Méditations mensuelles

Mai 2018

Abattus, mais non pas anéantis

2 Corinthiens 4,7-18

Nous portons ce trésor spirituel en nous comme en des vases d’argile, pour qu’il soit clair que cette puissance extraordinaire vient de Dieu et non de nous. Nous sommes accablés de toutes sortes de souffrances, mais non écrasés ; inquiets, mais non désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; jetés à terre, mais non anéantis. Nous portons sans cesse dans notre corps la mort de Jésus, afin que sa vie se manifeste aussi dans notre corps. Bien que vivants, nous sommes sans cesse exposés à la mort à cause de Jésus, afin que sa vie se manifeste aussi dans notre corps mortel. Ainsi, la mort agit en nous pour que la vie agisse en vous. L’Écriture déclare : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. » Nous aussi, dans le même esprit de foi, nous croyons et c’est pourquoi nous parlons. Nous savons en effet que Dieu, qui a ramené le Seigneur Jésus de la mort à la vie, nous ramènera aussi à la vie avec Jésus et nous fera paraître avec vous en sa présence. Tout ce que nous endurons, c’est pour vous ; de cette façon, la grâce de Dieu atteint de plus en plus de personnes, en augmentant ainsi le nombre de prières de reconnaissance exprimées à la gloire de Dieu. C’est pourquoi nous ne perdons jamais courage. Même si notre être physique se détruit peu à peu, notre être spirituel se renouvelle de jour en jour. La détresse que nous éprouvons en ce moment est légère en comparaison de la gloire abondante et éternelle, tellement plus importante, qu’elle nous prépare. Car nous portons notre attention non pas sur ce qui est visible, mais sur ce qui est invisible. Ce qui est visible est provisoire, mais ce qui est invisible dure toujours.

Avril 2018

« N’ayez pas peur ! »

Matthieu 28, 5-20

L’ange prit la parole et dit aux femmes : « N’ayez pas peur. Je sais que vous cherchez Jésus, celui qu’on a cloué sur la croix ; il n’est pas ici, il est revenu de la mort à la vie comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché. Allez vite dire à ses disciples : “Il est revenu d’entre les morts et il va maintenant vous attendre en Galilée ; c’est là que vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. » Elles quittèrent rapidement le tombeau, remplies tout à la fois de crainte et d’une grande joie, et coururent porter la nouvelle aux disciples de Jésus. Tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et dit : « Je vous salue ! » Elles s’approchèrent de lui, saisirent ses pieds et l’adorèrent. Jésus leur dit alors : « N’ayez pas peur. Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » […] Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la colline que Jésus leur avait indiquée. Quand ils le virent, ils l’adorèrent ; certains d’entre eux, pourtant, eurent des doutes. Jésus s’approcha et leur dit : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez donc auprès des gens de toutes les nations, et faites d’eux mes disciples ; baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à pratiquer tout ce que je vous ai commandé. Et sachez-le : je vais être avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28,5–20)

Février 2017

Du temps pour changer

Actes 1:1-11

J’ai consacré mon premier livre, ô Théophile, à tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement jusqu’au jour où, après avoir donné ses instructions aux apôtres qu’il avait choisis sous l’action de l’Esprit Saint, il fut enlevé au ciel. C’est encore à eux qu’avec de nombreuses preuves il s’était présenté vivant après sa passion  ; pendant 40 jours, il leur était apparu et les avait entretenus du Royaume de Dieu. Alors, au cours d’un repas qu’il partageait avec eux, il leur enjoignit de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis, “ce que, dit-il, vous avez entendu de ma bouche : Jean, lui, a baptisé avec de l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours.” Étant donc réunis, ils l’interrogeaient ainsi : “Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël  ?” Il leur répondit : “Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité. Mais vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.” À ces mots, sous leurs regards, il s’éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés  ; ils leur dirent : ”Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel  ? Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus, viendra comme cela, de la même manière dont vous l’avez vu s’en aller vers le ciel.” (Actes 1,1—11)

Janvier 2016

La prière et le pardon d’Étienne, premier martyr

Actes 7:54–8:4

Les membres du Conseil devinrent furieux en entendant les paroles d’Étienne et ils grinçaient des dents de colère contre lui. Mais rempli du Saint-Esprit, il regarda vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Il dit : « Écoutez, je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Ils poussèrent alors de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à lui jeter des pierres pour le tuer. Les témoins laissèrent leurs vêtements à la garde d’un jeune homme appelé Saul. Tandis qu’on lui jetait des pierres, Étienne priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Puis il tomba à genoux et cria avec force : « Seigneur, ne les tiens pas pour coupables de ce péché ! » Après avoir dit ces mots, il mourut. Et Saul approuvait le meurtre d’Étienne. Le même jour commença une grande persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous les croyants, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les régions de Judée et de Samarie. Des hommes pieux enterrèrent Étienne et pleurèrent abondamment sur sa mort. Saul, lui, s’efforçait de détruire l’Église  ; il allait de maison en maison, en arrachait les croyants, hommes et femmes, et les jetait en prison. Ceux qui avaient été dispersés parcouraient le pays en annonçant la Bonne Nouvelle. (Actes 7, 54 – 8, 4)

Août 2015

Cet homme, c’est toi !

2 Samuel 11–12

Un après-midi, après s’être reposé, le roi David se leva et alla se promener sur le toit en terrasse du palais. De là, il aperçut une femme qui se baignait. Elle était très belle. Il fit prendre des renseignements sur elle ; on lui dit : « C’est Batchéba, la fille d’Éliam et la femme d’Urie le Hittite. » David envoya des messagers l’inviter. Elle vint chez lui, il coucha avec elle, puis elle retourna chez elle. Or, elle venait de se purifier, à la suite de ses règles. Batchéba devint enceinte. Elle en avertit David : « J’attends un enfant », lui fit-elle dire. Aussitôt, David adressa l’ordre suivant au général Joab : « Envoie-moi Urie le Hittite. » Joab l’envoya. Urie vint se présenter devant le roi, qui lui demanda des nouvelles de Joab et de l’armée, ainsi que du déroulement de la guerre. Puis il lui dit : « Va chez toi et prends un peu de repos. » Urie quitta le palais et le roi lui fit envoyer un cadeau. Mais Urie ne se rendit pas chez lui ; il alla dormir en compagnie des soldats de la garde royale, près de l’entrée du palais. Lorsque David en fut informé, il interrogea Urie : « Voyons, tu viens d’arriver après un long trajet. Pourquoi ne vas-tu pas chez toi ? » — « Majesté, répondit Urie, l’arche du Seigneur ainsi que l’armée d’Israël et de Juda n’ont pour abris que des tentes ; le général Joab et tes officiers campent en rase campagne. Et pendant ce temps, moi, j’irais à la maison pour manger, boire et dormir avec ma femme ? Jamais de la vie je ne ferai une chose pareille, je te le jure ! » — « Bon, répondit le roi, reste encore ici aujourd’hui. Je te laisserai repartir demain. » Urie resta donc à Jérusalem jusqu’au lendemain. David l’invita à manger et à boire à sa table, et il l’enivra. Mais le soir, Urie alla quand même dormir avec les soldats de la garde royale, plutôt que de rentrer chez lui. Le lendemain matin, David écrivit une lettre à Joab et la confia à Urie. Il y disait : « Placez Urie en première ligne, là où le combat est le plus violent, puis retirez-vous en le laissant seul, afin qu’il soit atteint par l’ennemi et qu’il meure. » Joab, qui surveillait la ville assiégée, plaça donc Urie à l’endroit qu’il savait gardé par de valeureux soldats ennemis. Les défenseurs de la ville firent une sortie contre les assiégeants. Ils tuèrent quelques soldats et officiers de l’armée de David. Urie lui-même fut tué. (…) Lorsque Batchéba apprit que son mari était mort, elle prit le deuil. Mais quand le temps du deuil fut passé, David la fit venir chez lui. Il l’épousa et elle lui donna un fils. Mais ce que David avait fait déplut au Seigneur. Le Seigneur envoya donc le prophète Nathan auprès de David. Nathan entra chez le roi et lui dit : « Dans une ville, il y avait deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre. Le riche avait de grands troupeaux de bœufs et de moutons. Le pauvre ne possédait qu’une seule petite brebis qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui, en même temps que ses enfants. Elle mangeait la même nourriture et buvait le même lait que lui, elle dormait tout près de lui. Elle était comme sa fille. Un jour, un visiteur arriva chez le riche. Celui-ci évita de prendre une bête de ses troupeaux pour le repas ; au contraire, il prit la brebis du pauvre et l’apprêta pour son visiteur. » David fut vivement indigné par cette attitude du riche ; il dit à Nathan : « Aussi vrai que le Seigneur est vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort ! Puisqu’il a agi ainsi, sans aucune pitié, il remplacera la brebis volée par quatre autres brebis. » — « Cet homme, c’est toi ! répliqua Nathan. Et voici ce que déclare le Seigneur, le Dieu d’Israël : « Je t’ai consacré roi d’Israël. Je t’ai sauvé des attaques de Saül. J’ai livré en ton pouvoir la famille de ton maître Saül. J’ai mis dans tes bras les femmes de ton maître. J’ai placé sous ton autorité les peuples d’Israël et de Juda. N’est-ce pas assez ? Je pourrais encore en faire bien plus pour toi. Alors pourquoi m’as-tu méprisé en faisant ce qui me déplaît ? Tu as assassiné Urie le Hittite, oui, tu as tout organisé pour qu’il soit tué par les Ammonites, puis tu as pris sa femme et tu l’as épousée. Eh bien, dès maintenant, la violence ne cessera jamais de régner dans ta famille, puisque tu t’es moqué de moi en prenant et en épousant la femme d’Urie. Écoute bien ce que je te déclare : Je ferai surgir le malheur contre toi, du milieu de ta propre famille. Sous tes yeux, je prendrai tes femmes et je les donnerai à l’un de tes proches, qui couchera avec elles au grand jour. Car ce que tu as fait en cachette, je le ferai arriver en plein jour, à la vue de tout ton peuple. » David répondit à Nathan : « Je suis coupable envers le Seigneur, je le reconnais. » — « Puisqu’il en est ainsi, dit Nathan, le Seigneur te pardonne ; tu ne mourras pas. Seulement, dans cette affaire, tu as gravement offensé le Seigneur. C’est pourquoi ton enfant qui vient de naître mourra. » Puis Nathan retourna chez lui. (2 Samuel 11, 2-17.26-27 ; 12,1-15)