Méditations mensuelles

Août 2007

Une seule famille humaine

Éphésiens 2,14-22
Le Christ est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors  ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. (Éphésiens 2, 14-22)

Au cours de l’histoire, les Juifs ont prêté une grande attention à leur spécificité en tant que peuple de l’Alliance. En divers domaines de la vie, ils soulignaient souvent leurs différences par rapport aux peuples et religions environnants, afin de garder leur identité de peuple élu et être un signe pour le monde. Cette attitude les exposait parfois à l’incompréhension et même l’hostilité des autres.

Au début de l’histoire de l’Église, St. Paul déclare que, grâce au Christ, le mur qui sépare les peuples n’existe plus. Accablé de peines, le Christ ne menaçait personne (1 Pierre 2, 23). En montrant son amour jusqu’à mourir sur une croix, « il a tué la haine » (v.16). C’est le Christ lui-même qui fait la paix, en réconciliant tous les humains – Juifs et païens – avec Dieu et, par conséquent, entre eux. Ainsi, au-delà de toute forme de séparation et de haine, une nouvelle humanité est née dans le corps du Christ.

Or, selon St. Paul, ce corps, c’est l’Église, la communauté de ceux qui suivent les traces du Christ. Les apôtres et les prophètes (v.20) sont les premiers témoins du Christ sur lesquels cette « maison de Dieu » est bâtie. Chaque croyant, quelle que soit son origine, en est un membre à part entière. Quand les chrétiens vivent dans l’unité de l’amour, l’Église grandit comme un édifice de Dieu, un signe visible de sa présence dans le monde.

Ce texte ouvre de vastes perspectives. La réalité d’une seule famille humaine est un don de Dieu dans la foi. Au-delà des différences culturelles et économiques, en dépit de lourds fardeaux de l’histoire, les chrétiens peuvent et doivent témoigner de cette unité dans un monde toujours déchiré.

01
Quelle attitude, quelle action, quelle initiative concrète nous aident à dépasser les barrières de séparation qui existent en nous et autour de nous ?
02
« Le Christ est notre paix. » Que signifient ces mots de St. Paul pour moi aujourd’hui ?
03
Qu’est-ce qui fait grandir notre Église locale, notre groupe de prière, comme un lieu de communion dans une société souvent hétérogène et multiculturelle ? Que puis-je faire pour y contribuer ?

Méditations récentes

Novembre 2025

Trouver notre chemin

1 Samuel 3, 1-10

Le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Octobre 2025

Donner, prier, jeûner

Matthieu 6:1-6,16-18

Jésus dit : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.(...) Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »