Méditations mensuelles

Avril 2021

Une hymne à la Trinité

Éphésiens 1,3-14
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ : Il nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les cieux en Christ. Il nous a choisis en lui avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et irréprochables sous son regard, dans l’amour. Il nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ ; ainsi l’a voulu sa bienveillance à la louange de sa gloire, et de la grâce dont il nous a comblés en son Bien-aimé : en lui, par son sang, nous sommes délivrés, en lui, nos fautes sont pardonnées, selon la richesse de sa grâce. Dieu nous l’a prodiguée, nous ouvrant à toute sagesse et intelligence. Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il a d’avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement : réunir l’univers entier sous un seul chef, le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. En lui aussi, nous avons reçu notre part : suivant le projet de celui qui mène tout au gré de sa volonté, nous avons été predestines pour être à la louange de sa gloire ceux qui ont d’avance espéré dans le Christ. En lui, encore, vous avez entendu la parole de vérité, l’Évangile qui vous sauve. En lui, encore, vous avez cru et vous avez été marqués du sceau de l’Esprit promis, l’Esprit Saint, acompte de notre heritage jusqu’à la délivrance finale où nous en prendrons possession, à la louange de sa gloire. (Éphésiens 1, 3-14)

Quelle richesse dans ces premiers mots de la Lettre aux Éphésiens ! Après le salut initial, revendiquant Paul comme auteur, nous sommes plongés dans une densité de pensée théologique dont il faut du temps pour sonder toute la profondeur. Ces versets constituent une seule phrase en grec et cette phrase chante. C’est une hymne lyrique de louange qui dévoile ce que signifie être béni par Dieu dans le Christ, qui nous marque de l’Esprit saint.

En lisant ces paroles, nous commençons à comprendre combien l’intention divine est d’attirer toute l’humanité et toute la création dans une louange éternelle, de les inviter à accueillir la bénédiction que Dieu souhaite accorder gratuitement. Imaginons quel encouragement cela a dû être pour ces premiers petits groupes de chrétiens, dans un monde apparemment gouverné par d’autres puissances. Ils sont partie prenante d’une entreprise bien plus vaste qu’ils peuvent en voir par eux-mêmes, une entreprise qui trouvera son accomplissement à la fin des temps (v. 10).

Nous sommes créés pour vivre dans la louange de Dieu. Trois fois, les mots « pour la louange de sa gloire » (vv. 6, 12, 14) ponctuent cette hymne. Dans la Bible, la louange est la réponse appropriée des êtres humains à l’amour librement accordé par Dieu (voir par ex. le Psaume 118, 1). Loin d’être seulement un acte de remerciement, la louange est aussi le moyen par lequel la plénitude de l’amour rédempteur de Dieu entre en nous (voir Luc 17, 11-19, la guérison des dix lépreux – celui qui rend grâce est de nouveau mis sur pied). La louange nous ouvre les yeux pour voir l’ampleur du don de Dieu dans nos vies.

Neuf fois, nous rencontrons dans ces versets l’expression « dans le Christ/lui » et une fois « en son Bien-Aimé » (v. 6). Remarquons que chaque fois, c’est « nous » ou « vous » qui sont « dans le Christ ». Ces mots s’adressent à la communauté, non pas seulement à un croyant individuel.

Aujourd’hui, nous parlons souvent de salut personnel, mais nous comprenons ici qu’être « dans le Christ » signifie se laisser transporter vers un monde nouveau, où nous regardons autrement nous-mêmes et les autres. Cela signifie nous unir dans l’amour et nous placer sous le regard aimant du Christ. C’est savoir que nous sommes choisis et adoptés ensemble, et que cela était le dessein de Dieu pour nous tous depuis le commencement. C’est avoir confiance que, malgré nos échecs et nos défis collectifs, Dieu nous a pardonné et nous intègre dans son projet d’amour. Et tout cela ensemble – jamais seuls !

Cette unité englobera toute l’humanité. La rédemption par la vie donnée de Jésus dont parle le verset 6, par sa mort et sa résurrection, devient aux versets 12 et 13 un événement cosmique, car ceux qui ont « d’avance espéré dans le Christ » (le peuple de Dieu) sont rejoints par tous les autres (les nations) qui ont entendu et cru au Christ. Eux aussi ont reçu « l’Esprit promis ». Dieu réunit l’univers entier sous une seule tête (v. 10) qui est le Christ, pour le conduire à son accomplissement en lui. De cette façon, Dieu fait connaître le mystère de sa volonté – c’est-à-dire son « bon plaisir » (v. 5, 9) ; en d’autres termes, Dieu se réjouit de faire cela pour nous. Nous sommes suspendus à la grâce, au don gratuit de Dieu dans le Christ.

01
Comment "Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, nous a-t-il bénis de toutes bénédictions spirituelles en Christ » ? Que signifie pour nous le fait d’être une bénédiction pour les autres ?
02
Qu’est-ce qui nous aide, dans ces versets, à rester ensemble dans le Christ ?
03
Face aux difficultés de la vie quotidienne, comment ces versets m’ouvrent à une « vue d’ensemble » ?
04
Quelle est la place de la louange dans notre vie ?

Méditations récentes

Mai 2026

Élargir nos amitiés

Actes 2,1-11

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme un violent coup de vent, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent apparaître des langues pareilles à des flammes de feu ; elles se séparèrent et se posèrent une à une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit saint et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’exprimer. À Jérusalem vivaient des Juifs qui honoraient Dieu, venus de tous les pays du monde. Quand ce bruit se fit entendre, ils s’assemblèrent en foule. Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. Ils étaient remplis de stupeur et d’admiration, et disaient : « Ces gens qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende parler dans sa langue maternelle ? Parmi nous, il y en a qui viennent du pays des Parthes, de Médie et d’Élam. Il y a des habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et de la province d’Asie ; certains sont de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de la région de Cyrène, en Libye ; d’autres sont venus de Rome, de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »