que Dieu me conduisait par un chemin que je n’aurais jamais trouvé par moi-même ? Quand ? Comment ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »